Troisième et dernier jour pour le festival Solidays. Et toujours sous un soleil de plus en plus lourd. La tête est lourde et les jambes tirent. Peu d’heures de sommeil, mais obligé d’être présent avant 14h sur le site pour voir la première date sur Paris de Che Sudaka. Malgré l’heure les fans sont présents ainsi que beaucoup de curieux. Moi : trop heureux de les voir enfin en France. Leur set au Sziget fut incroyable et celui de Solidays fut à la hauteur de mes espérances. Un jeu de scène digne de la Mano Negra, concert ultra festif, deux chanteurs débordant d’énergie, des refrains percutants constamment repris en chœur par le public, groupe heureux d’être là, sourires communicatifs… Les barcelonais avaient du mal à quitter un public qui le leur rendait bien. Les Che Sudaka ont mis la barre très haute dès ce début d’après midi. S’il n’y avait pas eu Les Wampas et Manu Chao, ils auraient été le meilleur concert de la journée. Quelques titres joués : Ciego, Mirando El Mundo Al Reves, Bihotza, Bam Bam, Cacerola, Time Bomb, Politan cosmotime, Taliban.
A peine remis de ce vent de folie, on speede pour ce diriger au concert d’Alborosie. Mais ce sera Pep’s qui nous attendra. Bug dans la matrice : il y a eu un échange d’horaires. Il ne reste plus qu’à attendre le show de Puppetmastaz. Leur concert fut correct bien que je ne sois pas resté jusqu’au bout à cause d’une chaleur suffocante sous le chapiteau. Public au taquet même si on voit pas grand-chose (merci aux écrans géants). Les marionnettes sont diverses et nombreuses et c’est marrant. Mais ça s’arrête là. Il vaut mieux voir Puppetmastaz en concert dans une salle sombre que dans un festival en plein jour. Ça rend mieux.
Quelques heures plus tard, il faudra choisir entre Kusturica, Caravan palace et Naive new Beaters. Étant donné que Kusturica dans une salle normale c’est assez cheros, on se dit qu’il vaut mieux en profiter. Pour être franc, je m’attendais à l’habituelle setlist que l’on peut écouter sur leur live ou leur DVD, mais il n’en sera rien. Nouveau spectacle avec des nouveaux morceaux, et comme toujours totalement déjanté. Il ne leur faudra à peine 20 minutes pour que le chanteur déguisé en chauve-souris bleue-fluo fassent monter une cinquante de fans sur la scène en faisant scander au public le refrain Fuck You MTV. Un concert tzigano-sautillant bien efficace, juste ce qu'il faut pour nous préparer aux trois derniers concerts. Quelques titres joués : Unza Unza Time, Life is a Miracle, Meine Stadt, Wanted Man, Pit bull, Bubarama.
Les suivants seront Mouss & Hakim qui joueront des morceaux issus de leurs différents projets : Origines Controllées, Mouss & Hakim, Zebda, 100% Motivés et de très belles reprises de chants révolutionnaires. Un très bon concert que je n'ai malheureusement pu profiter en raison de bars et des fontaines à eau surpeuplés à cet instant de la soirée. Vient ensuite le tour des Wampas ou l’histoire du punk qui aimait le disco. Personnellement, je les ai déjà vu 4 ou 5 fois et je ne m'attendais plus à grand-chose. Et pourtant, ce sera un Didier Wampas complètement déchainé et acclamé comme un dieu qui fera un de ces meilleurs concerts. Des pogos de folie. Un chanteur totalement incontrôlable qui en a fait voir de toutes les couleurs aux gars de la sécu. A chaque morceau , il invente un nouveau truc : gobage et destruction du micro, strip-tease, marche sur le public, figurant loufoque, micro dans le slip, assis dans un fauteuil porté par le public, il s’improvise Jacques Martin avec une petite fille, reprise punk de In The Navy… Didier Wampas était au top ce soir là et nous a rappelé à tous ce qu’était qu'un vrai concert de rock’n roll. Seul petit bémol : à la moitié du set une grosse partie quittera le concert pour allé s’agglutiner devant la scène où se produira Manu Chao.
