Je profite de mon petit week-end à Limoges pour aller faire un tour à La Fourmi, ex Grand Zanzibar. La déco style pirate a laissé place à une déco plus moderne et le retrait des tables et des chaises devant la scène laisse sous-entendre que désormais la salle est plus orientée concerts. Ce soir, au programme, le groupe de la région : les Polyglotte.
La première partie est assurée par le groupe KKC Orchestra. La plupart des titres sont dans un style chanson-rap faisant penser à Syrano ou à Java. Certains morceaux sont plus swing-electro, genre Caravan Palace voir même drum & bass. Dans l'ensemble le groupe joue une musique fraiche et honnête et fait plaisir à voir. Ils se sont bien défendus et ont au fur et à mesure des titres conquis largement le public.
Vient le tour des enfants du pays, les Polyglotte. Le groupe est très populaire dans la région et a su se faire une certaine notoriété. La plupart des titres joués sont issus du dernier album. Le groupe s'est fait connaitre pour son ragga-musette festif et dansant. Les nouveaux titres sont plus électriques et désormais le groupe s'oriente sur une voie plus rock et dub. J'ai d'ailleurs entendu beaucoup de commentaires autour de moi évoquant ce fait. Quoi qu'il en soit, cela n'a pas empêché que le concert se déroule dans une bonne ambiance. Les nouveaux titres sont bien accueillis par le public qui est dans l'ensemble assez jeune. Le groupe a pris de la bouteille, et maitrise bien son show. Surtout que ce soir, il sont chez eux. La salle est mal aérée et le fait que tout le monde danse ou pogote fait vite monter la température. L'alcool coule autant que la sueur. Le groupe a mis un peu de côté le festif mais reste un groupe convivial qui assure sur scène.
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Le Peuple de l'Herbe pour la promo de son Live passe faire à nouveau un petit bonjour aux parisiens à la magnifique salle de la Cigale. On peut dire que cette année, ils n'ont pas chômé. Après avoir sorti leur dernier album Radio Blood Money l'année dernière, ils ont enchainé les dates et ont fait la tournée des festivals en France. Et les voilà reparti à nouveau pour une seconde tournée dans le cadre de leur dernier opus.
Après une première partie désastreuse d'un groupe dont je ne me rappelle même plus le nom, le concert va enfin commencer. Entretemps je fais quelques allers-retours entre le bar et la fosse et en profite pour faire de la pub de mon blog aux différents amis de comptoir que je me fais. Très vite, la petite fosse est pleine et il devient difficile de s'approcher de la scène.
Le concert commence. Ils débutent les hostilités avec History Goes et Channel Reality. Du bon ragga sur un beat electro rap. Les gens sautent, et moi aussi sans le vouloir. Le plancher de la Cigale fait penser à un énorme trampoline. JC 001 est en forme avec son flow tueur et son groove indéniable. On passe dans un registre acid-jazz electro avec Adventure, Trace et Yep. Puis dans le reggae dub avec le titre Judge Not chanté par Sir Jean. Jusqu'à présent le public pourtant bruyant était resté assez sage. Mais JC001 ne comptant pas en rester là, refait son apparition et fait sauter la salle avec Free Degre suivi d'un gros interlude drum & bass rock qui allume la mèche et déclenche les premiers pogos. On passe enfin aux choses sérieuses et il fait très chaud dans la salle. Ils calment le jeu avec le titre dub Riddim Collision qui sera suivi du terrible Herbman Skank qui fait danser toute la salle, voir pogoter pour les plus enragés. A ce niveau là du concert on peut dire que la salle entière est dans la transe et sous le charme. Et on en redemande encore et encore. S'enchainent tous les tubes : Plastic People, El Paso (sans Puppetmastaz) , PH theme chanté par Sir Jean avec le refrain repris en chœur par un public enthousiaste. Ils terminent par The Fall, titre que j'adore, bien electro hardcore.
Pour le rappel, ils reviennent avec les turbulents Svinkels pour faire leur titre commun Monde de Merde. Il sera suivi par le tube Mission avec un JC001 toujours à fond. Enfin, histoire de nous achever, ils terminent par le dansant No Escape qui mit la salle sans dessus dessous. Pour le dernier rappel, ils firent à nouveau Judge Not. Je trouve frustrant pour un groupe qui a sorti quatre albums à son actif, d'avoir en rappel un titre déjà joué. C'était la seule fausse note du concert.
Pour conclure, excellent concert d'un groupe dont il est impossible de définir le style et qui reste l'un des meilleurs de la scène electro française.
