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Le temps est un peu menaçant, mais ça semble tenir bon pour la soirée. On devrait pas avoir de pluie pour cette nouvelle édition de la Fête de L'humanité au Parc de la Courneuve. On arrive pour le concert de Dub Inc. Je discute avec un breton Szigetiste qui me raconte qu'il les a déjà vu 3 fois cet été. Il faut dire que leur tournée 2008 aura été très active pour le groupe car ils ont pratiquement répondu présent à tous les festivals de France. Et la tournée est loin d'être terminée. Le concert commence à 19h. Déjà beaucoup de monde et en particuliers de jeunes malgré les bouchons et le lieu reculé par rapport à Paris. Après les avoir vu à Solidays et au Bataclan cette année, y a plus trop de surprise. D'ailleurs c'était exactement le même concert que Solidays. Même tenue, même playlist, mêmes répliques. Qu'importe, l'ambiance est là. Comme d'hab, ils sont toujours aussi dynamiques et proche du public. Ils commencent par Monnaie suivi de Survi. Puis poursuivent avec un bon assortiment de leurs 3 albums : Afrikya, Métissage, Murderer, Diversité, Décor, My Freestyle... Ils terminent par Rudeboy et Jump Up en faisant sauter toute la fosse.
Histoire de bien manger après un bon concert et en attendant le concert de Tiken, on décide de se balader du côté des stands des régions de France, près de la scène Zebrock. Dans le stand Midi-Pyrénées, on tombe sur le groupe El Comunéro réunissant entre autre le chanteur de l'Air de Rien ainsi que celui des Hurlements d'Léo. Pas moins que ça. Ils jouent en acoustique des chansons révolutionnaires espagnoles dans un style assez péchu. Très bonne surprise, de trouver ces deux pointures de la chanson francaise ensemble dans un même projet. Groupe à suivre de près.
Après avoir mangé une bonne fondue de Jura, nous nous dirigeons vers la grande Scène. En passant dans les secteurs 94 et 77, on s'arrête au stand Melun, car je suis intrigué par un étrange groupe : Mister Karot. Le groupe joue du rap sale et vulgaire sans se prendre au sérieux, un peu à la Svinkels. Mais c'est surtout le gars déguisé en carotte géante et son pote déguisé aussi en lapin qui font l'animation. Ils interpellent tous les gars qui passent dans la rue. Le pauvre lapin s'est fait agressé par un gars qui lui a arraché son oreille avec les dents. J'ai pas trop pu voir de quoi était capable le vrai groupe (ceux qui font de la musique) car les plombs du stand n'arrêtaient pas de lâcher. J'ai pu juste voir que l'un des chanteurs à terminer à poil sur la scène. Bref, un groupe délire qui se prend pas au sérieux.
On arrive à la grande scène. Tiken Jah Fakoly a déjà commencé son concert. Il y a beaucoup de monde. On préfère se mettre sur la bute en hauteur pour bien voir. Après avoir vendu ma place au Printemps de Bourges, donnée celle du Garance Festival, et zappé son concert à Solidays, je vois enfin le concert de Tiken jah Fakoly cette année. Comme à son habitude, il est toujours très remonté contre la société, saute dans tous les sens, cour d'un coin de la scène à l'autre et dénonce toutes les injustices. Mais il prend quand même le temps de faire la promo de son dernier album : "Yeah Man. Il faut que tu achètes mon album. Jah Rastafarai." Sur ce que j'ai vu, il n'a fait que des titres de ces deux derniers albums : L'Africain, Foly, Ayebada, Quitte le pouvoir, Aloumaye, Ca va faire mal, Kuma, Ouvrez les frontières, Africain à Paris ... A noter une magnifique adaptation en acoustique de Plus rien ne m'étonne.
En se dirigeant vers la sortie, on tombe sur les Fizcus?!, groupe de ska rock déchainé faisant un concert dans un petit stand. Le groupe a toujours la pêche et fait plaisir à voir.
Dub Inc. - Décor + My freestyle :
Tiken Jah Fakoly - Plus rien ne m'étonne :
Libellés : Dub Inc., El Comunéro, Fete de l'Humanité, Fizcus, photo, Tiken Jah Fakoly, video
Après 1h30 d'attente en plein soleil, nous parvenons enfin à rentrer sur le site du Solidays. Première constatation : la géographie du site à changé par rapport aux année précédentes. Du coup, on a plus nos repères et on est un peu perdu. Deuxième constatation : le prix des bières et de la nourriture a, je trouve, fortement augmenté. De plus, leur système de gobelet est certes écologique, mais après il faut trimbaler son gobelet pendant tout le concert.
Nous finissons par trouver le concert de Jim Murple Memorial sur la scène Domino. Jim Murple Memorial, nous a offert un set agréable et chaleureux. Depuis plus de 10 ans le groupe n'a pas changé son style et continue de jouer son rhythm and blues rocksteady swing entraînant qui fait vite danser tout le chapiteau. Le timbre de la chanteuse fait penser à celui des chanteuses noires à l'époque d'or de la Nouvelle Orleans. Elle n'hésite pas à parler et plaisanter avec le public. Le concert fut festif, joyeux et convivial. Bon petit concert, pour commencer la journée.
