Live report publié sur Vacarm.







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Les concerts à Paris c'est pas ce qui manque. Il y en a tous les soirs dans tous les quartiers et pour tous les goûts. Le problème quand on adore ça, c'est qu'il faut surveiller son budget parce que le moindre petit concert dans un bar glauque dépasse vite les 15€. Heureusement, il y a encore des salles et des assocs qui se bougent et qui proposent des concerts en entrée libre qui satisfont les amateurs de musique sur la paille et qui permettent surtout de découvrir des nouveaux talents. Et c'est exactement ce que propose ce soir Radio Néo avec sa soirée des Concerts Outrageusement Public au Glazart. Arrivé sur les lieux à 20h et pas mal de monde sont déjà présent. Pour l'instant l'ambiance est plutôt réception chez mamie. Mais vue la progr, je reste confiant et me dis que l'ambiance va se relâcher dans la soirée. Passage au vestiaire (2€) puis une pinte au bar (8€). Bing ! Voilà que j'ai déjà cramé la moitié de mon budget de la soirée.

Le groupe Soma est sur la scène et s'applique dans sa besogne. Et il le fait même très bien ! Je suis assez surpris de trouver un groupe aussi pro jouer en première partie. Bon, c'est pas trop mon style mais il faut reconnaitre que les gars assurent. Le quatuor (chant/guitare, guitare, basse, batterie) tous de blanc vêtus, joue dans un registre pop-rock avec chant en anglais dans la veine Stuck In The Sound et autres HushPuppies. Le registre a déjà été bien exploité avec la vague récente de pop-rock à la british et il en ressort inévitablement un goût de déjà-vu. En fin de compte, Soma n'invente rien mais le fait bien. Le groupe est techniquement bon, ils remplissent bien la scène, le jeux de scène est présent et le chant excellent. La petite touche d'originalité sera les quelques morceaux joués avec la mandoline. Ça ajoute un côté folk bien plaisant. Très bon concert en guise d'amuse gueule. Je regrette de ne pas avoir fait une vidéo d'eux.

Vient ensuite la bizarrerie de la soirée : Dépotax. Impossible de le cataloguer. Imaginez un croisement entre Shaka Ponk et Aphex Twin aussi bien sur le plan musical que dans le visuel. Ca donne une drôle de chimère qui chante et se dandine sur scène. Au début j'ai cru que le mec se baladait avec une serpillière sur la tête. Mais une fois la fumée dissipée je me suis rendu compte qu'il portait en fait un masque. Un masque foutrement bien réalisé d'ailleurs. Une fois l'effet découverte passé on se lasse vite. Le personnage tente de nous faire entrer dans son univers sordide, angoissant et fascinant. Mais j'avoue que je suis passé complètement à côté. J'ai pas réussi à rentrer dedans et au final ça en devient comique. Mais peut-être était ce ça l'effet voulu ? Mystère... Au final, j'ai l'impression d'avoir assisté à un film de David Lynch : rien capté, pas aimé ni détesté mais aimerais en savoir plus...



Les suivant sont la principale raison de ma venue ce soir : Kiemsa, groupe Nantais qui dépote. J'ai découvert le groupe au Festoleron en 2005. Ce soir là, le groupe avait foutu une baffe monumentale aux 12000 personnes présentes et a bien fait flipper Mass Hysteria qui jouait juste après. Depuis, Kiemsa continue son chemin en laissant de côté le ska tout en conservant les cuivres et s'oriente sur un punk-rock cuivré. Malheureusement -allé savoir pourquoi- le groupe a du mal à percer en région parisienne et c'est donc en futur conquérant qu'ils se présentent au Glazart. Les gus (chant, guitare, guitare, basse, trompette, trombone, batterie) arrivent sur scène vêtus de costumes et chemises noires. Le chanteur n'a l'air de rien comme ça, mais dès que l'intro de Vice Vegas se fait entendre, il se met en mode psychopathe de la scène et saute tel un diable libéré de sa boite. Kiemsa, groupe vivant par excellence balance un punk-rock tantôt groovy, tantôt rock'n roll avec des passages carrément hardcore ou electro-punk. Il ne faudra pas beaucoup de temps pour que les premiers pogos fassent leur apparition. Ceux-ci seront aérés mais soutenus. Sur scène c'est une déferlante d'énergie positive et contagieuse qui se propage dans la salle. Les gars se donnent à 100% et se font plaisir tout en gardant une totale maîtrise de leur show. On assiste à un véritable 7-mens shows. Aucun membre du groupe ne reste en retrait (sauf le batteur qui est condamné à rester derrière). Sur certains morceaux les cuivres prennent les micros et vont sur le front intensifiant encore plus le set. Le bassiste se fera une petite virée dans la fosse au milieux des fauves. Sympa. La setlist est largement orientée sur leur dernier album qui cela dit en passant est vraiment excellent. Ils terminèrent par un Mass Media destructeur au refrain facile à retenir (fuck you ! fuck you very very much !). Kiemsa avait 30 minutes pour convaincre. Mission réussie haut la main !





