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Mes fidèles compagnons, pas remis du concert de la veille ont décidé de rester chez eux. Et c’est donc seul que je vais à cette Journée des Initiatives Musicales Indépendantes au Festi’Val de Marne.
J’arrive pile poil pour le concert de Chemempa, groupe festif découvert au Printemps de Bourges cette année. Le chapiteau est un peu vide à cette heure de la journée, mais le groupe assure un très bon concert frais et ensoleillé. Musicalement, ils font un peu de tout : ska, salsa, musique de l’est, reggae … le tout dans une bonne ambiance. Une très bonne prestation scénique du chanteur ainsi que du tromboniste et de la flûtiste. Concert très agréable qui donne le sourire.
Second concert assuré par The Latitudz gagnant du concours Zebrock. Dans un style plutôt rap-rock, le groupe se défend bien sur scène. Le charismatique chanteur ne se laisse pas démonter devant un chapiteau à peine plus rempli que pour le précédent concert et n’hésite pas à descendre dans la salle et à se balader tout en chantant. J’ai apprécié les titres rap-rock qui pètent bien, mais moins ceux où le chanteur se la joue rapper lover. Cela dit, sur le dernier titre, le groupe déclencha le premier pogo de la journée.
Vient ensuite, les gros durs de Absolute. Le groupe fusionne un peu tous les styles : rap-métal, hardcore, reggae, breakbeat et sonorités orientales. Le groupe est constitué d’un ensemble batterie, basse, guitare, deux djs, et deux chanteurs. Ca fait en partie penser à Enhancer avec une touche electro. Le jeu de scène assuré surtout par les chanteurs est impressionnant. Ils hurlent et font des sauts de crapaud dans tous les sens. Un concert musclé qui n’a pas laissé indifférent le public. Les pogos quoique peu garnis, étaient bien violent. Les gros riffs hardcore se marient bien avec la jungle en fond. Le fait de fusionner avec tous les styles prouve l’ouverture d’esprit du groupe, mais tue aussi l’identité de la musique, car au final, on ne sait plus trop ce que c’est et on a l’impression que ça part dans tous les sens.
Dans, un autre registre musical, mais tout aussi violent arrive les turbulents de Sna-Fu. Le jeune groupe est toujours aussi spectaculaire sur scène. Sna-Fu, ça fait penser à The Hives en plus furieux. Sur scène, c’est le désordre. Pas un membre du groupe ne tient en place. On se demande dès fois, comment ils font pour pas se rentrer dedans ou se donner des coups de manches de guitares. Un groupe à voir d’urgence et à surveiller de près.
Le cinquième concert est assuré par le groupe Stanley Kubi venant il me semble des Vosges. Stanley Kubi vient d’un univers musical issu d’un monde parallèle que eux seuls perçoivent. Impossible de définir le style du groupe. Environ toutes les 2 secondes, on passe de la petite chansonnette aux gros riffs rageurs plein de hargne. Le groupe change d’univers, transitant d’un style à un autre complètement opposé. A ma connaissance, le groupe qui leur est le plus proche est Psykup. Le chanteur, véritable show à lui tout seul, passe son temps à faire des grimaces et des mimiques digne d’un aliéné. Au début, je l’ai trouvé très énervant. Mais au fur et à mesure des titres et des interludes, le personnage devient vite attachant. Surtout que vers la fin du show ils ont distribué au public des gobelets de rhum pur. Ca aide...
J’ai zappé le concert de R-Wan. Au bar, je suis tombé sur des connaissances du Sziget. Des fois, le monde est petit.
Mes nouveaux compagnons étant tellement imbibés d’alcools que leurs gestes et leurs propos n’avaient plus trop de sens. Je les abandonne pour allé voir le groupe Aqme. Le groupe a l’étiquette de musique pour ados rebelles. Et d’après ce que j’ai vu, ils n’ont pas trop fait d’effort pour changer de style. Le grand chapiteau était bien trop grand pour eux. Concert creux et sans intérêt.
La nuit est tombée, et il commence à faire froid. Mes jambes commencent à me peser, et mes bleus de la veille me font encore mal. Je n’ai pas apprécié qu’ils nous foutent à la fin du concert hors du chapiteau à attendre dans le froid. De plus, le concert suivant a pris du retard et ils tardent à ouvrir les portes du chapiteau. Tant pis pour La Phaze et Ezequiel. Trop froid et trop fatigué. Je préfère partir…
Des photos sont dispo sur le site du hiboo.
Des photos sont dispo sur le site du hiboo.
Libellés : Absolute, Aqme, Chemempa, Festival De Marne, Sna-Fu, Stanley Kubi, The Latitudz
Depuis sa naissance dans les années 70, le punk côtoie et échange avec le reggae par son idéologie et sa culture underground. C'est dans ce contexte musical que le festival Maroq'n propose sa soirée du dimanche à la Maroquinerie. Ayant un peu peur de trouver une salle vide par un dimanche, je suis vite rassuré en apercevant les premiers punks dans la rue et je trouve une salle relativement bien remplie. J'arrive à la fin de concert de Sna-fu.Sna-fu est un jeune groupe français pratiquant une sorte de punk rock'n roll garage boosté à la sauce cocaïne. Leur set est très impressionnant. Un jeu de scène ultra énergique et complètement barré. On pense à The Hives, par leur style vestimentaire (chemises blanches) et la belle gueule du chanteur. Je regrette de n'avoir vu seulement que les deux dernières chansons. A mon avis, c'est un groupe à suivre, on va en entendre parler ...
Puis vient nos amis les Burning Heads. La dernière fois que je les ai vu, c'était il y a presque 10 ans. Ça ne me rajeunit pas. A l'époque j'écoutais l'album Dive et après j'ai décroché. Puis je me suis ré- intéressé au groupe quand ils se sont mis à faire du reggae et du drum & bass, preuve de l'ouverture d'esprit du groupe. Le chanteur a pris en charisme. Le groupe alterne entre reggae et punk rock. Malgré leur statuts de fer de lance du mouvement punk en France, le groupe peine à faire bouger la salle. Ils ont pratiquement pas fait de titres de leur dernier album. Dommage, j'aime bien leur façon de faire du reggae.
Enfin , vient le tour des Londoniens Inner Terrestrials de monter sur la scène. Le groupe est assez atypique : un punk au chant et à la guitare, le bassiste porte d'énormes dreads et un batteur physiquement très corpulent. Cela dit, ce dernier assure vraiment bien à la batterie. Autant Burning Heads faisait soit un morceau punk soit un morceau reggae, autant Inner Terrestrials fait dans le même morceau du punk, du ska ou du reggae. Ils ne fusionnent pas les genres. Ils passent d'un style à un autre, un peu comme le faisait les Bad Brains. Malgré un jeu de scène un peu statique, le public réagit bien et on passe du pogo destructeur au partie de skank joviale.
Burning Heads - Hey you :
Burning Heads - Synaptic warfare :
Inner Terrestrials :
Inner Terrestrials :
Libellés : Burning Heads, Inner Terrestrials, La Maroquinerie, Sna-Fu, video
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