Rien de tel qu'un concert complet pour fêter les 6 ans d'existence d'une asso comme Bad Bear. Pourtant à bien y regarder il y a pas plus de monde qu'a une soirée dnb qu'organise régulièrement le Glazart. Par contre la faune n'y a rien à voire. Ce soir, c'est soirée bermudas. Et chaque gars arbore fièrement son t-shirt à slogan anti-social ou avec le logo de son groupe favoris. Les observer occupe bien pendant les inter-concerts.
The Twisted Minds : Vu seulement les deux premiers morceaux, le reste du temps j'attendais désespérément au bar que le mec du bar veuille bien me servir (d'ailleurs je constate que le Glazart a choisi l'utilisation du gobelet ecocup, mais c'est une autre histoire ...). De ce que j'ai vu de Twisted Minds, à part quelques problèmes de micro au début, le groupe déboîte terrible sur scène. Le quatuor joue un punk-rock violent à la sauce trash et rock'n roll. Le chanteur prendra un malin plaisir à coller ses mollards au plafond. Classe. Le public restera dans l'ensemble assez stoïque ce contentant d'applaudir entre chaque morceau, ce qui est fort dommage car le groupe aurait pu mériter mieux vu le set carré et énergique qu'ils ont fournis.
Propagandhi : Le concert n'est même pas commencé que nous sommes déjà tous en train de dégouliner comme des gorets. Arrivée tout en modestie du groupe sur scène avant que les canadiens commencent avec Supporting Caste issu de leur dernier album. Le son est clair et on est très proche de la version studio ce qui est rare pour un groupe de punk. Le chant est impeccable. Les premiers pogos se forment au premier riff de guitare augmentant la température de la salle. Le jeu de scène du groupe est assez sobre. Seul le bassiste semble faire des efforts. Le nouveau guitariste quand à lui est très discret sur scène. Dire que Propagandhi joue du hardcore mélodique serait trop simple. Le groupe alterne entre mélodique, punk-rock, hardcore et même trash. Un style propre au groupe qui a fait sa réputation auprès des punk-rockers. La chaleur est de plus en plus insoutenable et rend le pogo lent et poisseux. Au bout de 5 morceaux le pogo ne sera tenu plus que par quelques gars torse walpe tout dégoulinant de sueur. Il faudra attendre les derniers morceaux pour sentir à nouveau un gros engouement dans la salle. En tout 1h à peine de concert avec un court rappel. Le seul point négatif du concert sera bien entendu cette ambiance sauna qui a ramolli tout le monde. A part ça, le public était sympa et le prix du concert abordable. Connaissant seulement que quelques morceaux de Propagandhi, je n'attendais pas grand chose du set. Seulement un bon concert. Ce qui fut le cas.
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Libellés : Glazart, M-Sixteen, Propagandhi, The Twisted Minds, video
Du lourd ! Du très très lourd ! Le Tokyo Ska Paradise Orchestra a enflammé la scène du Café de la Danse dès le premier morceau devant un public de fans. La salle composée de près de la moitié de nippons (même à Japan expo j’en ai pas vu autant) était aux anges devant un groupe en très grande forme ce soir là. Après une arrivée modeste sur scène, le groupe incluant 9 membres en costumes (4 cuivres, guitare, basse, batterie, percus et synthé) allume la mèche en commençant par Like Jazz On Fire suivi du terrible 5 Days Of Tequila. Le public est au taquet et réagit au quart de tour enchaînant sautillements, pogos et même quelques slams. Ce qui est assez inédit pour une salle chicos comme le Cafe de la Danse. La température monte à chaque morceau. Tout le monde dégouline de partout, même ceux au fond. Et les chemises finissent par tomber aussi bien dans la salle que sur scène. Le groupe visiblement très heureux d’être là, surtout devant une salle remplie que de fans fait la part belle a leur dernier album Perfect Blue qui encore une fois est une belle réussite. Les TSPO balance les morceaux sans aucun répit. Les titres sont beaucoup plus rapides et plus rock que sur CD mais jamais le groupe ne tombe dans le punk vulgaire et garde avec classe une totale maîtrise de leur ska-kung-fu. La précision et le débit des cuivres impressionne. Et que dire du guitariste sautant dans tous les sens et qui est acclamé comme une rock star quand il fait ses solos. Sans compter les solos débridé du claviste utilisant ses pieds voir son siège sur le clavier. Et je ne parlerai pas du batteur, véritable pile électrique s’acharnant sur son matos. Clairement, le TSPO est un groupe composé de musiciens de très hauts niveaux. De plus, il n’y a pas vraiment de chanteur attitré ce qui rend chaque morceau intéressant. Dans la setlist on retrouvera des morceaux branchés ska 60’s : Paradise Blue, Brave Eagle Of Apache, Witching Hour, Hole In One, Silent By Your Side. Et des instants plus festifs avec les reprises de Jamaica Ska et de Tetris. Et des morceaux décoiffant tels que les incontournables Ska Me Crazy, White Light et Down Beat Stomp provoquant des ravages dans la fosse. On regrettera un rappel trop court avec seulement un seul titre, une super reprise de L’Hymne à l’Amour d’Edith Piaf. Mais on leur pardonnera vu l’intense set qu’ils nous ont livré.
En tout, 1h30 de ska survitaminé tout en maîtrise. Malgré l'amputation d'un des cuivres du groupe suite à un accident, le Tokyo Ska Paradise Orchestra nous a livré un véritable 9-mens shows de folie. On ne peut qu'attendre avec impatience leur prochain passage en France.
