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Deuxième round, et nous voilà à Longchamp avec une sévère gueule de bois de la veille. On commence la journée avec le concert du nouveau groupe La Casa, mélange de Calexico et de Noir Désir. Le groupe joue tantôt folk, tantôt électro, aussi bien en français qu’en espagnol. Le côté musique de western spaghetti est plaisant et on ne s’ennuie pas même si c’est assez calme. Ensuite il faut courir à l’autre bout du site pour aller voir Les Blerots de RAVEL et leurs chansons empruntant à la musique de l’est. Comme toujours le groupe met en avant une prestation scénique théâtrale et comique. Depuis la dernière fois que je les ai vu, c'est-à-dire à la sortie de leur dernier album, les nouveaux titres sont mieux travaillés et passent bien dans la setlist. Et les nouveaux membres ne font plus figure de nouveau. Moins festif mais tout aussi drôle, le set est remarquablement bien travaillé. Comme d’habitude spéciale mention à l’incroyable petite accordéoniste qui dégage un charisme fou sur scène. Quelques titres joués : Dans Vos Bras, Les voleurs du dimanche, Les P’tits Plaisirs, Du Goudron Et Des Plumes, Shakespear in Loose, Dégâts d’Idées... Passage à la scène d’à côté pour voir les furieux de La Phaze. Leur son, mélangeant punk, drum & bass et ragga déclencheront d’incroyables pogos. Le set est très énergique et la musique dansante. La fosse sera régulièrement arrosée par les lances à eau provoquant de véritables moments d’euphoriesdans le pogo. Ce sera pour moi, le meilleur concert de la journée. Quelques titres joués : Le Chant Des Bombes, La Fiêvre de L'Exil, RAS, Devil Game, R.A.S, Miracle, Little Face, Nouveau Défi (avec au chant en guest Dj Zebra) et Assaut Final.

Petite pause et retour chez soi histoire de se requinquer et se nettoyer de toute cette sueur. Et retour au Solidays sur les coups de minuits pour aller voir entre autres Beat Assaillant. Mais ce seront des connaissances faites la veille qui auront raison de moi à l’entrée du festival. Ainsi après un apéro, un re-apéro et un re-re-apéro, je rate lamentablement le set de Beat Assaillant. Reste Dj Zebra (bootleger n°1 en France) qui est une valeur sûre dans cette soirée électro largement plus cluber que la veille. Malgré tout je remercie le groupe qu’on a rencontré pour cette excellente fin de soirée.










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Arrivé à 19h30 devant le Bataclan en me disant que je suis large (concert annoncé à 20h), je me rends compte qu'en fait la première partie est déjà entamée. Après avoir attendu un quart-heure dans le froid pour le vestiaire, je finis par rentrer dans une salle pas encore pleine. Superamazoo est un groupe de rock/rap/ska/reggae/drum&bass un peu bordélique sur les bords. Il est composé de deux chanteurs dont un Mc, d'un guitariste et de 3 cuivres. Le groupe donne l'impression d'être incomplet : il n'y a ni basse, ni batterie. On se contentera de sample ou de l'human beat box du Mc que je trouve vite gonflant. Le chanteur principal a une voix style chanson française qui ne s'accorde pas au style du groupe. Cependant, malgré tous ces petits défauts, Superamazoo est à l'aise sur scène et finit par emporter le public avec lui. Il se paie même le luxe d'être accompagné par le basiste de Gogol Bordello le temps d'un morceau.

Après une longue attente de 45 minutes, l'impatience commence à se faire sentir et le public à du mal se tenir. Cette fois-ci la salle est pleine. Extinction des lumières et arrivée d'Eugene sur scène brandissant une bouteille de rouge. L'histoire ne dit pas s'il l'a finit, mais on verra régulièrement cette bouteille dans les mains du chanteur au court du concert. Eugene commence en douceur avec Illumination, petite balade acoustique. Le reste de la troupe arrive au fur et à mesure sur le morceau. Gogol Bordello est désormais au complet sur la scène de l'Elysée Montmartre et les choses sérieuses peuvent commencer avec un Ultimate foudroyant, suivi du tube Not A Crime faisant sauter toute une salle qui n'attendait que ça. S'ensuivent une succession de titres (Wondelust King, Supertheory of Supereverything, My Strange Uncle, Sacred Darling) tout aussi festifs les uns que les autres faisant crier, sauter, et danser l'assistance. Instant punk avec 60s Revolution et instant reggae avec Tribal Connection.

