Jay Reatard au Point Ephemere

Jay Reatard @ TRIX

Sous l’insistance d’un pote me voilà en ce mardi soir partit pour un concert dont je ne connais pas le nom, ni le style, ni le lieu. Les hostilités se déroulent au Point Éphémère, petite salle situé dans un ancien local désaffecté sur les bords du canal St-Martin. Le lieu est sympa et on peut sortir sans problème avec son gobelet pour se poser sur les bords du canal. Le public a répondu nombreux car la salle annonce complet. Public d’ailleurs en grande majorité dans le style rocker bobo parisien.

On tente d’entrer durant la première partie, mais la salle est pleine à craquer et à part le poteau devant moi je ne voyais pas grand-chose. Retour au bar en attendant la fin de la première partie. Pis retour dans la salle pendant l’inter-concert. On arrive à se faufiler dans la masse en guettant le moindre cm² de libre.

Le groupe Jay Reatard débarque sur scène et balance sans préliminaires ni vaseline leur garage punk qui envoie du bois. C’est partit pour 40 minutes de concert non-stop où le plus long morceau atteint tout juste les 2 minutes. Le son est très fort. Le public un peu timide au début, se laisse emporter et forme des pogos compacts. De la bière vole dans tous les sens constamment, si bien que je me demande si il y avait pas des gars qui se payaient des bières uniquement pour arroser la foule. Dans la fosse, les pogos virulents du début se calment suite à l’arrivée d’un gars de la sécu qui se plante en plein milieu. Mais après s’être pris un gros flot de bière en pleine gueule, celui-ci part sans demander son reste et laisse les souries danser. Sur la scène ça envoie sévère. Le groupe est composé de 3 membres. Le guitariste chanteur, sosie de James Hetfield à ses débuts. Le bassiste, sosie de Clovis Corniac dans Brice de Nice (désolé pour les références). Et le batteur, sosie de … ben en fait, j’ai jamais pu le voir, faute d’être caché pile poil dans l’axe de ce fichu poteau. Le groupe est à fond et ne laisse pas une seconde de répit au public. Le bassiste à lui tout seul vaut le détour pour son jeu de scène énergique et hypnotique. Tel un jack Black s’étant pris un ou deux rails, le personnage s’agite dans tous les sens, reprend en playback les chants de son compère et enchaine les grimaces. Tout simplement stupéfiant. Le guitariste caché derrière sa tignasse et accroché à son micro, bouge sur place tel un gars qui est sur du 220. Le groupe enchaine les morceaux plus vite que mes gorgées de bière. Limite, on a même pas le temps d’applaudir. Ces gars là sont pressés au point que le temps de faire un aller retour derrière la scène pour faire mine d’un rappel et hop, allé que je te re-balance du gros son punk dans la gueule. Avec en final un slam raté du bassiste qui après ça, court vite sur le coté de la salle pour ouvrir le stand merchandising. Comme dirait l'autre : ça c'est du rock !

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