Enfin, Manu Chao terminera le festival devant une foule immense et compacte. D’un point de vue setlist pas trop de surprise (la même qu'au Sziget et à la Boule Noire) mais le concert sera tout simplement parfait. Avec un final qui restera dans les mémoires : la reprise de Pinocchio sur les paroles de Oscar Tramor avec tous les bénévoles dansant derrières. Manu Chao aura su largement assurer sa place de tête d’affiche et clôturer la meilleure édition de Solidays.
A peine remis de ce vent de folie, on speede pour ce diriger au concert d’Alborosie. Mais ce sera Pep’s qui nous attendra. Bug dans la matrice : il y a eu un échange d’horaires. Il ne reste plus qu’à attendre le show de Puppetmastaz. Leur concert fut correct bien que je ne sois pas resté jusqu’au bout à cause d’une chaleur suffocante sous le chapiteau. Public au taquet même si on voit pas grand-chose (merci aux écrans géants). Les marionnettes sont diverses et nombreuses et c’est marrant. Mais ça s’arrête là. Il vaut mieux voir Puppetmastaz en concert dans une salle sombre que dans un festival en plein jour. Ça rend mieux.
Quelques heures plus tard, il faudra choisir entre Kusturica, Caravan palace et Naive new Beaters. Étant donné que Kusturica dans une salle normale c’est assez cheros, on se dit qu’il vaut mieux en profiter. Pour être franc, je m’attendais à l’habituelle setlist que l’on peut écouter sur leur live ou leur DVD, mais il n’en sera rien. Nouveau spectacle avec des nouveaux morceaux, et comme toujours totalement déjanté. Il ne leur faudra à peine 20 minutes pour que le chanteur déguisé en chauve-souris bleue-fluo fassent monter une cinquante de fans sur la scène en faisant scander au public le refrain Fuck You MTV. Un concert tzigano-sautillant bien efficace, juste ce qu'il faut pour nous préparer aux trois derniers concerts. Quelques titres joués : Unza Unza Time, Life is a Miracle, Meine Stadt, Wanted Man, Pit bull, Bubarama.
Les suivants seront Mouss & Hakim qui joueront des morceaux issus de leurs différents projets : Origines Controllées, Mouss & Hakim, Zebda, 100% Motivés et de très belles reprises de chants révolutionnaires. Un très bon concert que je n'ai malheureusement pu profiter en raison de bars et des fontaines à eau surpeuplés à cet instant de la soirée. Vient ensuite le tour des Wampas ou l’histoire du punk qui aimait le disco. Personnellement, je les ai déjà vu 4 ou 5 fois et je ne m'attendais plus à grand-chose. Et pourtant, ce sera un Didier Wampas complètement déchainé et acclamé comme un dieu qui fera un de ces meilleurs concerts. Des pogos de folie. Un chanteur totalement incontrôlable qui en a fait voir de toutes les couleurs aux gars de la sécu. A chaque morceau , il invente un nouveau truc : gobage et destruction du micro, strip-tease, marche sur le public, figurant loufoque, micro dans le slip, assis dans un fauteuil porté par le public, il s’improvise Jacques Martin avec une petite fille, reprise punk de In The Navy… Didier Wampas était au top ce soir là et nous a rappelé à tous ce qu’était qu'un vrai concert de rock’n roll. Seul petit bémol : à la moitié du set une grosse partie quittera le concert pour allé s’agglutiner devant la scène où se produira Manu Chao.
Enfin, Manu Chao terminera le festival devant une foule immense et compacte. D’un point de vue setlist pas trop de surprise (la même qu'au Sziget et à la Boule Noire) mais le concert sera tout simplement parfait. Avec un final qui restera dans les mémoires : la reprise de Pinocchio sur les paroles de Oscar Tramor avec tous les bénévoles dansant derrières. Manu Chao aura su largement assurer sa place de tête d’affiche et clôturer la meilleure édition de Solidays.