Le dernier groupe n'est autre que les parisiens de AqME. Bon, autant l'annoncé tout de suite : je n'aime pas AqME. C'est comme ça. Toutefois étant donné que le groupe offre généreusement un concert, je ne peux que aller dans leur sens et être objectif. Donc, exit les préjugés et on observe le concert. Le combo parisien est à la maison et le public le lui rend bien. Les fans se tassent dans la fosse et les pogos partent au quart de tour. La setlist alterne entre metal brutal et rock lourd planant. Le chanteur est à l'aise dans les deux registres et communique bien avec son public. On sent clairement la rancœur quand il proclame entre autres que le rock français se meurt (mmm... pas trop d'accord. mais on va pas rentrer dans le débat) et laisse exploser sa rage dans ses chants. Le jeu de scène est assuré en majeure partie par celui-ci. La bassiste plus discrète mais bien présente assure son rôle avec classe et ajoute à l'intérêt du show. De ce que j'ai vu, le groupe se place dans un style beaucoup plus violent et bourrin de ce qu'il nous avait habitué. Peut être un désir d'évacuer tout ce qu'ils gardaient pour eux jusqu'à maintenant.



En conclusion, bonne soirée et bonne ambiance avec des groupes tous aussi intéressants les uns que les autres chacun dans leur style. Merci à Radio Néo ainsi qu'a tous les organisateurs.

Ça commence à devenir une habitude pour tous les amateurs de balkan-beat de la capitale. Comme chaque année Shantel quitte ses platines et prend sa guitare pour enflammer la petite salle de la Maroquinerie avec son Bucovina Club Orkestar. Fort de leur succès, cette année deux dates successives seront nécessaires pour satisfaire l’affluence grandissante. Ce soir le public présent voulait danser, se lâcher et faire la fête. Et bien on peut dire qu’il fut satisfait. Je dirais même : largement satisfait. Une folie contagieuse s’est emparée de la Maroquinerie dès la première note et ce, durant près de 2h. Le show est tout ce qui a de plus rodé. Dans la setlist choisie, on sent bien l’expérience du Dj chauffeur de salle. Shantel sait y faire pour faire monter la sauce et obtenir une euphorie générale dans pratiquement chaque morceau. L’orchestre s’est enrichi de deux chanteuses et d’un violon supplémentaire. Shantel ne cherche pas à centraliser le show sur lui et laisse à chacun de ses musiciens (accordéon, trombone, trompette, violons) et chanteuses son instant de gloire. 

Au vu de l’ambiance de folie, des performances scéniques et techniques et de ce désir de partager ses racines, on peut facilement comparer Shantel et son Bucovina Club à un Manu Chao et son Radio Bemba à la sauce balkanique. Car le public ultra réceptif aura été complètement conquis par les rythmiques sautillantes et les mélodies accrocheuses. Shantel jongle entre ses propres compos et les standards dépoussiérés de musique traditionnelle de l’Est. 

La connexion avec le public est très intense et Shantel n’hésitera pas à descendre dans la fosse bouillonnante pour chanter Bella Cio avec lui, ou l’arroser d’eau voir de mousseux. La seule ombre au tableau sera le zèle de la sécurité de la salle qui plantera deux armoires devant la scène, refroidissant les ardeurs du danseur trop survolté. On aura même vu un gars se faire jeter de la salle, clé de bras à l’appui. A 25 euros la place, ça fait cher la clé de bras. 