Tribal Connection :



A certains moment du show, les deux groupies de Gogol Bordello, munies de leur petits shorts moulant :) font leur apparition histoire de relancer une ambiance qui ne s'atténua jamais. Sur certains morceaux elles sont munies de cymbales et d'une grosse caisse accentuant l'aspect visuel et énergique du show. Intervention aussi du chanteur de La Phaze sur un Immigrant Punk bien boosté. Je regrette quand même qu'ils n'aient pas fait l'excellent titre de La Phaze : La Fièvre de l'Exil. De même, se seront les cuivres et le rapper de Superamazoo qui s'inviteront sur American Wedding. Apparemment, le groupe aime bien les featuring (Madonna, Che Sudaka). Ils firent un faux final explosif avec le titre Baro Foro rallongé de 20 bonnes minutes de medley dansant.

Baro Foro :



Le public est en trance. Je regarde autour de moi. Les bouches sont ouvertes pour mieux respirer. Tout de monde dégouline de sueur. Certains sont torses nus. D'autres n'arrivent plus à tenir debout. Je rêve d'une gorgée d'eau. Retour de Gogol Bodello pour le rappel. Après quelques petits délires musicaux (reprises de Pink Floyd et Desireless), le groupe joue leur excellent tube Start Wearing Purple faisant jumper toute la salle.



S'ensuivit la reprise Mala Vida et enfin, le sautillant Think Locally, Fuck Globally. Au final un concert terrible répondant bien aux attentes. Mais les grandes salles font perdre un peu de leur charme au groupe. Il y a deux ans au Trabendo, le chanteur slamer sur la grosse caisse par-dessus le public, et le public terminait sur la scène dans une furieuse fiesta tzigane. On espère que le groupe continuera a rester comme il est. Gogol Bordello, c'est un look, un style, un délire, une façon de vivre, une valeur sûre contre la morosité. J'en reprendrai bien encore un peu.

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En ce samedi soir, n’ayant pas trop le moral, je compte sur le groupe La Phaze qui passe à la Maroquinerie, pour me le remonter. L’ouverture des portes est à 19h30. J’arrive à 20h15 et trouve une salle quasi-vide. On attend un petit peu, et Dj Nevrax, l’ancien Dj du groupe arrive sur scène pour chauffer l’ambiance avec son breakbeat drum’n bass. J’en profite pour faire un petit tour dehors. Il y a un côté positif dans la loi contre le tabac dans les lieux public. Avant, on était souvent condamné à rester enfermer dans la salle et toute sortie était définitive. Maintenant, on peut sortir/rentrer librement et allé faire un petit tour à l’épicerie de nuit d’à côté pour faire le plein, et ainsi éviter les prix excessifs des consos dans la salle. Du coup, après 3/4 allers-retours à l’épicerie, mon moral s’est largement amélioré.

