Après le raz de marée Manu Chao de la veille, on décide de jouer la prudence et de garder ses distances pour profiter pleinement du concert des Wampas. Il est 17h, pas un nuage et déjà la grande scène est pleine à craquer. Didier Wampas arrive sur la scène telle une rock star se pavanant et la foule le lui rend bien. Clin d’œil à la fête de l’Huma, il est coiffé d’un chapeau de l’armée russe. Il mettra tout de suite les pendules à l’heure en jouant le brutal Comme un Punk en Hiver. C’est sûr, on est loin, très loin du prétentieux show de Keziah Jones. Les Wampas balance du punk à l’état brut, ni plus ni moins. Dès le premier morceau un nuage de fumée apparaît au devant de la scène, ce qui nous laisse imaginer l’intensité du bordel général dans la fosse. Didier Wampas nous fait partager son amour pour le kitsch et le disco (Macho Man, Où sont les Femmes ?). Le personnage a un côté décalé irrésistible et un sens de l’improvisation hors normes. Entre ses numéros d’équilibristes sur les enceintes ou sur le public, ses chants celtiques pour faire honneur aux bretons de la fosse ou son amusement à se coiffer de tous les couvre-chefs que lui envoie le public, Didier a le truc pour enflammer les foules. Quelques furieux sortent du pogo. Ils sont faciles à reconnaitre : c’est ceux qui ont les cheveux et les cils blancs. En rappel, le chanteur, toujours le goût pour la provoque, portera fièrement sur ses épaules le drapeau américain. Il terminera par le dansant Petite Fille en invitant le public féminin à venir danser sur la scène. Un grand moment de rock’n roll comme savent si bien faire Les Wampas.
Setlist : Comme un punk en hiver, L’aquarium tactile, C’est l’amour, Rising, Je n’aime que toi, Trop Précieux, I Hate Switzerland, Rimini, Manu Chao, Rising, L’Eternel, Yeah Yeah Yeah, Les Bottes Rouges, Comme un ange qui pleure, L’idole des punks, Oï, Ce soir c’est Noël, Kiss, Petite Fille.








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