Ce soir en concert à 20 minutes de chez moi, l’un des groupes, voir LE groupe qui m’a filé la plus grande claque musicale durant mes années lycées : Rage Against The Machine. Le groupe dont le terme « fusion » correspond le mieux. Ils débarquent au festival Rock en Seine pour foutre à l’envers le parc de Saint Cloud.


Nous arrivons, tout juste pour la dernière première partie avant le tête d’affiche de la soirée. Nous avons droit à une grosse pointure : Mix Master Mike, le célèbre Dj des désormais légendaires Beastie Boys. Ce dernier a bien assuré et nous a fait de superbes mixs sans temps mort. Malgré un excellent set, Mix Master Mike a plus servi à faire patienter, qu'à chauffer une foule qui faisait déjà penser à une bombe à retardement.

On arrive à se faufiler on arrive raisonnablement près. C’est à dire bien à 30 mètres de la scène. Dans la fosse, ils ont installé un fossé de sécurité en forme de croix pour éviter les gros mouvements de foules et ainsi la fosse se retrouve divisé en quatre parties. Me voilà donc dans la deuxième partie droite devant la scène. Impossible d’avancer plus, car après on se retrouve confronté au mur du fossé. Se faufile devant nous une bande de potes assez éméchés. Au bout de 10 minutes, ne pouvant plus se retenir, l’un d’entre eux vomi ses tripes. Évidement, il faut qu’il gerbe devant nous. En tout cas, par la suite, il y avait de la place devant nous.

Les lumières de la scène s’éteignent. Les quatre membres du groupes arrivent sur la scène les mains attachées et déguisés en prisonniers de Guantanamo avec leur tenue orange et leur cagoule. Des figurants les libèrent et leur donnent leur instrument et on entend les premiers mesures de Bombtrack. A partir de cet instant, un énorme raz de marée humain s’abat sur nous, et sous la gigantesque pression, je ne peux que subir et attendre que ça se termine. D’un coup, marcher le vomi n’a plus vraiment d’importance. Je pense que ceux qui étaient collés aux barrière ont du souffrir. Tout le monde chante ou hurle en chœur les paroles. Le son du concert est vraiment excellent. Petite pause. Le temps que les musiciens enlèvent leur tenues et que une énorme étoile rouge apparaisse derrière la scène, et ils enchaînent avec Testify et c’est repartit pour un énorme mouvement de foule chantant, hurlant, bousculant, pogotant et suant. Au troisième titre ça commence à se stabiliser un peu, et je peux enfin voir la scène. Zack de la Rocha nous adresse un sourire radieux et les musiciens commencent à jouer les première note d’un Bulls on Pararade rageur qui sera suivi d’un Know Your Enemy et Bullet in your Head déclenchant des sauts destructeurs de folie dans la fosse. Bientôt les pogos deviennent plus abordables. On est moins serré et on peut danser ou bouger la tête à son aise. Ils enchaînent tous les titres phares de leur trois albums. Zack de la Rocha dégage une énergie et un charisme hors du commun. On sent que le caméraman a du mal à le suivre tellement il bouge et coure dans tous les sens. Et Tom Morello, fidèle à lui même nous a jouer ses solos qui l’ont rendu célèbre. Le groupe terminent par une grosse montée en puissance avec Freedom et un Killing in the Name éblouissant. Toutefois on pourra critiquer la diffusion de l’international de Russie pendant le rappel par respect pour ce qu’a subit récemment la Georgie. Mais malgré cette fausse note, on a eu 1h30 de concert musclé et rythmé.

Je n'ai ni photo, ni vidéo. Trop dangereux et trop loin de la scène. Mais, vu l'armée d'appareils que j'ai pu apercevoir sur les écrans géants, j'espère en trouver quleques unes sur le net. Après le show, dans la fosse, on avait l’impression qu’une tornade s’était abattu sur le site. Des centaines de chaussures, gobelets explosés, trousseaux de clés, sweats, casquettes et autres objets imporobables jonchent le sol. On croise des gars torse-nu et pieds nus complètement ahuri qui airent sans but dans la fosse. C’était vraiment un concert de folie. Ils ont fait exactement ce que le public attendaient d’eux : un enchaînement de tous leurs titres incontournables avec une énergie telle qu’il y a 10 ans. Désormais, quand on abordera le sujet, je serai fier de pouvoir dire : « Les Rage ? J’y étais. »