Du lourd ! Du très très lourd ! Le Tokyo Ska Paradise Orchestra a enflammé la scène du Café de la Danse dès le premier morceau devant un public de fans. La salle composée de près de la moitié de nippons (même à Japan expo j’en ai pas vu autant) était aux anges devant un groupe en très grande forme ce soir là. Après une arrivée modeste sur scène, le groupe incluant 9 membres en costumes (4 cuivres, guitare, basse, batterie, percus et synthé) allume la mèche en commençant par Like Jazz On Fire suivi du terrible 5 Days Of Tequila. Le public est au taquet et réagit au quart de tour enchaînant sautillements, pogos et même quelques slams. Ce qui est assez inédit pour une salle chicos comme le Cafe de la Danse. La température monte à chaque morceau. Tout le monde dégouline de partout, même ceux au fond. Et les chemises finissent par tomber aussi bien dans la salle que sur scène. Le groupe visiblement très heureux d’être là, surtout devant une salle remplie que de fans fait la part belle a leur dernier album Perfect Blue qui encore une fois est une belle réussite. Les TSPO balance les morceaux sans aucun répit. Les titres sont beaucoup plus rapides et plus rock que sur CD mais jamais le groupe ne tombe dans le punk vulgaire et garde avec classe une totale maîtrise de leur ska-kung-fu. La précision et le débit des cuivres impressionne. Et que dire du guitariste sautant dans tous les sens et qui est acclamé comme une rock star quand il fait ses solos. Sans compter les solos débridé du claviste utilisant ses pieds voir son siège sur le clavier. Et je ne parlerai pas du batteur, véritable pile électrique s’acharnant sur son matos. Clairement, le TSPO est un groupe composé de musiciens de très hauts niveaux. De plus, il n’y a pas vraiment de chanteur attitré ce qui rend chaque morceau intéressant. Dans la setlist on retrouvera des morceaux branchés ska 60’s : Paradise Blue, Brave Eagle Of Apache, Witching Hour, Hole In One, Silent By Your Side. Et des instants plus festifs avec les reprises de Jamaica Ska et de Tetris. Et des morceaux décoiffant tels que les incontournables Ska Me Crazy, White Light et Down Beat Stomp provoquant des ravages dans la fosse. On regrettera un rappel trop court avec seulement un seul titre, une super reprise de L’Hymne à l’Amour d’Edith Piaf. Mais on leur pardonnera vu l’intense set qu’ils nous ont livré.

En tout, 1h30 de ska survitaminé tout en maîtrise. Malgré l'amputation d'un des cuivres du groupe suite à un accident, le Tokyo Ska Paradise Orchestra nous a livré un véritable 9-mens shows de folie. On ne peut qu'attendre avec impatience leur prochain passage en France.






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1 commentaires:

Tatayet a dit…

c'était tous simplement génial,
pour le bruit ca balançait grave et pour la sueur même en étant au fond j'étais trempé et mes vêtements aussi

mais ca reste l'un de mes meilleurs concerts de l'année.

et y a pas a dire c'est des grands malades. J'espère vraiment pouvoir les voir en festival.