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Pas habitué à voir autant de punks dans une salle aussi classe que La Cigale. Et pourtant ce soir, les keupons les plus fortunés auront pu s'offrir un cadeau de Noël avant l'heure avec Les Toy Dolls dont les passages à Paris sont assez rares. Avec une première partie honnête assurée par les Spermicide que seuls les anciens crêteux parisiens connaissaient en guise d'échauffement, c'est ensuite au tour de la très attendue tête d'affiche.
Intro valse viennoise de The Blue Danbube le temps de serrer ses lacets et finir sa bière, le trio (guitare-chant/basse/batterie) déboule sur la scène en courant sourire aux lèvres et accoutrés de lunettes de soleil et costumes nœud pap'. S'en suit un concert énorme rassemblant tous les tubes du groupe, entrecoupé de jeux de scène et autres animations sympathiques telles qu'une bouteille de Lambrusco géante crachant des confétis, des strip-tease ou encore du tournage de guitare/basse à la ZZ-Top. Mais en terme d'animation se seront surtout les nombreux slameurs qui auront eu la palme. La scène sera prises d'assaut tout le long du concert par les fans intrépides chacun se démarquant par son style plus ou moins volontaire (exhibitions de fesses, de sous-tif, tout le monde se poussant pour éviter un mamouth qui saute ...). La sécurité de la salle complètement dépassée par cette faune auquelle ils n'ont pas l'habitude aura bien du mal à se faire respecter. Dans la fosse, c'est un continuel capharnaüm de crêtes, de cranes rasés de pics et de docs. Même si quelques bourrins ne se gêneront pas pour y sortir les poings l'ambiance restera bonne. Sur scène le groupe, toujours tout sourire se fait plaisir autant que son public et balance son punk clownesque et sautillant. Les nombreux tubes sont repris en chœur par la salle. On reste impressionné par la patate que dégage le groupe sur scène. Alors que la plupart des groupes de punks de la fin des années 70 ne sont plus que l'ombre d'eux même, The Toy Dolls continue à assurer des concert funs et énergiques. Que l'on soit sur les balcons ou dans la fosse, impossible de résister à leur punk sautillant qui nous invite à la danse ou pogo.
Côté vidéos, ben j'ai fait ce que j'ai pu mais ce fut loin d'être facile vu l'intensité du bordel, sans compter le plancher-trampoline de la salle qui empêche toute mise au point. Bien sûr j'aurais pu me caser sur une des mezzanine pour avoir un meilleur point de vue mais ça aurait été bien dommage de rester en retrait de ce joyeux foutoir.
Après 4 ou 5 rappels le concert arrive à sa fin. Les fans sont conquis. Le groupe a fait exactement ce qu'on attendait d'eux : tous les tubes y sont passés et l'énergie positive est toujours là. Je suis trempe de sueur et je ne compte plus les bleus et les griffures. Mais comme beaucoup j'ai pris mon pied et je ne parle pas de tous ceux que j'ai pris dans la tronche. L'un des meilleurs concerts punk de l'année. Tout y était parfait : la setlist, le show, l'ambiance, la salle. Deuxième fois que je les vois et ce ne sera surement pas la dernière.
Excellent vidéo faite par radioclandestino :
Voir aussi :
Libellés : La Cigale, Spermicide, The Toy Dolls, video
Petit passage à Strasbourg, et j’en profite pour allé faire un tour au festival Lez’arts Scéniques de Selestat, beau petit village du fin fonds de l’Alsace. Une programmation à première vue assez musclée et virile. Je ne connais pas trop les groupes mais ça me semble intéressant. Les concerts se situent dans un genre de salle des fêtes, et le reste du festival (bar, stands, expos …) se trouvent autour. La faune est assez étrange. Beaucoup de punks. Ça va du punk ados en plein crise d’identité au vrai gros punk couvert de percing et de tatouages et qui a bien vécu. Pas mal de T-shirts noirs avec des têtes de morts et des noms de groupe dont je n’ai jamais entendu parlé. Un public en grande majorité masculin et pas mal d’allemands aussi. J’arrive au milieu du concert de Chapel Hill, country rock assez sombre. Je ne m’attarde pas trop...
Les Real McKenzies arrivent sur scène, portant le kilt, joyeux et décontractés en faisant des plaisanteries entre eux ou avec le public. Sur scène ils sont 6 : cornemuse, chant, 2 guitares, basse et batterie. Leur punk celtique, mélange de musique traditionnelle celtique et de punk rock déclenche les premiers pogos de la journée. Je croise dès la deuxième chanson, des gars au nez pissant le sang ou à l’œil explosé. On pense à Dropkick Murphy’s mais au bout d’un moment on a quand même un sentiment que c’est toujours la même chose. Cela dit, ça reste un groupe sympathique qui se donne à fond sur scène.