Au bout d’une heure, je finis par renter une dernière fois dans la salle en titubant. Le concert à commencer et la Phaze est déjà sur scène et joue Le chant des bombes. Les ayant déjà vus à plusieurs reprises sur cette tournée, je suppose que j’arrive pile poil pour la première chanson. Cette fois, la salle est pleine et déjà tout le monde danse, saute ou pogote. J’adore cette salle. Ça nous promet une très bonne soirée. Comme à leur habitude, grosse patate du groupe sur scène. Ils sont seulement trois : un chanteur énergique, au clavier sur certains morceaux, le guitariste avec ses belles lunettes kitsch et le batteur. Musicalement, on pense aux Berus et côté look, ils me font penser aux Clash. Leur mélange de punk, ragga et drum’n bass entraîne aisément toute une salle qui ne demande qu’à se lâcher et à s’amuser. Je me faufile dans la fosse pour rejoindre les pogos. L’ambiance bon-enfant fait plaisir à voir. Le chanteur est toujours survolté et ne tient pas en place. Mais comment fait-il, après tous ces concerts pour avoir toujours autant la pêche ? Ça mérite le respect. D’un point de vue setlist, de mémoire je dirai : Fièvre de l’exil, RAS (le seul titre de la soirée issu de la période PungleRoad, dommage), Devil Dance, Inside My Brain, Rude Boy, Nouveau Défi, Little Face, Miracle (première fois que je les vois jouer ce titre), La Cause, Climax. Ils ont fait aussi, le nouveau titre J’écris que l’on peut écouter sur leur MySpace. En rappel, ils jouèrent Roof on Fire. Dans la fosse, l’ambiance est surchauffée si bien que certains sont torse-nus. Je regarde dans la salle autour de moi : ça danse et ça s’agite dans tous les sens. Pour le dernier morceau, Assaut Final, le chanteur invite le public à monter sur scène. Ce qui résume bien la soirée : conviviale et sans prise de tête. Pour ce concert, il est clair que le groupe s’est fait plaisir autant que le public. Je me rappellerai surtout du sourire communicatif du chanteur que celui-ci a gardé durant toute la soirée. Merci pour ce superbe concert.


La cause + j'écris + ? :



Assaut final :



Articles liés :La Phaze à la Boule Noire Festival les Pieds dans l'Herbe

Je ne pouvais pas passer à côté d'un truc pareil. Ce vendredi soir, Le Rack'Am organisait la quatrième édition du festival les Pieds dans l'Herbe. Le festival situé à Bretigny-sur-Orge, est en plein air et gratuit, avec au final, deux de mes groupes préférés du moment : La Phaze et Domb. La soirée est prometteuse.

Déjà, bon point pour les organisateurs du festival. Je constate une très bonne organisation pour un festival gratuit : une grande scène en contrebas d'une bute permettant à tout le monde de voir où qu'il soit, un son énorme, des barrières bien renforcées entre la scène et la fosse, un parking surveillé à proximité, un site sympa, et pas mal de gars de la sécurités qui ont su restés cool et discrets. De plus la chance fut de leur côté car malgré le temps dégueulasse qu'on a eu cette semaine, il a fait très bon ce soir là.

J'arrive pile poil pour le concert de La Phaze. Je ne vais pas en mettre des tonnes vu que j'ai fait une critique de concert d'eux il y a peu. Dès le début, il y a une bonne réaction du public. La plupart des jeunes présents sont en week-end, voir en vacances pour certains après une dernière épreuve du bac, et veulent se lâcher et s'amuser. Ça danse, ça saute, ça se bouscule gentiment. Mais le morceau RAS mettra fin aux préliminaires pour bien entrer dans le vif du sujet avec du bon gros pogo. Le groupe fait à peu près le même set que j'ai pu voir à la Boule Noire. C'est à dire pas mal de titres du dernier album. Dans le désordre : Le Champs des Bombes, Devil Game, A Table, Fièvre de l'exil, et Climax. A noter qu'ils ont fait en plus La Langue. Sur ce morceau reposant, le chanteur joue de l'accordéon. Ça surprend pour un groupe d'électro-punk. Ils ont fait aussi des anciens titres comme Inside my Brain, Nouveau defi et Rude Boy. Au rappel, on aura droit à La cause (sans Keny Arkana) et Assaut Final. La Phaze a plus que chauffé l'ambiance. J'entends des gens dire : "Pour La Phaze c'était déjà très chaud, alors qu'est ce que ça va être pour Domb.". Je ne te le fais pas dire...

