Sziget 2008 - Jeudi

On commence la journée avec le spectacle de Marionnettes sur l’eau du Viet-Nam. C’est un théâtre de marionnettes aquatiques qui raconte la vie des fermiers qui travaillaient toutes leur vie sur les rizières. C’est un spectacle traditionnel qui leur permettaient de se distraire et qui apportait pluie et fécondité au village. C’est mignon et gentillet.




En arrivant à la scène Converse, on tombe sur le groupe hongrois Ludditák. Ils jouent un mélange de rap et de rock sous les flows de deux chanteuses habillées style années 30 avec des perruques et un chanteur déguisé en cycliste. Groupe curieux à regarder. Mais musicalement pas mal. Par la suite, arrive sur la même scène le groupe hongrois Anselmo Crew. Leur style est difficile à définir. On peut dire qu’ils font de la musique world : salsa, reggae, hip-hop, ska, tzigane, musique orientale ou africaine. Techniquement très bon et très complet. Dommage que le set fut un peu court, dû sûrement à une programmation à la bourre.





Puis, sur la même scène arrive le groupe français les Touffes Kretiennes. La salle est pleine et il y a beaucoup de français. Le groupe est un collectif de fanfares issues de différents groupes comme Babylon Circus, Les Hurlements d’ Léo et Les Pellos. Ils font des reprises de standards toutes époques en version fanfare groovy rock. Sur scène ils sont nombreux. Presque 15 je crois. Il n’y a pas vraiment de chanteur attitré. Ils sont cinq ou six à alterner au micro. Les chanteurs n’ont pas besoin de s’embêter à parler au public en anglais ou en hongrois, vu que il n’y a pratiquement que des français dans la salle. Dans l’ensemble, c’est assez festif et débridé. On reste dans un registre disco funk. Mais quelquefois on a droit à des reprises complètement improbables comme Know your Enemy de RATM ou Guns of Brixton des Clash. Un très bon concert qui fait honneur à la France.





Ensuite, toujours sur la même scène arrive les turbulents Barcelonais-Argentin de Che Sudaka. Il y a un peu moins de monde dans la salle. Tous les français sont partis et c’est tant mieux car ça laisse plus de place pour danser. Ils arrivent sur scène tout sourire et d’entrée appel le public à bouger. Ils commencent par un petit reggae latino qui va progressivement monter en puissance et aboutir sur du gros son punk. Ils enchaînent les chansons avec une aisance déconcertant et ne laisse aucun blanc entre les titres. On ne peut s’empêcher de penser à Manu Chao. Puis ils alternent entre le ska, le reggae, le rock. Sur scène les deux chanteurs sont impressionnants par leur prestation physique. Ils courent, sautent dansent dans tous les sens et toujours en chantant. On voit que le jeu de scène est très travaillé. Rien n’est laissé au hasard et tout est calculé pour faire bouger le public. Les Barcelonais ont prouvé ce soir qu’il avait une totale maîtrise pour faire la fête et entraîné toute une salle dans la danse. Ils sont sincères et font vraiment plaisir à voir. Le set est en deux parties, chacune des parties avec une première moitié en acoustique et l’autre plus électrique. Un rappel de folie où ils font sauté toute une salle qui est depuis longtemps tout en sueur et sous le charme. A ce jour, c’est le meilleur concert que j’ai pu voir au Sziget.




Enfin, on se dirige sur la scène A38 pour allé voir le groupe hongrois Irie Mafia. La salle est pleine à craquer et pratiquement que des hongrois dans la salle. Il y fait très chaud et humide. Irie Mafia est la preuve que en Hongrie ils ont du bon son. Ils font un reggae ragga avec un soupçon de funk. Une grande maîtrise du concert et une musique de qualité. Il y a 3 chanteurs qui se complètent habilement : une fille au chant style reggae et deux mcs dans un style raggamuffin. Beaucoup de gens autour de nous connaissent les paroles (en hongrois) par cœur. Excellent concert pour terminer la soirée.