The Real McEnzies - The Night the Lights Went Out :
Pour Pigalle, je m’attendais a un concert plus tranquille où je pourrais me mettre proche de la barrière pour prendre des petites vidéos dignes de ce nom. Il n’en était rien. Beaucoup de fans étaient là, et ont crées des pogos monstrueux dès le début du concert. L’imposant François Hadji-Lazaro avec son charisme et sa troupe ont bien foutu le feu avec leurs chansons rock et punk. L’ex Garçon-Boucher change d’instrument à chaque chanson : vièle, cornemuse, accordéon, guitare, violon, banjo … Il est accompagné d’ancien garçons bouchers et autres acolytes. On passe de la chanson punk, au celtique, en passant par le ska, le reggae ou la valse. Le chanteur raconte une petite histoire avant chaque morceau pour mettre le spectateur dans l’ambiance et pour qu'il apprécie les paroles. Dans l’ensemble les chansons étaient assez calmes, mais ça n’a pas empêché le public de se déchaîner dans des pogos énormes. Ils ont joué, entre autres : La Banquise, Marie la Rouquine, Les lettres de l’autoroute, l’Eboueur, le Chaland, Sophie de Nantes, Rascal et Ronan, La Patate et Faudrait jeter les vieux, titres sortit du tiroir des Garçons Bouchers.
Pigale - Les Vieux :Vient le tour de The Reverend Horton Heat avec son mélange de punk, de rockabilly et de country. Le groupe est composé seulement de 3 membres : le chanteur guitariste, le contrebassiste et le batteur. Le groupe a fait du chemin et existe depuis plus de vingt ans. Dans la fosse, une variété de punks (rockab) que je ne connaissais pas, fait son apparition. Des gars au style vestimentaire rock’n roll tout droit sortis de Cry-Baby (film avec Johnny Deep). Coupe de cheveux rasé sur les côtés avec, soit une sorte de banane, soit les cheveux longs ramenés en arrière, et en général pas mal de tatouages. Je voulais faire un petit tour dans la fosse pour ce concert là, mais je me suis vite ravisé quand j’ai vu la violence des pogos que généraient ces gars là. Coups de poing et coups de coude étaient de rigueur. Sinon, côté scène, le concert était correct. Je ne connaissais pas du tout ce groupe. Certes, le jeux de scène était un peu statique, mais la musique était assez entraînante et une bonne maîtrise des instruments. Le chanteur fait un peu penser à Johnny Cash faisant du punk. Toutefois, le jeux de lumières rouge et obscures, le nom et le style du groupe, les chansons sombres et les gars qui se foutent sur la gueule devant la scène dégagent une atmosphère particulière que je jugerai un peu malsaine à mon goût.
The Reverend Horton Heat :http://www.dailymotion.com/video/x6ccbr_reverend-horton-heat-lezarts-sceniq_music
envoyé par nawak92
Dans un style plus léger, arrive les Toy Dolls. Ne connaissant pas grand chose du groupe, seulement qu’il existe depuis près de 30 ans, je m’attendais à une bande de vieux punks croûlant, jouant uniquement pour pouvoir payer la retraite (je pense aux Sex Pistols). Et j’ai donc était assez surpris quand j’ai vu les 3 compères arrivés en courant sur la scène avec leur lunette style futuroscope. Le groupe à la pêche sur scène. Le guitariste et le bassiste sautent et courent dans tous les sens. Ils enchaînent aussi bien les jeux de scène que les titres de punk fun et débridés. Le chanteur guitariste avec sa drôle de voix de canard, n’arrête pas de sortir des blagues débiles. On a droit au strip-tease des musiciens, une énorme bouteille de champagne gonflable jetant des confettis, un déguisement de Elvis, de diable, des reprises de Pink Panther, de Wipeout et de Oh When the Saints en version punk. 1h15 de concert à fond et sans répits. Dans la fosse, dès le début c’est l’effervescence. Les pogos sont plus abordables mais d’autant plus énormes. Il fait très chaud dans la salle. Beaucoup de monde sont torse nus et la sueur coule. Un concert à cent à l’heure.
The Toy Dolls - Wipeout (punk cover) :
http://www.dailymotion.com/video/x6ce73_the-toy-dolls-lezarts-sceniques-200_music
envoyé par nawak92
Avant dernier groupe et aussi tête d’affiche de la soirée, le groupe Apocalyptica débarque sur la scène de Sélestat. Les punks sortent pour compter leurs bleus et laissent place aux gothiques qui font leur apparition et qui s’empressent de se coller à la barrière de sécurité. Le public est plus jeune et plus féminin. Le groupe décore la scène d’énormes têtes de morts en cartons. Chaque tête correspondant à l’emplacement de chaque violoncelliste. Le groupe finlandais est composé de quatre violoncellistes et d’un batteur. Je suis vraiment impressionné par le son qu’arrive à produire le groupe avec leur instrument. Ils font le même son qu’un groupe de heavy métal de métal classique. De plus, ils ont un excellent jeux de scène. De ce que j’ai vu, ils ont fait des reprises de Sepultura et Metallica. Je ne reste pas. Ce n’est pas mon genre de musique, même si la prestation du groupe etait excellente.
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