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Deuxième round, et nous voilà à Longchamp avec une sévère gueule de bois de la veille. On commence la journée avec le concert du nouveau groupe La Casa, mélange de Calexico et de Noir Désir. Le groupe joue tantôt folk, tantôt électro, aussi bien en français qu’en espagnol. Le côté musique de western spaghetti est plaisant et on ne s’ennuie pas même si c’est assez calme. Ensuite il faut courir à l’autre bout du site pour aller voir Les Blerots de RAVEL et leurs chansons empruntant à la musique de l’est. Comme toujours le groupe met en avant une prestation scénique théâtrale et comique. Depuis la dernière fois que je les ai vu, c'est-à-dire à la sortie de leur dernier album, les nouveaux titres sont mieux travaillés et passent bien dans la setlist. Et les nouveaux membres ne font plus figure de nouveau. Moins festif mais tout aussi drôle, le set est remarquablement bien travaillé. Comme d’habitude spéciale mention à l’incroyable petite accordéoniste qui dégage un charisme fou sur scène. Quelques titres joués : Dans Vos Bras, Les voleurs du dimanche, Les P’tits Plaisirs, Du Goudron Et Des Plumes, Shakespear in Loose, Dégâts d’Idées... Passage à la scène d’à côté pour voir les furieux de La Phaze. Leur son, mélangeant punk, drum & bass et ragga déclencheront d’incroyables pogos. Le set est très énergique et la musique dansante. La fosse sera régulièrement arrosée par les lances à eau provoquant de véritables moments d’euphoriesdans le pogo. Ce sera pour moi, le meilleur concert de la journée. Quelques titres joués : Le Chant Des Bombes, La Fiêvre de L'Exil, RAS, Devil Game, R.A.S, Miracle, Little Face, Nouveau Défi (avec au chant en guest Dj Zebra) et Assaut Final.
Petite pause et retour chez soi histoire de se requinquer et se nettoyer de toute cette sueur. Et retour au Solidays sur les coups de minuits pour aller voir entre autres Beat Assaillant. Mais ce seront des connaissances faites la veille qui auront raison de moi à l’entrée du festival. Ainsi après un apéro, un re-apéro et un re-re-apéro, je rate lamentablement le set de Beat Assaillant. Reste Dj Zebra (bootleger n°1 en France) qui est une valeur sûre dans cette soirée électro largement plus cluber que la veille. Malgré tout je remercie le groupe qu’on a rencontré pour cette excellente fin de soirée.
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Libellés : Dj Zebra, Festival Solidays, La Casa, La Phaze, Les Blerots de RAVEL
En ce premier jour du Solidays j’aurai vu un peu de tout. De prêt comme de loin. Et du bon et du moins bon. La palme du meilleur concert du jour reviendra pour moi au groupe suisse Moonraisers avec son reggae funky et ses interludes de percus et de djridou. Bien que le groupe était dans les premiers concerts, il conquerra progressivement le public parisien et lui fera chanté sans mal son tube Rise Up. En rappel ils feront une magnifique reprise reggae de Hotel California suivi d’une autre de Get Up Stand Up. Le groupe aura marqué des points auprès du public français. Ensuite, il faudra attendre 3h du matin pour trouver un bon concert. Et ce seront les Dirtyphonics et leur drum & bass décapante qui assureront un show magistral devant un public aux anges. Seul bémol, le son était assez faiblard. A une heure aussi tardive on aime bien quand c’est fort. Entre les deux, il y aura eu Sinsemilia qui semble s’éloigner de plus en plus de leurs racines. Même si les textes engagés y sont toujours, on est très loin des ambiances survoltées de l’époque Resistances. Mais bon, désormais les affaires marchent et il semble que c’est l’essentiel pour eux. Viendra plus tard Groundation et son reggae jazzy. Mais ce sera surtout le concert du courageux Kool Shen que tout le monde attendra. Malheureusement, bien que Kool Shen ai invité toute sa clique de IV My People, ce ne sera pas un concert de NTM sans Joey Star mais bien un concert de Kool Shen solo. