Après le concert molasson du Trabendo il y a un an, je n’attendais pas grand-chose de ce concert. Pourtant on y croit encore et on prend le risque d’allonger 20 euros pour aller voir de nouveau les Mad Caddies. Cette fois, ça se passe au Nouveau Casino, un des lieux les plus actifs de la capitale pendant l’été avec le Glazart et le Batofar. Pas mal de monde à l’ouverture. On retrouve le public de Streetlight Manifesto, NOFX et autres Propagandhi.

La première partie est assurée par le groupe niçois Freygolo. Ils jouent un punk-rock à l’américaine teinté de cuivres ska. Cuivres d’ailleurs (trompette et trombone) pratiquement pas utilisés. Les musiciens étant plus là pour faire le show et les choeurs que pour utiliser leurs instruments. Un rendu un peu fouillis et une batterie trop forte rattrapé par un set efficace et un jeu de scène survitaminé. Le public restera réservé mais attentif. Pour le dernier morceau le trompettiste descendra dans la fosse pour animer tout ça. Une bonne première partie.



Le changement de matos sera assez long (une bonne heure) et on devra souffrir le martyr en se tapant bien 15 min de raggamuffin de cluber juste avant le concert. La salle n’est pas pleine à 100% mais tout le monde est entassé devant la scène. Mad Caddies arrive enfin sur scène et commence direct avec The Dirige, un savant mélange de punk, ska et dixieland qui ont fait la popularité du groupe. Le public part au quart de tour dès la première note. Enchaînement avec le morceau reggae Lay Your Head Down et se sera la même formule jusqu’à a fin du concert : une alternance de titres reggae californien et de titres ska-punk. Ce qui rendra les pogos des plus intéressant étant donné qu’on a le temps de souffler entre chaque morceau bourrin. D’un point de vu jeu de scène, rien de transcendant. Certes, le groupe n’a pas le grain de folie de Reel Big Fish ni la précision technique de Streetlight Manifesto mais le groupe a un répertoire de tubes des plus impressionnants : Drinkin For 11, State of Mind, Last Breath, Weird Beard, Leavin, Road Rash, Vilains, Monkeys, Coyote… Un rappel règlementaire avec No Hope et le festif All American Badass. Et un second rappel plus spontané digne d’une féria du sud ouest avec le public qui chante en chœur l’air de All American Badass. Le dernier morceau joué, Contraband, sera des plus jouissif où le public ou du moins ce qu’il en reste, lâchera ses dernières forces dans un ultime pogo destructeur.

Non, décidément un concert sans équivoque meilleur que celui du Trabendo. Groupe plus souriant et plus généreux dans une salle remplie juste ce qu'il fallait pour apprécier un concert, avec un public pas là par hasard. Excellent concert de pré-rentrée.






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