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Libellés : Cafe de la Danse, Tokyo Ska Paradise Orchestra, video
Il n'y a pas que des fanfares et du zizi coin coin au Bandafolie's. Chaque année le festival invite un groupe professionnel et cette année ce seront Les Castafiores qui répondront à l'appel.
Le groupe jouera sous l'énorme tente du festival devant un public familial. L'acoustique de la salle est chaotique mais le public étant peu exigeant, ce défaut passera inaperçu. Le trio accordéon/guitare/batterie enchaine les reprises des standards de la chanson française avec panache et humour tout en respectant l'œuvre des artistes. Le décor de la scène est composé d'une énorme assiette en forme de vinyle et de deux couverts, clin d'œil à leur appétit pour cuisiner à leur sauce les standards de la chanson française. Le public dans un premier temps froid mais néanmoins curieux se laisse convaincre par les reprises improbables (Chanter pour ceux, Billie Jean, Paroles Paroles) et finit par faire lui faire un triomphe grâce à des morceaux convaincants (Céline, Partenaire Particulier, J'veux du Soleil, Les Cités d'Or, Le Temps des Fleurs). Le concert sera entrecoupé de séquences vidéos humoristiques mettant en scène les membres du groupes. Humour d'ailleurs très présent dans leur spectacle. Le chanteur lance régulièrement des pics au public, le poussant a réagir et à se lâcher.
En tout, près de 1h30 de concert avec un rappel généreux comportant une reprise de Claude François et un long medley final. Les Castafiores avec leur musique festive nous auront livré un concert convivial et sympathique.
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Libellés : Les Bandafolie's, Les Castafiores, video
En cet fin de week-end, les familles profitent des derniers rayons de soleil au parc de La Villette. Les enfants jouent, les parents décompressent, les ados flirtent et les oiseaux gazouillent. Pourtant à quelques pas, la bête est là. Ses grondement raisonnent comme un tonnerre sur le parc. La bête neo-metal a investit le Zénith en ce dimanche soir. Et les cris qu'on entend ne sont autres que les "Furia" de Mass Hysteria qui fait sauter le Zénith. Et oui. J'ai raté le set de Mass. Sur le site web du Zénith ils annonçaient le début du concert à 20h sans préciser que la première partie commençait bien avant. Donc, assez déçu d'avoir raté un des meilleurs groupes français de métal.
La salle est loin d'être pleine. Les gradins supérieurs ont été condamnés. Pas trop de monde, ce qui est finalement bien car on peut facilement se faufiler prêt de la scène. Le public de Limp Bizkit a vieilli. Il est désormais proche de la trentaine, il porte une brioche naissante et commence à se dégarnir. Mais qu'importe, il est bien là. Et il attend avec impatience le retour sur scène du meilleur groupe de rap metal US.
Extinction des lumières à 20h50. Intro musicale avec la B.O d'Akira, suivi du lever de rideau avec le groupe jouant My Generation. Les conséquences ne se font pas attendre : explosion dans la fosse et me voilà tout devant en plein milieu du brasier. Ce premier morceau est une véritable vague déferlante qui fait vibrer de bonheur le public. Mais très vite le jeu se calme. Fred Durst a lui aussi vieillit et semble épuisé par la tournée de 6 mois qu'il clôture ce soir à Paris. Wes Borland, en meilleure forme avec son maquillage intégral noir fait penser à une bête sauvage s'acharnant sur une guitare. Comme beaucoup je connais les morceaux par cœur et je suis dans le pogo. Et pourtant... indéniablement je suis déçu. La fatigue du groupe déteint sur le show. Les breaks de chaque morceau font bien sûr des ravages, mais le reste du temps c'est du rap plaintif, limite mou. Du coup, on attend patiemment le prochain break pour se lâcher à nouveau. De plus on peut compter 3/4 minutes de blanc entre chaque titre, ce qui est pas terrible pour maintenir une ambiance. Et on se demande à chaque fois si le groupe va pas se barrer définitivement. Il faudra attendre la moitié du concert sur Break Stuff pour que Fred Durst se réveille et semble vouloir donner quelques chose au public français. S'en suit des morceaux efficaces tels que My Way, Pollution, Nookie et la reprise de Georges Michael Faith. Ce dernier titre provoquant un énorme chaos dans la fosse. Un rappel prévisible avec leur 3 gros tubes : Behind Blue Eyes (reprise de The Who), Rollin' et Take A Look Around (reprise du générique de Mission Impossible) avec sit-in de toute la salle suivit d'un gigantesque jump-up sur le dernier titre.
En tout : 1h40 de concert. Artistes épuisés mais concert très physique tout de même. Les plus violents s'en seront donné à cœur joie dans les pogos et les plus sages auront bien usés leurs rotules sur les jump. On regrettera toutefois l'absence de nouveaux titres dans la setlist ce qui aurait permis de ne plus voir Limp Bizkit comme un groupe du passé. Il faudra donc attendre encore un peu pour ecouter les nouveaux morceaux.
En tout : 1h40 de concert. Artistes épuisés mais concert très physique tout de même. Les plus violents s'en seront donné à cœur joie dans les pogos et les plus sages auront bien usés leurs rotules sur les jump. On regrettera toutefois l'absence de nouveaux titres dans la setlist ce qui aurait permis de ne plus voir Limp Bizkit comme un groupe du passé. Il faudra donc attendre encore un peu pour ecouter les nouveaux morceaux.
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Libellés : Limp Bizkit, Mass Hysteria, video, zenith
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Libellés : Festival Solidays, Manu Chao, video
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