Une salle pleine à craquer de tous les rebus de Paris. Autant de skinheads que de keupons aux crêtes démesurées dù surement à une programmation hétéroclite. Mais ce mélange de communauté est venu en partit pour le même groupe : The Adicts. 35 ans au compteur. Le groupe arbore un look puisé dans les héros de Orange Mécanique. Le chanteur grimé en mime style Alex n'aura pas à faire grand chose pour enflammer la salle. Dès le premier riff de guitare, la chaos se déclenche dans la salle. L'aire est moite et fétide. Les pogos puent la bière et les embrouilles. Toutefois, c'est assez satisfaisant de voir certains punks se faire rembarrer par les skins qui ont en marre de se faire piquer/griffer par les pointes de leurs blousons. Bref ça part dans tous les sens et il faut être inconscient (ou bien chargé) pour s'aventurer dans la fosse. Du concert je retiendrai pas grand chose à part les tubes comme Viva Revolution ou Chinese Takeaway, et les cotillons envoyés régulièrement par le chanteur comme s'il cherchait à cacher un show moyen en manque de souffle. Vivement les Toy Dolls samedi !
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Shane Cough : Première partie intéressante. Mélange d'electro de punk et d'indus. On frôle le metal sur certains morceaux. Le chant et les guitares sont saturés, les rythmes binaires, les beats proches du drum'n bass. La jolie chanteuse passe du chant mélodiques aux cris saturés. Show très intense. L'ensemble est très "hype". On pense à The Tings Tings jouant du Punish Yourself. Pas mal mais on fait vite le tour.
X Makeena : Grosse claque visuelle et sonore et ceci, dès le premier morceau. J'ai dû ricaner une demi-seconde quand j'ai vu les déguisements à plumes et à tubes mais très vite on se laisse embarquer dans leur univers post-apocalyptique. L'ambiance est sombre et pesante tout en étant dansant et festif. Le son est énorme, le jeu de scène combiné à celui des jeux de lumières est hallucinant, les décors et les déguisements recherchés. Il y a un effet visuel diffèrent sur chaque morceau si bien qu'on attend le prochain avec impatience. Côté son, les nouvelles compos sont plus lentes mais néanmoins lourdes et puissantes. Mais on aura quand même droits à des bons passages drum rentre-dedans comme on aime. Les flows sont comme sur cd : clairs et ultra-rapides. Super concert époustouflant d'originalité. Le groupe est généreux et content de faire ce qu'il fait. A la fin du concert, direction le merchandising pour acheter le dernier skeud afin de les encourager et les remercier de leur remarquable travail. De plus l'album n'est dispo que sur le web ou dans les salles de concert, raison de plus pour allé les voir.
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[Videos] Anti-Flag, Alexisonfire et Four Year Strong à l'Elysée Montmartre 09.11.09
0 commentaires Publié par nonologo à 22:52Live report publié sur Vacarm.
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Les concerts à Paris c'est pas ce qui manque. Il y en a tous les soirs dans tous les quartiers et pour tous les goûts. Le problème quand on adore ça, c'est qu'il faut surveiller son budget parce que le moindre petit concert dans un bar glauque dépasse vite les 15€. Heureusement, il y a encore des salles et des assocs qui se bougent et qui proposent des concerts en entrée libre qui satisfont les amateurs de musique sur la paille et qui permettent surtout de découvrir des nouveaux talents. Et c'est exactement ce que propose ce soir Radio Néo avec sa soirée des Concerts Outrageusement Public au Glazart. Arrivé sur les lieux à 20h et pas mal de monde sont déjà présent. Pour l'instant l'ambiance est plutôt réception chez mamie. Mais vue la progr, je reste confiant et me dis que l'ambiance va se relâcher dans la soirée. Passage au vestiaire (2€) puis une pinte au bar (8€). Bing ! Voilà que j'ai déjà cramé la moitié de mon budget de la soirée.
Le groupe Soma est sur la scène et s'applique dans sa besogne. Et il le fait même très bien ! Je suis assez surpris de trouver un groupe aussi pro jouer en première partie. Bon, c'est pas trop mon style mais il faut reconnaitre que les gars assurent. Le quatuor (chant/guitare, guitare, basse, batterie) tous de blanc vêtus, joue dans un registre pop-rock avec chant en anglais dans la veine Stuck In The Sound et autres HushPuppies. Le registre a déjà été bien exploité avec la vague récente de pop-rock à la british et il en ressort inévitablement un goût de déjà-vu. En fin de compte, Soma n'invente rien mais le fait bien. Le groupe est techniquement bon, ils remplissent bien la scène, le jeux de scène est présent et le chant excellent. La petite touche d'originalité sera les quelques morceaux joués avec la mandoline. Ça ajoute un côté folk bien plaisant. Très bon concert en guise d'amuse gueule. Je regrette de ne pas avoir fait une vidéo d'eux.
