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Pendulum @ Paris

L'embêtant avec les concerts electro, c'est qu'on ne sait pas trop à quoi s'attendre et donc comment se vêtir pour la soirée (tendance boîte ou tendance concert ?). Connaissant bien l'Elysée Montmartre (le vestiaire est rarement ouvert), je décide de ne pas m'encombrer de veste ou de sac et arrive devant la salle en tenue décontractée digne d'un dimanche soir. Je suis vite rassuré quand je vois que la plupart des gens autour de moi ont adopté le même code vestimentaire : baskets, baggy, sweat capuche, casquette … et en option : bière dans la main et cigarette dans l'autre. J'aperçois tout de même quelques jeans slims, chaussures pointues ou encore débardeurs moulant. C'est assez amusant ce choc des cultures. On se croirait dans une cour de lycée. On m'aborde à plusieurs reprises pour me demander avec un air fuyant si je n'ai pas de la MD à refiler. Allez savoir pourquoi … ça doit être la casquette.

Après une fouille plus impressionnante qu'efficace (je parle en connaissances de causes), me voilà dans la salle. Le premier groupe, se nomme South Central. Il se résume à deux djs, habillés en slims et en vestes noires à capuche trop petites pour eux. Ils se contentent de bouger la tête énergiquement ou de pointer le doigt en l'air pour demander une ovation au public. Le jeu de scène le plus spectaculaire étant quand l'un des deux à mis à 90° son clavier. Très impressionnant… Musicalement, rien d'innovant. De l'électro-techno sans grand intérêt. Je me suis pas mal ennuyé durant ce set qui a duré un peu trop longtemps (1h) à mon goût.

A l'inter-concert, le devant de la scène devient vite compact. Première fois que Pendulum vient à Paris, et unique date en France. La salle est quasi pleine. Normal. J'avais été très déçu par l'annulation de leur venue au Sziget et du coup, je ne pouvais pas les rater. Entre-temps, on me demande à nouveau si je n'ai pas de la MD. Décidément, cette casquette va m'attirer des ennuis… Arrivée sur scène du groupe. On n'est pas en face d'un Djs set mais bien d'un groupe de rock complet : guitares, clavier, basse, batterie et Mc. Tous avec des looks de rockers. Derrière le groupe a été placé un mur de luminaire ajoutant à l'ambiance futuriste du concert. Pendulum, en live, c'est beaucoup plus rock. Le mélange de drum & bass, de riffs de guitares et de sons futuristes joués au synthé surprend mais est ultra-efficace. La grande majorité du public réagit bien. Je pense que beaucoup attendait du dancefloor, mais c'est du pogo qui les attendait. Et celui-ci devient de plus en plus gros et musclé au fil des morceaux. Le chanteur a l'air d'halluciner au vu de la fosse et vient à plusieurs reprises féliciter le public pour son accueil chaleureux. La température monte encore d'un cran à l'entente des notes de Voodoo People suivi d'un Blood Sugar ravageur mettant toute l'Elysée à l'envers. Les tubes s'enchainent tels que Propane Nightmares ou Granite. Grosse prestation du Mc qui fait des sauts de kangourou et qui sollicite souvent la participation du public. Il est plus là pour mettre l'ambiance que pour chanter, mais il assure bien. Je suis épuisé par les pogos et je ne sens plus mes orteils. J'en profite pour sortir mon appareil et filmer quelques scènes. Coup de chance, je tombe sur le tube Slam avec une terrible intro rock. Un rappel un peu maigre avec seulement le titre Hold Your Color.

Au final, 1h30 de concert sur-vitaminé. Dans la salle tout le monde est trempe. Pendulum prouve que le drum & bass est un rythme qui peut s'accorder facilement avec du rock, faisant fuir les puristes mais gagnant l'estime d'un autre public certainement plus nombreux et plus ouvert.


Intro + Slam :



Hold your color :