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Peu de salles peuvent sa vanter d'avoir eu le même soir Punish Yourself et Mass Hystéria. C'est le cas du Forum à Vauréal qui pour ses 15 ans d'existence a invité du joli monde. Evidemment, ce ne fut pas une surprise que le concert soit annoncé complet et ainsi, une très bonne soirée s'annoncait à Vauréal. Maintenant la question est : qui fait la première partie de qui ? Les deux groupes sont aussi énormes l'un que l'autre et pour moi, la réponse n'est pas si évidente que ça.

Ce sera Punish Yourself qui commencera les hostilités. Bien évidemment la salle est pleine. Le public est dans l'ensemble assez jeune et sûrement encore au lycée. On retrouve toute la panoplie du rebelle des cours de récrés : bracelets cloutés, T-Shirts Slipknot ou System of a Down voir même Fall Out Boy (si si ... y en a). Apparition du groupe sur scène qui commence en douceur avec Primitive. Punish Yourself en live c'est du gros gros show pyrotechnique. Ce sont une bande cyber-keupons-gothiques entièrement couverts de peintures fluorescentes. Début des choses sérieuses avec du teckno-punk boosté aux bpm avec A Station in Space qui déclenche le premier pogo balayant les pauvres curieux qui s'étaient trop approchés. S'en suit tous les titres incontournables du groupe : Gun, Suck my T.V., Roc'n'roll Machine, Mothra Lady, See ya later alligator, Las Vegas 2060's, Night of the Hunter, Gay Boys in Bondage, Dexedrine Ritual, Gimme Cocaine et Worms. Dans la salle l'odeur de sueur se mélange à celle de la meuleuse de la danseuse qui arrose la scène d'étincelles. Le groupe libère une énergie mêlant hargne, sexe, drogue, et malaise, le tout lancé à un public très réceptif qui adore ça. Ils terminèrent par un court rappel avec They don't want you qui nous laisse un peu sur notre faim. Mais il faut garder des forces car le meilleur reste à venir ...





Dans la salle la première infanterie part reprendre des forces au bar alors qu'une seconde infanterie toute fraîche s'empresse pour s'agglutiner devant la scène. Au bout de 30 mimutes extinction des feux et les premières notes de Contraddiction raisonnent dans la salle. Le public hurle de joie. Mass Hysteria arrive sur scène et vlan, c'est partit pour un gros set de métal jumpant. Autant dire que dans la salle c'est le gros bordel. Tout le monde saute et s'en donne à coeur joie. D'autant plus que le groupe enchaîne avec Attracteurs Etranges. Mass Hysteria met la barre haute ce soir. Et hop, c'est repartit pour toute une salle qui se soulève d'un coup. Ils poursuivent avec Babylone et Une Somme de Détails qui détruisent tout sur leur passage. C'est là qu'on voie que contrairement aux deux précedents albums, le dernier est bien réussi et les nouveaux titres ne font pas tâche dans la setlist. Le truc sympa aussi, c'est que Mouss se fait plaisir à déconner avec le public. On découvre un Mouss très décontracté ce soir. Le groupe s'amuse à se vanner ou à vanner le public et improviser sur des petits airs populaires. Très sympa. Retour aux sources avec Mass Protect et Knowedge is Power. Puis le groupe nous fait part qu'ils sont actuellement en studio et donc de la venue d'un prochain album. On a donc eu droit à un premier nouveau morceau en anglais svp. Puis s'ensuit Des Nouvelles du Ciel, Aimable à Souhait, L'espoir Fou, Se Lover dans les Flammes et Zion. Gros rappel avec un second nouveau morceau, Echec, Killing the Hype, Respect to The Dancefloor avec une partie du public sur la scène, Furia et enfin P4 finissant d'achever la fosse. Au final, on a eu un Mass Hysteria visiblement très content d'être là qui s'est fait plaisir autant que son public.