Judge Not :
El Paso :
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Ce week-end c'était la technoparade à Paris. Habituellement, je n'y vais jamais car celle-ci est prévue en même temps que la fête de l'huma. Hors, cette année, la venue du Pape à Paris à décaler la date de la parade. Au programme : techno, house, makina, jungle, hardtek, gens dansant sur des arrêts de bus ou cabines téléphonique, beaucoup d'alcool, slims, crêtes, cheveux teints, prédominance du violet, rose et noir dans la vestimentaire, fringues G-Star Raw/Dielsel/D&G, chaussures pointues, plein de djeuns dont j'étais incapable de dire si c'était garçon ou fille. Même si le public délire était bien présent, je suis déçu par le manque d'originalité des décors des chars et le fait que pratiquement personne n'était déguisé.
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Après la fête de l'huma, on se dit qu'on va aller au salon Paris Manga, histoire de se changer les idées et de voir autre chose que des concerts. Et là, on tombe sur ... des concerts. Donc, c'est reparti pour les chroniques rapides des concerts qu'a proposé le Paris Manga. Dans l'ensemble, que des groupes style gothique. A croire que le manga est obligatoirement associé à de la musique sombre et violente. Pourtant, dans mes souvenirs la musique de Cowboy Bebop est géniale et variée, et les génériques des mangas phares comme Naruto, Bleach, et One Piece sont assez gais. Bref, les concerts ont duré en moyenne chacun 20 minutes. J'ai pris un coup de vieux quand j'ai regardé autour de moi la moyenne d'age du public.
Le premier groupe présenté s'appelle Atomsk. Avec leur look streampunk, ils jouent un genre de jazz rock torturé avec des passages métal violents. Le chanteur à la gueule d'ange chante pas mal, sauf quand il se met à crier comme un malade. Le groupe, en plus de la guitare/basse/baterie est accompagné d'un violon et d'un clavier ce qui fait bien ressortir les mélodies. Sincèrement, j'ai trouvé ça pas mal du tout. Par rapport aux deux groupes qui vont suivre, c'est pour moi celui qui est le plus crédible.
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Première fois que je débarque aussi tôt à la fête de l'Huma. Il faut dire que la programmation n'a rien d'alléchant le soir. Donc, nous voilà devant la scène Zebrock à 15h pour voir le groupe Ina-Ich qui commence à faire parler de lui cette année. Je constate que dans le public, il y a pas mal de 14/15 ans et en particulier des filles. Il faut dire que la très jolie chanteuse asiatique avec son charisme sur scène, son côté sombre, mélodique et violent et ses textes qui parlent de mort ou d'amour rejeté doit pas mal toucher les jeunes. Ce n'est pas trop mon genre de musique, mais j'étais curieux de voir ce que ça donnait en live. Le style musical de Ina-Ich, c'est du rock sombre avec des mélodies jouées au piano. On devrait plutôt dire du piano accompagné de rock car tout est centré autour de la chanteuse pianiste. Sur certains titres, on est proche du métal ou encore de l'electro-rock. La chanteuse est soit calme et douce assise derrière son piano, soit agressive et violente debout au micro à sauter au devant de la scène. Le concert était court. Elle a joué : Crache, Ame Armée, Belle Asiatique, Au Revoir, Parfait et termine par Libre comme l'eau. Bon concert. Dommage qu'il y avait des gars bourrés derrière qui criaient "à poil" ou "je te kiffe Satan". Mais bon, c'est ça aussi les festivals.
Direction la grande scène pour aller voir Thomas Dutronc. Excellent concert. Mieux qu'à Solidays je trouve. Concert de jazz manouche plein d'humour et de petits piques lancés aux communistes. Ils ont joués Comme un manouche sans guitare, j'aime plus Paris, Jeune, je ne savais rien, Veish A No Drom, J'Suis pas d'ici, Nasdaq. Grand moment de délire et d'improvisation sur Les Frites Bordel, où il scandait "Vive le saucisson", Vive le boudin" ou encore "Vive les raviolis". Ils firent un rappel avec entre autre un meddley des Triplettes de Belleville avec un final assuré en majeure partie par des solos de folie de la part du violoncelliste. Concert drôle avec paroles réalistes, ainsi qu'une excellente démonstration du talent des musiciens et une très bonne prestation de Thomas Dutronc tout en modestie.
Ensuite, au stand Landais, on tombe à nouveau sur le groupe El Comunero. Cette fois, ils ne sont que trois et ils jouent devant le stand, dans la rue. L'intensité des chansons interpelle les passants qui s'arrêtent et grossissent progressivement le cercle autour du groupe. A la fin de leur concert, ils annoncent que par la suite un autre groupe assure le relai : Es Lo Que Hay. Le groupe est formé de presque 10 musiciens (banjo, guitares, contrebasse, batterie, yukelele, saxophone, accordéons, clarinette). Il leur a pas fallu une chanson pour mettre une grosse ambiance dans la rue. Très vite, il y a beaucoup de monde et on ne peut plus passer. Les musiciens ainsi que le chanteur ont du charisme et avec leur bonne humeur et leur accent chantant du Sud-Ouest savent y faire pour faire bouger. Ils jouent un genre de chanson punk musette de comptoirs à la Hurlements d'Léo chanté en français ou en espagnol. Le chanteur principal monte régulièrement sur une des tables devant la scène pour relancer la foule qui se fait de plus en plus nombreuse. Ils font des reprises de la Mano Negra, La Rue Ketanou ou de B-Roy (ex-Radio Bemba). Un concert explosif de près d'1h30 totalement fait à l'arrache. Pour moi, le meilleur du festival.