Il y a déjà beaucoup de monde. D'habitude le Vendredi, c'est pas trop bondé et on peut aisément être bien placé pour les concerts. Mais cette année, je trouve que pour un Vendredi c'est déjà bien peuplé. Il va falloir réfléchir stratégiquement pour la journée. A Solidays, c'est comme ça. Avec l'énorme affluence de visiteurs que le festival accueille, on est souvent obligé de se poser devant la scène 30 minutes avant le début du concert, quitte à sacrifier d'autres concerts.
J'aperçois en passant des musiciens déguisés en squelette au concert de The Hoosiers sur la scène Paris. Je ne connais pas du tout, mais je pense que le groupe aime bien déconné. Musicalement, je dirais de la pop tintée d'électro. Le concert a l'air vraiment sympa mais je ne m'attarde pas.
J'assiste de loin au début du concert de Dub Inc. sur la grande scène Bagatelle. Comme d'hab, nos amis de Saint-Etienne sont toujours aussi efficace sur scène avec leur reggae ragga. Dés la première chanson, ils font sauter tout le public et le conquiert très vite. Je ne m'attarde pas trop, le concert de Moriarty va bientôt commencer.
On arrive pour Moriarty sur la scène Domino. Le groupe est composé de 6 membres : la chanteuse, deux guitaristes, une contrebasse, une batterie et un harmonica. Dès les premières notes, la country folk du groupe enchante le public et l'entraîne dans une ambiance intimiste. Le charisme et la voix de la chanteuse impressionne. Mais Moriarty se n'est pas seulement la chanteuse. Les musiciens se déchainent sur scène et aucun ne reste dans l'ombre. Chaque musicien impose son style. Les petites touches d'humour décalé rajoute encore plus de charme au concert. Private Lily et Jimmy seront repris en chœurs par un public enthousiaste. Très beau concert.
Puis vient le concert des petits nouveaux de Vampire Weekend. Le style vestimentaire (chemise bien propre rentrée dans le jeans, petit gilet noué sur les épaules, veste en jeans) et les coiffures me font penser aux Musclés de Dorothée ou encore au groupe de la sitcom Hélène et les garçons. Bref, ils donnent l'apparence d'un groupe de fils de riches qui le revendique. Ils font une sorte de pop nu-wave légère qui sur certain morceaux fait penser a du classique au piano accompagné d'une batterie style tam-tam. Le groupe est composé d'un chanteur guitariste, un bassiste, un batteur et un membre au clavier. La voix du chanteur rappel celle de Starsailor. Il y eu un gros mouvement de foule pour le tube A-Punk. Un concert dans l'ensemble assez festif et plaisant à écouter.
Libellés : Dub Inc., Festival Solidays, Jim Murple Memorial, Moriarty, Vampire Weekend, video
Après un concert à la Maroquinerie annonçant complet deux mois avant l'heure, j'ai pris mes dispositions et acheté mon billet pour Dub Inc. à l' Elysée Montmartre bien 1 mois et demi à l'avance. Ce qui a été je pense une sage précaution car le concert affichait complet.
A mon grand regret, j'ai véritablement découvert Dub Inc il y a seulement 1 an, au hasard d'une compilation. J'en avais déjà entendu parlé dans les magazines ou au détour des rayons de disquaire, mais je n'y avais jamais prêté attention, car vu le nom du groupe, je le cataloguais automatiquement dans la mouvance dub français aux côté de Zenzile et autres High Tone et Kali Live Dub. Quelle erreur de ma part ! Car la musique de Dub Inc. est tout autre. Dub Inc c'est du reggae métissé et dynamique qui ne tombe pas dans les clichés du reggae jamaïcain.
Le concert n'a pas commencé, que déjà le public est conquis. Il fait très chaud dans la salle comble de l'Elysée Montmartre. Arrivée sur scène du groupe Stéphanois et c'est l'euphorie. Dans la fosse, ça crie, ça pousse, ça se faufile pour les plus malins, et ce n'est pas Dub Inc qui compte calmer les choses. Ils ont commencé par deux titres bien sautillant (je ne me rappel plus lesquels), et j'en profite pour m'avancer un maximum afin d'avoir un meilleur point de vue. La température de la salle a encore augmenté et on doit frôler les 100% d'humidité. Je transpire tellement que j'ai du mal à tenir mon appareil photo.
La force et l'originalité du groupe repose sur les deux chanteurs aux styles opposés. L'un à la voix douce et aiguë au style reggae algérien. Et l'autre à la voix grave et dure au style ragga genre Lord Kossity. Des chants lents et rapides qui se complètent parfaitement sur un reggae positif et énergique. Les deux leaders font aussi bien les chauffeurs de salle en faisant jumper ou chanter un public qui en redemande. Ce fut presque impossible de faire un film sur une chanson entière, tellement il y avait le bordel dans la fosse. Je me suis rendu compte aussi que de sauter et filmer en même temps, ben, ça ne donne pas grand chose.
Impossible d'énumérer les titres tellement ils ont en fait une multitude, sans compter qu'ils ont fait pas mal de medley sur les plus vieux titres. Dans ceux qui m'ont le plus marqués, je cite : My freestyle, Survie, Life, Rudeboy, Chaines, A Imma, Murderer, Décor, Galérer, Bla Bla et Diversité. Ainsi que, bien sûr les morceaux du dernier album comme Myself, Day After Day, Djamila, Métissage, Do Sissi, Tiens bon et ils terminent avec JumpUp faisant sauter toute la salle pour un final grandiose.
Un concert comme je les aime avec un groupe comme je les aime.
Libellés : Dub Inc., Elysée Montmartre, video
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