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Après m’être rendu compte que je ne peux plus retirer un centime avec ma carte bancaire et m’être fait vider ma fiole de vodka par le videur, je finis par rentrer au Nouveau Casino avec juste de quoi me payer le vestiaire. Pas d’alcool ce soir. Misère … La salle est pleine à craquer et j’ai juste le temps d’apercevoir le dernier morceau des québécois de Mononc’Serge & Anonymus. J’ai pas vu grand-chose de leur set, mais je peux dire que le public avait l’air très enthousiaste et en redemandait.
Le groupe suivant est Banane Metalik. Avec un nom comme celui-là, je ne savais pas trop ce qui allé arriver sur scène (des gars déguisés en banane ???) et je m’attendais au pire. Et en effet, se seront une bande de zombies psychos tout droit sortit d’un road movie de Rob Zombie qui investiront la scène. Quand on regarde la définition de Psychobilly dans wikipedia on peut lire : Le genre se caractérise par des références appuyées aux films d'horreur et d'exploitation, à la violence, à une sexualité débridée et d'autres sujets généralement considérés comme tabous, présentés avec humour et empreints d'auto-dérision. Cette phrase résume bien le concert. Musique ultra-violente, hémoglobine à gogo sur la scène, figurants mimant des scènes sado-masochistes, … Des rockab et des psychos ont débarqués dans la fosse et ont entrainés des monstrueux pogos trop grands pour la petite salle du Nouveau Casino. Le rythme est très rapide et le groupe ne laisse aucun temps mort au public qui finit par n'arriver plus à suivre.
Tagada Jones assurant la tête d'affiche de la soirée ne nous a pas déçu. Ces gars sont bons. Après le départ du second chanteur il y a deux ans, on pouvait se poser la question sur la durée de vie du groupe. Mais il n'en sera rien. Tagada Jones laisse tomber les influences hardcore et electro pour s'orienter vers du punk metal pur et dur. Le set était puissant et carré. La troupe du charismatique Niko avec sa voix inimitable a conquis sans mal la salle du Nouveau Casino avec les titres incontournables comme Je veux te voir à genoux, Pavillon Noir, Combien De Temps Encore, Manipulé, Cargo, Thérapie, Cauchemar, Ecowar et Le Feu Aux Poudres. Et les nouveaux titres comme Camisole, La Solution, Une fois de trop, D.I.Y et A force de courir sont bien accueillis par le public. En rappel, le groupe fera un petit hommage aux ainés avec Jouer avec le feu (les Shérifs) et Quelle sacré revanche (OTH). Enfin ils termineront avec un bon medley de leur vieux titres laissant une salle anéantie.
Voir aussi :
Libellés : Banane Metalik, Nouveau Casino, Tagada Jones, video
Vidéos The Exploited et Tagada Jones au Festival de Marne 2008
7 commentaires Publié par nonologo à 10:04Arrivée à l'arrache sur le site de Choisy-Le-Roi pour le Festi'Val de Marne. Après quelques 8°6 et une conversation sans queue ni tête avec des punks bien éméchés, on arrive toute de même juste à temps pour le concert de Tagada Jones. Le groupe, fidèle à lui même, nous a livré du gros son punk-hardcore-métal avec une pincée d'electro. Les pogos sont musclés et toniques. Le groupe a enchaîné sans perdre un instant tous les titres connus (Je veux te voir à genoux, Ecowar, Le Pavillon Noir, Cargo, Combien de temps encore, Le feux aux poudres, Le drapeau ...) et bien d'autres dont je ne me rappel plus, trop occupé à survivre dans le pogo. J’ai dû me rétamer la gueule deux ou trois fois et déjà, j’ai un coude en sang. Le concert ne nous a laissé pratiquement aucun temps mort. Le timing du festival est serré et il faut le respecter. C’était un concert à fond les manettes. Le groupe est partit aussi vite qu'il est arrivé, laissant un chapiteau chaud bouillant.
Tagada Jones - Le drapeau :
Tagada Jones - Le feux au poudres :
A peine remis des pogos du premier concert, on se dirige direct vers le grand chapiteau pour voir un des groupes culte de la scène punk : The Exploited. Le concert n'a pas encore commencé, mais y a déjà beaucoup de monde qui attend. Je regarde autour de moi. La moyenne d'âge est assez élevée mais y a pas mal de kids aussi. Dans le public, on retrouve tous les codes vestimentaires du mouvement punk : crête décolorée, blouson noir avec pics ou capsules de bières, rangers, jeans serré, chaînes, piercings, tatouages … La lumière s’éteint et le groupe arrive sur scène. Je crois que depuis la création du groupe, il ne reste plus que le chanteur. On retrouve sa légendaire crête rouge et il a vraiment une tête de tueur. Il est accompagné d’un guitariste et d’un bassiste (balayant tout avec ses longues dreads) qui font plutôt jeune par rapport au chanteur. Le son est très fort et les morceaux ultra-violents et rapides. Le chanteur hurle comme une brute et on ne comprend pas trop ce qu’il raconte. On reconnait seulement les aires : Chaos Is My Life, Dogs of War, Fuck the System, Fucking USA, Beat the bastards, Trops of tomorrow, I Believe in Anarchy … et surement d’autres que je n’ai pas reconnus. La plupart des morceaux dépassent à peine la minute. On est plus proche du trash-metal que du punk. Dans la fosse, c’est l’apocalypse. L’énorme pogo qui s’est formé devant la scène laisse celui du concert précédent pour une petite bousculade de métro du dimanche. Je ne me rends compte que se ne sont pas les punks les plus dangereux mais les kids qui sont complètement déchainés. Ca fight et ça slam dans tous les sens. Les gars de la sécurité ont l’air complètement dépassé. Ils en oublient qu’il s’agit d’un concert et passent près de 20 minutes debout devant la scène à repousser ou a guetter les plus turbulents, si bien qu’on ne voyait plus le chanteur. Au rappel, ils nous jouent Sex & Violence qui déclenche un véritable raz de marée humain avec en guest le chanteur et le guitariste de Black Bomb A (sources : voir commentaires du post), suivi de Punk’s not dead. Le concert était raisonnablement long et ils ont pu faire le tour de leurs titres les plus connus. Mais, c’est dommage qu’ils n’ont pas joué Exploited … Barmy army malgré que les fans hurlaient entre chaque morceaux le slogan. On sort tous calmement du chapiteau. Je pense qu’on était tous conscient que musicalement et techniquement c’était pas exceptionnel et que c'était loin de faire dans la finesse. Mais c’était un truc à faire. Et Putain ! Que c’était bon !
The Exploited - Beat The Bastards :
The Exploited - Sex & Violence :
The Exploited - Punk's Not Dead :
Libellés : Festival De Marne, Tagada Jones, The Exploited, video
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