Vient ensuite la bizarrerie de la soirée : Dépotax. Impossible de le cataloguer. Imaginez un croisement entre Shaka Ponk et Aphex Twin aussi bien sur le plan musical que dans le visuel. Ca donne une drôle de chimère qui chante et se dandine sur scène. Au début j'ai cru que le mec se baladait avec une serpillière sur la tête. Mais une fois la fumée dissipée je me suis rendu compte qu'il portait en fait un masque. Un masque foutrement bien réalisé d'ailleurs. Une fois l'effet découverte passé on se lasse vite. Le personnage tente de nous faire entrer dans son univers sordide, angoissant et fascinant. Mais j'avoue que je suis passé complètement à côté. J'ai pas réussi à rentrer dedans et au final ça en devient comique. Mais peut-être était ce ça l'effet voulu ? Mystère... Au final, j'ai l'impression d'avoir assisté à un film de David Lynch : rien capté, pas aimé ni détesté mais aimerais en savoir plus...
Les suivant sont la principale raison de ma venue ce soir : Kiemsa, groupe Nantais qui dépote. J'ai découvert le groupe au Festoleron en 2005. Ce soir là, le groupe avait foutu une baffe monumentale aux 12000 personnes présentes et a bien fait flipper Mass Hysteria qui jouait juste après. Depuis, Kiemsa continue son chemin en laissant de côté le ska tout en conservant les cuivres et s'oriente sur un punk-rock cuivré. Malheureusement -allé savoir pourquoi- le groupe a du mal à percer en région parisienne et c'est donc en futur conquérant qu'ils se présentent au Glazart. Les gus (chant, guitare, guitare, basse, trompette, trombone, batterie) arrivent sur scène vêtus de costumes et chemises noires. Le chanteur n'a l'air de rien comme ça, mais dès que l'intro de Vice Vegas se fait entendre, il se met en mode psychopathe de la scène et saute tel un diable libéré de sa boite. Kiemsa, groupe vivant par excellence balance un punk-rock tantôt groovy, tantôt rock'n roll avec des passages carrément hardcore ou electro-punk. Il ne faudra pas beaucoup de temps pour que les premiers pogos fassent leur apparition. Ceux-ci seront aérés mais soutenus. Sur scène c'est une déferlante d'énergie positive et contagieuse qui se propage dans la salle. Les gars se donnent à 100% et se font plaisir tout en gardant une totale maîtrise de leur show. On assiste à un véritable 7-mens shows. Aucun membre du groupe ne reste en retrait (sauf le batteur qui est condamné à rester derrière). Sur certains morceaux les cuivres prennent les micros et vont sur le front intensifiant encore plus le set. Le bassiste se fera une petite virée dans la fosse au milieux des fauves. Sympa. La setlist est largement orientée sur leur dernier album qui cela dit en passant est vraiment excellent. Ils terminèrent par un Mass Media destructeur au refrain facile à retenir (fuck you ! fuck you very very much !). Kiemsa avait 30 minutes pour convaincre. Mission réussie haut la main !
Le dernier groupe n'est autre que les parisiens de AqME. Bon, autant l'annoncé tout de suite : je n'aime pas AqME. C'est comme ça. Toutefois étant donné que le groupe offre généreusement un concert, je ne peux que aller dans leur sens et être objectif. Donc, exit les préjugés et on observe le concert. Le combo parisien est à la maison et le public le lui rend bien. Les fans se tassent dans la fosse et les pogos partent au quart de tour. La setlist alterne entre metal brutal et rock lourd planant. Le chanteur est à l'aise dans les deux registres et communique bien avec son public. On sent clairement la rancœur quand il proclame entre autres que le rock français se meurt (mmm... pas trop d'accord. mais on va pas rentrer dans le débat) et laisse exploser sa rage dans ses chants. Le jeu de scène est assuré en majeure partie par celui-ci. La bassiste plus discrète mais bien présente assure son rôle avec classe et ajoute à l'intérêt du show. De ce que j'ai vu, le groupe se place dans un style beaucoup plus violent et bourrin de ce qu'il nous avait habitué. Peut être un désir d'évacuer tout ce qu'ils gardaient pour eux jusqu'à maintenant.
En conclusion, bonne soirée et bonne ambiance avec des groupes tous aussi intéressants les uns que les autres chacun dans leur style. Merci à Radio Néo ainsi qu'a tous les organisateurs.
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