Sziget 2008 - Samedi

Premier concert de cette quatrième journée : le groupe local Pannonia Allstars Ska Orchestra sur la grande scène. Le groupe joue un ska frais et vif tinté de quelques morceaux reggae. Le chanteur, beau gosse, habillé d’un élégant costume blanc et de son chapeau n’arrête pas de trottiner sur l’énorme Main Stage, tout en chantant et en invitant le public à danser. Grosse section aux cuivre et très bonne prestation du claviste. Ils terminent par un gigantesque jump-up après avoir fait mettre à croupi tout le public de la Main Stage.



Deuxième concert de la journée sur la main stage assurée par la frenchy Mademoiselle K. Rock mélancolique, parole en Français et absence de jeux de scène n’attire pas grand monde. Même les français sont absents. Je pense que la main stage était un peu grand, pour un groupe français qui ne fait même pas l'effort de parler en anglais. On ne s’attarde pas trop, c'est trop mou ... En passant devant la scène Converse on tombe sur un étrange groupe rock, dont les musiciens portent des têtes de chevaux en guise de déguisements. Le groupe s’appelle My New Zoo. Musicalement pas exceptionnel, mais au moins à le mérite d'attirer l'attention. Puis, on arrive à la scène HammerWorld juste à côté. Il y a un groupe qui joue. Celui-ci s’appelle Watch My Dying. C’est du death métal et c’est pas très innovant. On préfère attendre la fin du concert dehors au calme ...

Vient le tour des agités de Punish Yourself made in France. Beaucoup de Français. Leur punk techno sous acide fout bien le bordel dans la fosse. Le set est court mais c’est du pur concentré d’énergie et d’excentricité. Les musiciens sont déguisés en zombie et ont le corps couverts de maquillage fluorescents. Le chanteur boit la vodka à la bouteille. Il ne tient pas en place. Il saute, il crie, il monte sur la barrière de sécurité, il simule des coïts, il monte sur les échafaudages de la scène… Les gars de la sécurité doivent intervenir pour lui dire de descendre. Une danseuse, elle aussi le corps couvert de peinture fluo, arrive régulièrement sur scène et se trémousse. Une première fois habillée en pom-pom girl, ensuite avec une tenue cuir sm avec des torches en flammes, après en cow-boy avec une plaque de fer sur le ventre sur lequel elle frotte une scie électrique pour faire des étincelles, etc ... Les gars de la sécurité sont aussi bien occupés à surveiller le public que le groupe. Excellent concert, qui nous en a foutu plein la vue. Dommage pour les effets pyrotechniques que celui-ci s’est déroulé en plein jour.



Pour la suite, on décide d’aller voir le groupe Strasbourgeois Mala Suerte sur la petite scène afro-latin. Le groupe joue un ska-rock-latino assez efficace, mais à mon goût un peu trop porté sur le punk. Je pense que si ils avaient opté pour du ska-latino plus dansant, ça aurait attiré plus de monde. De plus, eux non plus n’ont pas trop fait d’effort pour parler en anglais. D’où, souvent des blancs ou absence de réponse du public. Cela dit, les gens sont quand même venus progressivement devant la scène. Le groupe est composé d’un gros balèze à la guitare et au chant collé durant tout le concert à son micro et d’une chanteuse au chant et au chœur qui bouge bien sur scène et qui fait l'animation. Ensuite, trois mecs aux cuivres ainsi que basse et batterie. Ils terminent entre autres avec une reprise punk de Por que te vas et Borrachos. Vu qu'ils avaient l'étiquette latino, je m'attendais quand même à quelques chose de plus souriant souriant ou festif. Mais bonne prestation tout de même.



On termine par le concert de REM sur la grande scène, l’une des grosse tête d’affiche du festival Beaucoup de monde. Trop de monde. On doit bien être à 50 mètres de la scène et pourtant, j’ai l’impression qu’on est au milieu de la foule. Je constate que le groupe à l’habitude de faire des énormes concerts car ils ont rajouté un écran géant au centre de la scène en plus des deux autres de chaque côté. Et, des effets visuels de qualité sont appliqués directement sur les images prises en direct pendant le concert. C'est bien, ça compense le fait qu'on ne voit pratiquement jamais la scène dû à la trop forte affluence. En tout cas, le chanteur Michael Stipe bouge bien sur scène et on reconnait bien son timbre. On part, au bout de 25 minutes, y a trop de monde et ça en devient oppressant. Dommage ...