Ina-Ich - Parfait :
Thomas Dutronc - J'aime plus Paris :
Es Lo Que Hay - Y' ADN :
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Le temps est un peu menaçant, mais ça semble tenir bon pour la soirée. On devrait pas avoir de pluie pour cette nouvelle édition de la Fête de L'humanité au Parc de la Courneuve. On arrive pour le concert de Dub Inc. Je discute avec un breton Szigetiste qui me raconte qu'il les a déjà vu 3 fois cet été. Il faut dire que leur tournée 2008 aura été très active pour le groupe car ils ont pratiquement répondu présent à tous les festivals de France. Et la tournée est loin d'être terminée. Le concert commence à 19h. Déjà beaucoup de monde et en particuliers de jeunes malgré les bouchons et le lieu reculé par rapport à Paris. Après les avoir vu à Solidays et au Bataclan cette année, y a plus trop de surprise. D'ailleurs c'était exactement le même concert que Solidays. Même tenue, même playlist, mêmes répliques. Qu'importe, l'ambiance est là. Comme d'hab, ils sont toujours aussi dynamiques et proche du public. Ils commencent par Monnaie suivi de Survi. Puis poursuivent avec un bon assortiment de leurs 3 albums : Afrikya, Métissage, Murderer, Diversité, Décor, My Freestyle... Ils terminent par Rudeboy et Jump Up en faisant sauter toute la fosse.
Histoire de bien manger après un bon concert et en attendant le concert de Tiken, on décide de se balader du côté des stands des régions de France, près de la scène Zebrock. Dans le stand Midi-Pyrénées, on tombe sur le groupe El Comunéro réunissant entre autre le chanteur de l'Air de Rien ainsi que celui des Hurlements d'Léo. Pas moins que ça. Ils jouent en acoustique des chansons révolutionnaires espagnoles dans un style assez péchu. Très bonne surprise, de trouver ces deux pointures de la chanson francaise ensemble dans un même projet. Groupe à suivre de près.
Après avoir mangé une bonne fondue de Jura, nous nous dirigeons vers la grande Scène. En passant dans les secteurs 94 et 77, on s'arrête au stand Melun, car je suis intrigué par un étrange groupe : Mister Karot. Le groupe joue du rap sale et vulgaire sans se prendre au sérieux, un peu à la Svinkels. Mais c'est surtout le gars déguisé en carotte géante et son pote déguisé aussi en lapin qui font l'animation. Ils interpellent tous les gars qui passent dans la rue. Le pauvre lapin s'est fait agressé par un gars qui lui a arraché son oreille avec les dents. J'ai pas trop pu voir de quoi était capable le vrai groupe (ceux qui font de la musique) car les plombs du stand n'arrêtaient pas de lâcher. J'ai pu juste voir que l'un des chanteurs à terminer à poil sur la scène. Bref, un groupe délire qui se prend pas au sérieux.
On arrive à la grande scène. Tiken Jah Fakoly a déjà commencé son concert. Il y a beaucoup de monde. On préfère se mettre sur la bute en hauteur pour bien voir. Après avoir vendu ma place au Printemps de Bourges, donnée celle du Garance Festival, et zappé son concert à Solidays, je vois enfin le concert de Tiken jah Fakoly cette année. Comme à son habitude, il est toujours très remonté contre la société, saute dans tous les sens, cour d'un coin de la scène à l'autre et dénonce toutes les injustices. Mais il prend quand même le temps de faire la promo de son dernier album : "Yeah Man. Il faut que tu achètes mon album. Jah Rastafarai." Sur ce que j'ai vu, il n'a fait que des titres de ces deux derniers albums : L'Africain, Foly, Ayebada, Quitte le pouvoir, Aloumaye, Ca va faire mal, Kuma, Ouvrez les frontières, Africain à Paris ... A noter une magnifique adaptation en acoustique de Plus rien ne m'étonne.
En se dirigeant vers la sortie, on tombe sur les Fizcus?!, groupe de ska rock déchainé faisant un concert dans un petit stand. Le groupe a toujours la pêche et fait plaisir à voir.
Dub Inc. - Décor + My freestyle :
Tiken Jah Fakoly - Plus rien ne m'étonne :
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