Voir aussi :

Sziget 2008 - Samedi

Premier concert de cette quatrième journée : le groupe local Pannonia Allstars Ska Orchestra sur la grande scène. Le groupe joue un ska frais et vif tinté de quelques morceaux reggae. Le chanteur, beau gosse, habillé d’un élégant costume blanc et de son chapeau n’arrête pas de trottiner sur l’énorme Main Stage, tout en chantant et en invitant le public à danser. Grosse section aux cuivre et très bonne prestation du claviste. Ils terminent par un gigantesque jump-up après avoir fait mettre à croupi tout le public de la Main Stage.



Deuxième concert de la journée sur la main stage assurée par la frenchy Mademoiselle K. Rock mélancolique, parole en Français et absence de jeux de scène n’attire pas grand monde. Même les français sont absents. Je pense que la main stage était un peu grand, pour un groupe français qui ne fait même pas l'effort de parler en anglais. On ne s’attarde pas trop, c'est trop mou ... En passant devant la scène Converse on tombe sur un étrange groupe rock, dont les musiciens portent des têtes de chevaux en guise de déguisements. Le groupe s’appelle My New Zoo. Musicalement pas exceptionnel, mais au moins à le mérite d'attirer l'attention. Puis, on arrive à la scène HammerWorld juste à côté. Il y a un groupe qui joue. Celui-ci s’appelle Watch My Dying. C’est du death métal et c’est pas très innovant. On préfère attendre la fin du concert dehors au calme ...

Vient le tour des agités de Punish Yourself made in France. Beaucoup de Français. Leur punk techno sous acide fout bien le bordel dans la fosse. Le set est court mais c’est du pur concentré d’énergie et d’excentricité. Les musiciens sont déguisés en zombie et ont le corps couverts de maquillage fluorescents. Le chanteur boit la vodka à la bouteille. Il ne tient pas en place. Il saute, il crie, il monte sur la barrière de sécurité, il simule des coïts, il monte sur les échafaudages de la scène… Les gars de la sécurité doivent intervenir pour lui dire de descendre. Une danseuse, elle aussi le corps couvert de peinture fluo, arrive régulièrement sur scène et se trémousse. Une première fois habillée en pom-pom girl, ensuite avec une tenue cuir sm avec des torches en flammes, après en cow-boy avec une plaque de fer sur le ventre sur lequel elle frotte une scie électrique pour faire des étincelles, etc ... Les gars de la sécurité sont aussi bien occupés à surveiller le public que le groupe. Excellent concert, qui nous en a foutu plein la vue. Dommage pour les effets pyrotechniques que celui-ci s’est déroulé en plein jour.



Pour la suite, on décide d’aller voir le groupe Strasbourgeois Mala Suerte sur la petite scène afro-latin. Le groupe joue un ska-rock-latino assez efficace, mais à mon goût un peu trop porté sur le punk. Je pense que si ils avaient opté pour du ska-latino plus dansant, ça aurait attiré plus de monde. De plus, eux non plus n’ont pas trop fait d’effort pour parler en anglais. D’où, souvent des blancs ou absence de réponse du public. Cela dit, les gens sont quand même venus progressivement devant la scène. Le groupe est composé d’un gros balèze à la guitare et au chant collé durant tout le concert à son micro et d’une chanteuse au chant et au chœur qui bouge bien sur scène et qui fait l'animation. Ensuite, trois mecs aux cuivres ainsi que basse et batterie. Ils terminent entre autres avec une reprise punk de Por que te vas et Borrachos. Vu qu'ils avaient l'étiquette latino, je m'attendais quand même à quelques chose de plus souriant souriant ou festif. Mais bonne prestation tout de même.



On termine par le concert de REM sur la grande scène, l’une des grosse tête d’affiche du festival Beaucoup de monde. Trop de monde. On doit bien être à 50 mètres de la scène et pourtant, j’ai l’impression qu’on est au milieu de la foule. Je constate que le groupe à l’habitude de faire des énormes concerts car ils ont rajouté un écran géant au centre de la scène en plus des deux autres de chaque côté. Et, des effets visuels de qualité sont appliqués directement sur les images prises en direct pendant le concert. C'est bien, ça compense le fait qu'on ne voit pratiquement jamais la scène dû à la trop forte affluence. En tout cas, le chanteur Michael Stipe bouge bien sur scène et on reconnait bien son timbre. On part, au bout de 25 minutes, y a trop de monde et ça en devient oppressant. Dommage ...