Music to Rock the Nation 2008

Pour sa 10ème édition, le festival Music to Rock the Nation a pu bénéficier d'un soleil radieux au dessus de l'université Dauphine.

PPFC qui s'est déjà fait remarqué il y a deux ans sur la petite scène ouvre les festivités. Groupe de chanson française un brin festif, PPFC offre une jolie combinaison saxo-violon-violoncelle-piano-guitare. Le côté tzigane et les chansons harmonieuses fait penser aux Ogres. Groupe calme et en même temps dynamique, idéal pour débuter cette journée ensoleillée.

Vient le tour de PEP'S. Accompagné de percus/Dj's et de batterie, le chanteur guitariste pratique une musique difficile à cataloguer. Un genre de pop funk avec des teintes de sonorités Africaines ou Brésiliennes. Le chanteur joue beaucoup avec l'enregistrement en live de sample répétés en boucle par le suite. Les refrains des chansons collent à la tête et PEP'S n'hésite pas à faire chanter le public, notamment sur son single Liberta. Petit concert tranquille un peu trop calme à mon gout.

Retour à la grande scène pour voir Les Yeux Noirs, groupe de musique tzigane. La musique du groupe est très gaie et entrainante et stimule bien le public qui avait envie de se dégourdir les jambes au soleil après une heure de chansons calmes. Les yeux noirs se défendent bien sur scène. Le duo de violons accompagnés de l'accordéon est super efficace. Ça m'a fait pensé au style musicale de La Varda.

Los Tres Puntos ont assuré le seul véritable moment rock de la journée. Issue de l'héritage des Beru, Los Tres Puntos revendique le Do It Yourself. Naît durant la période ska festif de la fin des années 90, le groupe n'a pourtant rien à voir avec cette vague car il se présente comme un groupe militant, alternatif et indépendant et surtout pas festif. Néanmoins, leur Ska Punk est très entrainant et déclenche un bon gros pogo dans la fausse. Dans la furie du concert et du big bordel provoqué, j'ai eu le temps de reconnaitre entre autres les titres : Guaapa, Ciudad Bianca, Alta Mar, Aficionados, Je ne ferai pas l'armée, La bataille, Fire Lips, et la reprise des Ludvig Sur les sentiers de la gloire. Les morceaux sont joués très rapidement à un rythme effréné et avec une énergie stupéfiante à tel point que vers la fin du concert, le public à bout de souffle avait du mal à suivre. Un concert chaleureux et énergique.

Après la rafale de nos amis punks, vient le tour de Syrano de monter sur la petite scène. Le rapper Syrano est accompagné d'un chanteur et de divers musiciens : violon, violoncelle, guitare et accordéon. Le style de Syrano fait un peu penser à Manau ou MAP pour le côté rap accompagné d'instruments. Avec un début un peu trop calme voir soporifique, Syrano finit par convaincre et captiver son public par son jeux de scène et ses chansons envoutantes comme La fille de par le vent et Monsieur Neige. Il termine par des morceaux plus festifs comme Ficelle, Les orgues de barbaries ou Dans ma bulle. Syrano s'en sort finalement très bien et avec les honneurs d'un public reconnaissant.

On enchaine avec Mon Côté Punk sur la grande scène. Mon côté Punk contrairement à ce qu'on pourrait croire n'est pas un groupe de punk à part entière. Et comme l'a si bien formulé le chanteur (chanteur aussi de La Rue Ketanou), "Si Mon Côté Punk faisait que du punk, il n'aurait pas que des bons côtés" preuve que le groupe cultive un mélange des styles et des sonorités (chanson française, tzigane, oriental, punk, africain, ska...). Sur scène on a l'impression que c'est du n'importe quoi et que chaque membre du groupe cherche à se faire le plus remarqué. Pourtant, tout est parfaitement orchestré et chaque musicien a sa place et ne reste jamais dans l'ombre. Ainsi, malgré des chansons qui semblent bordéliques aux premiers abords on ne s'ennuie jamais du fait de textes et de répliques drôles et d'une excellente prestation scénique.

Grosse surprise de la soirée, le groupe Kanka dont je n'avais jamais entendu parlé. Pourtant vu l'enthousiasme du public je me suis dit que je devais être le seul à ne pas connaître. Kanka réalise un reggae dub surpuissant. Le groupe est composé d'un Mixer, d'une basse et d'un Mc enflammé qui en même temps n'en fait pas des tonnes (ce qui est rare sur ce genre de groupes). Avec un son énorme et un publique ultra motivé qui en demande et en redemande, le show était impeccable. On regrettera que le concert n'ai pas duré plus de temps malgré les protestations du public en mal de gros sons.


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Une tite vidéo de l'ambiance du concert de Kanka :