Mise à part ça, ce concert fut un bel exemple de générosité aussi bien côté scène (2h de set tout de même) que dans la salle. Shantel sera très reconnaissant face à l’accueil du public parisien et aura du mal à quitter la scène. A l’heure où j’écris cette chronique mes courbatures aux jambes me font souffrir tant j’ai sauté et comme beaucoup j’ai eu du mal à quitter la salle en espérant un ultime rappel avant la prochaine date.





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Mené par son charismatique duo de chanteurs, Set Your Goals a su s’imposer sur la scène Punk Hardcore et plus récemment sur la scène pop punk en se rapprochant de maîtres du genre tel New Found Glory. Le groupe est actuellement considéré comme l'un des plus grands espoirs d'un hardcore punk positif qui avait été quelque peu absent ces dernières années. Ils présenteront leur dernier album "This Will Be The Death Of Us" au Batofar le dimanche 29 novembre. En ouverture le trio américain de Broadway Calls qui délivreront leur punk rock plus qu’efficace ; précédés de Fireworks, la nouvelle sensation pop punk.

Un RER D en rade. Des bouchons monstrueux sur l’A86. Non, décidément ce n’est même pas la peine d’imaginer une toute petite chance de voir Shaka Ponk à 19h à Choisy-le-Roi pour le Festival de Marne. Mais quelle idée aussi de les programmer aussi tôt à 30 bornes de Paris un vendredi soir ? Je vous le demande ! Mais bon, finalement cette incompatibilité d’horaires m’arrange car je peux prendre tout mon temps pour venir sur le site.

Arrivé à 21h sans stress ni sueur. A peine sortit de la voiture que l’on m’aborde pour savoir si je n’ai pas une place à vendre. C’est pas bon du tout ! Je veux dire, pour moi pas de soucis. Mais pour les potes qui sont moins prévoyant c’est une autre histoire. Finalement, après une tactique peu avouable (dont nous garderons le secret) nous arrivons finalement à rentrer sur le festival. Tels de bons festivaliers nous nous dirigeons droit vers la buvette surpeuplée. Autour d’une dizaine de bières valeureusement récupérées dans la cohue du bar, nous écoutons en fond les mix de Chinese Man balançant ses tubes, suivit de Beat Torrent. Entre temps on retrouve d’autres compagnons qui étaient aussi en galère de billets à l’entrée et nous échangeons nos méthodes respectives d’infiltration sur le festival. Entre escalades de barrière, bobards énormes ou le fait de se faufiler entre les videurs en toute discrétion, les anecdotes sont très drôles à écouter.

Mais c’est pas tout ça, mais le concert des stars de la soirée, Le Peuple de l’Herbe, va commencer. On se faufile dans le grand chapiteau pour profiter du show. Le show est carré et ultra dansant. JC 001 et Sir Jean sont de la partie. Les deux Mcs sont désormais indissociables du groupe. Un concert du PH sans eux n'aurait plus de sens. A notre grand bonheur, le groupe joue les titres de son futur nouvel album. Des nouveaux morceaux intéressant dans la continuité de Radio Blood Money (hip-hop/electro/acid-jazz) avec parfois des passages très rock. Certains morceaux sortent clairement du lot. Peut-être les prochains tubes ? Bien sûr les classiques ne sont pas oubliées : History Goes, The Mission, Ph Theme, No Escape, Plastic People et même Romantic ("amour tu me dois les plus beaux jours de ma vie") qui n'avait pas été joué en live depuis très longtemps. Le Peuple de l'Herbe maîtrise la scène et n'a rien perdu de son énergie au fil des années. Dans la salle ça danse, ça saute, ça slam. On a de la place et c'est bien plaisant. Ils terminent avec un court rappel comportant l'incontournable Herbman Skank au grand bonheur de la foule. On restera quand même un peu sur sa faim. Faute surement à un set trop court avec pas assez de morceaux rentre-dedans. Mais le timing est serré et le festival doit fermé ses portes. En tout cas le prochain album semble prometteur et on attend avec impatience la prochaine date au Nouveau Casino en Novembre.





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Un peu de klezmer ce soir ? Ben, pourquoi pas ! Et me voilà partit pour le Nouveau Casino découvrir un groupe New Yorkais du nom de Golem. Les morceaux en écoute du site Myspace du groupe ne m’ont pas franchement emballé. Mais les quelques vidéos live sur Youtube auront changé la balance en leur faveur. Suite au pot de départ d’un collègue – que je ne connais pas cela dit en passant - je rate la première partie qui se nommait Le Train de 7h45 et arrive à l’inter-concert. La salle n’est pas pleine, ni vide. Visiblement beaucoup de curieux de tous âges et amateurs de musique juive. J’en profite pour faire un gros doigt à ces gens qui ne se sentent pas tranquille quand un gars qui ne rentre pas dans leurs mœurs est derrière eux et qui se retournent toutes les minutes pour voir si je n’ai pas vidé leur poche. Hum ! Le coup de gueule étant fait, on peut passer au live report.

Golem (qui signifie « fou » ou « stupide » en Yiddish) arrive sur scène sous des applaudissements polis. Même pas peur. Le groupe balance sa musique Klezmer boostée et très vite la piste de danse se remplie. Le groupe est composé d’un chanteur, d’une accordéoniste chanteuse, d’une violoniste, d’un trombone, d’un bassiste et d’un batteur. Ce dernier faisant penser à un Ken (le pote à Barbie) tapant inlassablement sur sa caisse tel le petit de lapin rose de Duracell (car en plus il avait un pantalon rouge fluo). J’avoue, j’ai scotché sur lui un certain temps au dépit de la jolie violoniste qui avec l’accordéoniste se complètent parfaitement sur les mélodies typiquement de l’Europe de L’Est. Le chanteur, sorte de Eugene Hütz en plus classe assure bien son rôle de chauffeur de soirée. La setlist est (surement) composée de titres issus de leurs deux derniers albums. Albums que je connais nullement mais en revanche j’ai pu reconnaitre pas mal de morceaux traditionnels juifs dépoussiérés. Le concert se déroulera dans une ambiance dansante et bon enfant. Deux rappels forts sympathiques avec toute une partie de la salle participant à une danse joyeuse en cercle. Finalement, on peut dire que c’est assez proche de Gogol Bordello. On enlève le côté punk tout en gardant la folie et on obtient Golem. Un concert plaisant, plein d'énergie et de culture juive où on ne s'ennuie pas une seule seconde.





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Nous voilà partit pour la journée JIMI du Festival de Marne. 10€, 12 groupes ainsi qu’une centaines de stands faisant la promo de la musique indépendante. Autant dire que côté budget, on s’y retrouve bien. Arrivé à 15h. Premier constat par rapport à l’année dernière : une petite salle supplémentaire, ce qui est plus adapté pour les petits groupes car on se rappel l’année dernière de certains concerts où il y avait presque autant de monde sur scène que dans la salle. Certains groupes se retrouveront donc plus à leur aise dans une salle plus petite. Second constat : beaucoup plus de monde que l’année dernière à la même heure. Il faut dire que cette année la programmation a été optimisée de manière à faire venir les gens dès l’ouverture du festival grâce à des noms comme Ultra Vomit et Ladylike Dragons pour la tranche ados.

On arrive donc pile poil pour le début du set des Ultra Vomit, groupe nantais parodiant le metal de manière rigolote. Mais soyons clair : Ultra Vomit chante des conneries mais le fait bien. Car ce n’est pas la première fois que des groupes s’amusent à reprendre des standards populaires en version metal ou punk. Mais là, il faut reconnaitre que les bougres sont très bons techniquement. Et le groupe reprend tous les clichés du monde du métal sans forcément le ridiculiser mais plus pour en rigoler et c’est bien là qu’est la différence. Et tous les styles y passent : métal (Pauv Connard, Mechanical Chiwawa, Gremlins), death (Mountains Of Maths, Une souris verte), heavy (Quand J'étais Petit), hard-rock 80s (Boulangerie-Pâtisserie, Je Possède Un Cousin), metalcore (Darry Cowl Chamber, Les Bonnes manières, la reprise de Calogero), pop-punk (Je Collectionne des Canards) … Même les looks de chaque membre du groupe évoquent un style différent : le punk à la guitare, le hard-rocker au chant, le coreu à la basse et le rapper à la batterie. Les kids sont au taquet. Ils chantent les refrains en chœur et n’hésitent pas à se défouler dans le pogo même si on est en plein milieu de l’après-midi. Le groupe est très pro et bien que les blagues (plus ou moins bonnes) sont lancées à tout va, on sent bien que rien n’est laissé au hasard. En conclusion, concert drôle et sympa qui mérite le détour, mais qui fait aussi penser à un spectacle de garderie. Mais bon, des groupes comme ça, de toute façon il en faut. Et on peut être content que ça soit un groupe qui est tout sauf amateur.