Vient les hors-catégorie Domb. D'un point de vue jeux de scène et ambiance, j'ai rarement vu mieux. En tout cas Domb, c'est du lourd et ça déménage. Leur techno-world-percus-core ne peut laisser indifférent. Le groupe n'est plus inconnu. Je pense que le bouche à oreille ainsi que leur site MySpace a bien assit leur popularité et leur réputation scénique. Le groupe commence en douceur avec Ahimsa et Namaste. Puis passe au gros son brut harcore et jumpant avec Batükada et Domb'A. Les pogos deviennent vite réservés aux plus vigoureux et aux plus motivés, voire aux plus défoncés. Le titre Tribal Brazil fait sauté avec fureur toute une fosse déchainée. Ensuite sur Tohubohu, nous avons droit à une vague déferlante de slams à la demande du groupe. La fosse ressemble à une mer mouvementée couvert de slamers qui coulent ci et là. Le groupe joue des titres plus calmes et plus world, histoire qu'on reprenne notre souffle. Puis vient le rappel. Le chanteur annonce la couleur : "Eloignez les enfants et les personnes âgées". Le groupe ne compte pas faire dans le léger pour le rappel. Ils interprètent des titres ne figurant pas sur leur album, mais qui sont loin de refroidir un public qui en demande encore et encore. Le concert se termine un peu brusquement laissant une foule hagard se demandant qu'est ce qui vient de lui arriver. J'ai trouvé le set un poil court, mais comme à leur habitude ils ne m'ont pas déçus. Vivement le prochain festival où je les croiserai.

La Phaze - Devil Game :




La Phaze - Little Face :




Domb - Tribal Brazil :




Domb - Tohubohu :





Ce soir, la Phaze nous a fait une démonstration de "pungle". On peut définir le pungle comme du jungle punk sautillant, style de musique propre à la Phaze. D'ailleurs si on tape "pungle" sous Google on tombe obligatoirement sur le nom du groupe.
Le concert à la Boule Noire débuta avec pas mal de retard. Je ne sais pas si il y avait une première partie, mais j'ai bien poireauté 1 heure devant la scène. En attendant, j'observe avec calme et dérision deux punks éméchés qui jouent a celui qui fera tomber l'autre. La dernière fois que j'étais allé à La Boule Noire, ce fut justement pour un concert de La Phaze à l'époque de la sortie de leur précédent album. Il devait y avoir à peu près autant de monde. C'est à dire, une salle bien remplie sans qu'on soit les uns sur les autres.
Départ du concert, et tout de suite la Phaze attaque sec avec Le chant des bombes, titre punk rentre-dedans. Le groupe est composé de 3 membres : un batteur qui a remplacé l'ancient Dj, le guitariste et le chanteur. Il fait très chaud dans une salle qui n'est pourtant pas pleine à craquer. Il y a juste ce qu'il faut pour qu'on puisse danser à son aise sans se sentir seul sur la piste. Ils enchainement avec Fièvre de l'exil ( sans Gogol Bordello) puis retour aux sources avec le terrible R.A.S. idéal pour mettre en confiance le public. Le groupe y met du sien et joue à fond. Le son est quand même assez fort. Le chanteur, véritable boule de nerf, ne tient pas en place et saute dans tous les sens. Il passe des platines au micro devant la scène à une vitesse déconcertante. Des fois, on se demande même si il va pas virer le guitariste et le batteur pour prendre leur place tellement on à l'impression qu'il fait tout. Je ne peux m'empêcher en écoutant leur punk aux influences reggae, de penser aux Clash. C'est clair qu'il y a une grande inspiration et c'est tout à leur honneur.
Le concert est légèrement perturbé par deux punks bourrés qui se foutent sur la gueule. Le chanteur n'hésite pas à interrompre le concert pour demander à ce qu'on les sépare et à nous sortir des paroles idéalistes pour relancer le show. Ils alternent entre nouveaux et anciens titres : Devil Game, Inside my brain, Little Face, Rude Boy, Pleine de Vie, Nouveau Défi, Climax. Le public réagit bien aux morceaux du nouvel album. En rappel : Roof on fire, La Cause et Assault Final. Dommage, y a pas eu d'invité surprise cette année. J'aurai bien aimé par exemple que le chanteur de Gogol Bordello fasse une petite apparition.
Concert sincère et énergique de l'un de mes groupes préférés. Toutefois, j'aurai espéré une salle pleine à craquer avec une grosse ambiance de folie, mais bon, il faut pas oublier que c'était un lundi soir. Je leur dit à bientôt, car je sais que je vais surement les croiser à différents festivals cet été, et vivement le prochain album que je puisse les voir à nouveau à la Boule Noire.