Après m’être perdu dans le 20ème suite à une tentative de trouver un raccourci que jamais je ne trouva, j’arrive par miracle pile poil à temps pour le set de la Scaña Del Domingo à la Maroquinerie. Pas mal de monde se sont donné rendez-vous pour retrouver le combo parisien. D’ailleurs, j’aperçois quelques membres des Fils de Teuhpu qui seront en concert sur Paris ce week-end. La salle est au trois quart pleine et comme d’hab il y fait méga chaud et l’air est poisseux. Juste le temps de passer au bar avant que le concert commence.

A l’écoute des nouveaux titres du dernier album sur leur site, on pourrait se dire que La Scaña s’est calmé. Mais il n’en est rien. Le groupe balance un set intense et ultra rythmé avec une setlist faisant la part belle au nouvel album. Avec un humour décalé et pince-sans-rire et des morceaux rock-swing-ska qui dépote, le groupe enflamme la Maroquinerie. Le public, sage dans un premier temps finit par se lâcher et se laisse entraîner dans la danse endiablée. Outres les blagues de second degré, les paroles sont rares et laisse la place à un show keatonien qui met à l’honneur les 3 cuivres. L’idée d’interrompre le spectacle par le pseudo clown lourd-dingue de la première partie n’était pas des meilleures mais permet tout de même de relancer de plus belle le concert avec un New Orly fracassant. On retrouvera aussi tous les meilleurs morceaux du second album : New Delhi, Tea Time, Boule à Facettes, Docteur, Geisha … Le groupe Le Ptit Bazar participera sur différents morceaux durant le concert multipliant ainsi les cuivres, ce qui fit son plus bel effet.

Au final, à l’aube de son troisième album, La Scaña Del Domingo garde le même style en peut être un poil plus rock et continue à nous surprendre agréablement notamment en distribuant des masques au public afin que toute la salle y compris le groupe ait la même tête. Et j’espère qu’ils garderont cette setlist explosive pour les prochains festivals qu’ils feront.





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