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Une Caravane Passe en grande forme, une salle magnifique, un show toujours au top, un pubic motivé ... une soirée bien cool.





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Comme d'habitude, spectacle de folie et ambiance survoltée ont régné ce vendredi soir au Cabaret Sauvage. Après plusieurs mois d'absence la troupe du Vrai Faux Mariage de La Caravane Passe a aisément retrouver son public fidèle pour l'entrainer dans une danse tzigano-festive sans fin. On regrettera tout de même l'absence d'Eric Antoine le magicien. Mais au final, grand moment de fête tout de même.





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Après tous ces concerts de métal, quel bonheur de se faire une petite soirée reggae. Et c’est dans la magnifique salle du Cabaret Sauvage que Danakil a choisi d’enregistrer son futur DVD Live. En arrivant, l’ombre du métal planait encore sur moi. Arrivant au parc de la Villette, je tombe sur une curieuse faune. Une horde de vieux hardos à la coupe MacGyver et à l’haleine chargée de bière se dirigent vers le Zenith. Je me fais insulter par des gars parce que je ne voulais pas prendre leurs flyers. Sympa. En fait, il se trouve que le même soir, Motorhead prenait en otage le Zenith de Paris.

Heureusement, de l’autre côté du canal se trouve un autre monde avec des indigènes d’un genre différent, voir opposé : djeuns au look débraillé, fringues usagées, dreadlocks, sacs ou bonnets aux couleurs de la Jamaïque … La salle est pleine mais on peut tout de même y circuler sans trop de difficulté. Les caméras numériques sont déjà en place, braquées sur la scène et disposées un peu partout dans la salle. J’ai compté 6 cameras dont une embarquée et une autre fixée au bout d’une perche mobile au dessus du public. La classe.

Début du premier concert de la soirée aux environs de 19h30. General Levy arrive sur la scène accompagné de son Sound system. Je ne suis pas trop fan des combinaisons Mc/Sound System, mais je dois reconnaitre qu’ils se débrouillaient bien même si je me suis vite lassé. Il n’aura pas fallu deux morceaux pour que le chanteur enflamme le dancefloor. General Levy bouge bien et sa voix cassée assure un style sympa. Musicalement, ils ont fait un peu de tout : ragga, reggae, ska, jungle, drum & bass … Le concert dura une bonne heure devant un public bien motivé qui lui, ne s’est jamais lassé.

Le concert de Danakil débuta vers les 21h. Intro classique avec début à la batterie, accompagné par la suite de la basse, puis synthé, guitare, cuivres et arrivée du chanteur qui entame les paroles du morceau Les Champs de Roses. La salle entière est déjà sous le charme. Danakil, porté par la voix magnifique de Balik joue un reggae frais et honnête dans la pure tradition jamaïquaine. Les experts définissent le style comme du nu-roots. Quoi qu’il en soit, les mélodies sont entrainantes et les paroles des refrains trottent dans la tête. Après une période plutôt tranquille histoire de se mettre dans le bain avec des titres assez planant, le chanteur lance le premier pull up du concert sur un Résistance bien boosté. Le titre sera suivi de Mon île aux paroles simples et idéalistes reprises en chœur par la foule. Devant la scène, ça s’entasse de plus en plus et la température monte. Tout le monde connait les paroles. Personne n’est ici par hasard. Ils poursuivent avec entre autres La Faille, Dialogue de Sourds et la Vie est longue avec quelques instants dub. Un petits slam des trois cuivres sur le titre les Samourais de l’Occident. Puis, un featuring avec General Levy sur l’excellent Classical Option. L’invité restera le temps de 3 morceaux où il vola presque la vedette au chanteur de Danakil tant il enflamma la piste. C’est de plus en plus tassé sur la piste. Ça se bouscule, ça saute, ça danse, ça chante. L’ambiance est à son paroxysme. Mais le chanteur retrouvera son public sur le titre Marley. Les paroles retracent une autobiographie à la première personne du célèbre rastaman. C’est mon titre préféré et visiblement je n’étais pas le seul. Ils termineront par la chanson touchante Les Vieillards. Etrangement, il n’y a pas eu de rappel. Ils ont joué 1h30 sans aucune fausse note, mais par principe ça aurait été cool un petit rappel. Sinon, très bon concert de reggae haut de gamme. Le groupe à de l’avenir devant lui.

Mon île :




Classical Option (feat. General Levy) :



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Le Vrai Faux Mariage de la Caravane Passe est devenu pour moi une de mes sorties incontournables. Tels les gens qui vont au cinéma ou aux restaurants une fois par mois, je vais au Cabaret Sauvage voir le Vrai Faux Mariage. Si je me trompe pas, ça doit faire la 5ème fois que je vais les voir, sans compter les concerts du groupes ou la représentation au Bataclan. Le Vrai Faux Mariage est une invitation à la fête et à la danse. Décrit comme un mégaconcert, le show est un mélange de concert, de théâtre, de mariage traditionnel, de films de Kusturica, de danse, de tours de magie et d'acrobaties le tout rythmé par une musique tzigane festive ultra entraînante.
L'histoire raconte le mariage entre un Tzigane et une Juive. Comme à chaque représentations les hommes et les femmes sont séparés par une corde selon la tradition du mariage. Puis un voile recouvre le public et c'est l'arrivée des mariés. Ensuite, c'est la distribution de Vodka au public, puis le lever de la corde séparant en deux la salle déclenchant un bal survolté. Puis le rite de la photo des mariés avec le public, l'exhibition du drap des mariés prouvant la pureté de la mariée, l'hommage aux femmes de pletchi avec invitations aux filles de monter sur la scène pour danser, et enfin les thèmes adultère, meurtre et ressucitation terminent le spectacle.
C'est vrai qu'au bout de la Xème fois, il n'y a plus l'effet de surprise de la première fois, mais l'ambiance est toujours surchauffée et complètement délurée et c'est pour cette raison que je reviens. C'est souvent le rendez vous des étudiants et des gens comme moi qui veulent faire la fête sans se prendre la tête. Ce soir là, surement en raison du pont du 8 Mai, ce n'était pas comme souvent surpeuplé et il y avait juste le monde qu'il fallait pour pouvoir danser à son aise, se déplacer quand on veux et ne pas attendre 3h aux bars. Ça m'a permis aussi de prendre pas mal de photos et même des vidéos sans trop de difficulté.