Une chose qui mérite vraiment le respect chez Massilia Sound System, c'est leur expérience pour chauffer une salle. Après une première partie plus que médiocre et devant un public à peine tiède, Massilia est parvenu comme à son habitude à foutre le oai partout.
Un concert en deux mi_temps. La première, destinée entièrement au dernier album Oai e Libertad. Dernier album vraiment remarquable. Largement meilleur que le précédent qui laissait vraiment à désirer et surement l'un des meilleurs et les plus aboutis du groupe. Il semblerait que le fait de laisser place un temps à leurs projets solo (Oai Star et Moussu T e lei Jovents) leur ai fait du bien d'un point de vue inspiration une fois re-réunis.
Puis une seconde période avec tous les classiques qui ont fait la réputation scénique du groupe : la distribution du Pastaga au public, Commando Fada, Interdit aux conos, Pauvre de nous, Jovent, Qu'elle est bleue, Le Oai, et la farandole sur Tuba la pipa. Comment Massilia après tant d'années continue à avoir autant de succès notamment chez les jeunes générations ? Simple : très proche du public et le reggae, c'est inter-générations.
Un concert très plaisant dans une petite salle. Les ayant déjà vu à deux reprises dans l'énorme Phoenix du Printemps de Bourges, j'apprécie le fait d'avoir de la place pour danser à mon aise tout en étant assez prêt pour savourer le spectacle et prendre son verre de pastis généreusement offert. On regrettera l'absence de Lux B, l'homme à l'Hygiaphone, qui semble n'avoir pu suivre la tournée pour des raisons médicales.