Dans le cadre du Eastpak Antidote Tour, l'Elysée Montmartre proposait mardi soir une intéressante programmation de rock US.

Arrivée à 19h45 et le deuxième groupe a déjà entamé son show. Je me demande à quelle heure a commencé le premier. La salle est pleine mais n'affiche pas complet. Skindred, avec son ragga-metal agressif, ose une approche musicale assez originale. Le chanteur rasta est très à l'aise sur scène et dégage beaucoup d'énergie pour chauffer la salle. Il saute et court d'un bout de la scène à l'autre sans lâcher une seule fois le public. Sur certains morceaux ou en interlude il utilise un sound- system bricolé comme fond sonore. La sauce finit par prendre, surtout après que celui-ci est titillé le public en lui demandant s'il était allemand ou hollandais. Apparemment nos amis de l'Est les ont déçus. Musicalement, autant, j'adore le mélange reggae-punk (Manu Chao, The Clash, Sublime …), autant le mélange ragga-métal me semble moins évident. Quoiqu'il en soit Skindred avec son métal sautillant a assuré avec succès son rôle de chauffeur de salle.

Skindred - Pressure :



Le set suivant est assuré par les gars de Street Dogs de Boston. Les t-shirts Dropkick Murphy's font leur apparition devant la scène. Il est vrai que Street Dogs inclus le premier chanteur du célèbre groupe de punk celtique. Le groupe arrive confiant et décontracté sur scène. Ils commencèrent avec Mean Fist. Le chanteur est dans le même style que celui des Dropkick Murphy's mais en plus sympathique. Dès le premier morceau, il monte sur les énormes enceintes de la scène. Dans la fosse, le public est dans un premier temps plutôt timide et préfère observer. Mais se sera sur le second titre Not without a purpose que la fosse explosera. Le groupe se donne à fond et enflamme la salle un peu plus à chaque morceau. Les mélodies de Street Dogs sont assez proches de Dropkick Murphy's mais en un peu plus lent. On y retrouve les sonorités irlandaises sans les instruments folkloriques. Ils terminèrent par In Defense of Dorchester suivi de Fighter et provoquèrent le seul Circle Pit de la soirée. Au final, 30 minutes de set. C'est court. Trop court. J'en aurais bien repris une demi-heure de plus.

Street Dogs - In Defense of Dorchester :




Une petite pause histoire de reprendre son souffle et les Flogging Molly arrivent sur la scène. Le groupe est composé du chanteur à la guitare acoustique, d'un violon, accordéon, guitare électrique, basse et batterie. Ils commencent sec en balançant un Paddy's Lament ravageur. Gros mouvement de foule dans la salle. Tous ceux qui n'ont pas eu le temps de terminer leur verre balancent leur gobelet en l'air. La bière vole dans tous les sens. On est tous compressé dans une énorme marrée humaine. Et Flogging Molly ne compte pas faire dans la dentelle en enchainant avec Swagger. Impossible de ne pas bouger. Toute la salle danse, saute ou pogote sur les sons d'un folk-punk-festif qui déménage. C'est moins punk que le précédent groupe mais beaucoup plus dynamiques. Dans la fosse, les pogos sont énergiques et puissant mais jamais violents. C'est bon esprit. Même si des fois c'est limite quand on veut se reposer et que un gars derrière nous pousse volontairement dans le pogo. La setlist est bien dosée. On passe des ambiances survoltées sur les titres incontournables comme Drunken Lullabies, Devil's Dancefloor, Salty Dog, Selfish Man ou What's left of the flag aux petits instants calmes où on prend le temps de respirer sur des balades comme Whistles of the wind, If I ever leave this world ou Float. Le chanteur félicite le nouveau président des Etats-Unis entre deux morceaux. Le groupe conclue par Seven Deadly Sins qui termine d'achever les plus virulents.

Flogging Molly - Whistles of the wind :



Flogging Molly - Rebel Of The Scared Heart :




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