Le concert suivant sera celui des anglais de Inner Terrestrials. Si leur nom est peu connu, il n’en est pas de même dans les milieux keupons et undegrounds. Et c’est donc un public initié et plus mature qui accueillera Inner Terrestrials. Le jeu de scène du trio est assez calme et le « Do It Yourself » du groupe se fait bien ressentir. Mais l’originalité du groupe se base surtout sur ses compos qui passent du punk bourrin au ska à la rythmique irrésistible avec des passages dub pesant. Cette concaténation des styles (car ici les registres ne sont pas mélangés) aura raison d’une partie du public avec des pogos, certes moins gros que pour Ultra Vomit mais bien plus violent faisant passer ceux de ces derniers pour une bousculade de sortie d'écoles. Les textes sont clairement engagés : droit des animaux, écologie, guerre, droits des squatters … Sur certains titres, la flûte ajoute un côté celtique, vite interrompu par du gros punk hargneux. Le chanteur à la teinture digne de Cruella ne tombe pas dans les clichés du chanteur keupon gueulard et assure un chant limpide et réfléchit. Le bassiste dreadlocké prend toute son ampleur sur les instants dub avec ses solos de basses puissants et lourds. Un très bon concert brut et modeste d’un groupe engagé qui est difficile à cataloguer et auquel l’étiquette « indépendant » lui correspond le mieux.




Même pas le temps de se remettre des hématomes du pogo qu’on enchaine directe avec le concert de The Craftmen Club, groupe de rock-folk-garage qui nous a sortit un dernier album bluffant. Le groupe dégage autant d’énergie qu’en studio et l’attitude est très rock’n roll. Ce qui n’est pas pour déplaire au public qui suit bien le groupe.On regrettera tout de même que les sons au banjo soient issus d’un sample et non d’un vrai instrument. Mais la prestation bouillonnante du chanteur/guitariste nous fera oublier ce détail. Bref, un concert rock’n roll avec un brin de folie comme on les aime. Clairement, un groupe à surveiller pour la suite.



Se seront pour moi les derniers concerts de la journée. Trop occupé à refaire le monde avec des amis autour d’une (voir plusieurs) bière(s). Mais de ce que j’ai entendu Brain Damage et Sexy Sushi ont fait sensation.

Dans la série des immanquables, je demande les Bretons de X Makeena. Une bonne pioche qui revient sur scène pour présenter son nouvel album "Derrière l'oeil", skeud uniquement disponible dans les salles de concert. Ce sera donc une nouvelle fois sur la scène du Glazart que le groupe X Makeena viendra se déchainer le dimanche 29 Novembre. Moite, épais et intense, tel est le décor sonore que les Rennais construisent depuis bientôt dix ans à grands coups de flow hip hop et de rythmes industriels. Rois de la fusion post-apocalyptique et de la mise en scène sombre et théâtrale, les Bretons tracent leur chemin dans les méandres d’une électro organique et d’une drum’n’bass malsaine.

Le trio anglais The Toy Dolls seront en concert à la Cigale le samedi 5 Décembre. Vingt ans d'existence. Alors que la plupart des groupes de punks de la fin des années 70 ne sont plus que l'ombre d'eux même, The Toy Dolls continuent à offrir un punk joyeux et bourrés d'énergie. Pour eux et leurs milliers de fans, la musique est un jeu dans lequel s’expriment toute la folie et toute la dynamique des grands enfants. Loin de la haine vengeresse des Sex Pistols ou autres Dead Kennedys, Toy Dolls reste pour longtemps encore le porte-parole d’un punk ludique et insouciant. Dernier représentant d’une musique somme toute marginale, les dinosaures des Toy Dolls continuent leur bonhomme de chemin sans se soucier des modes.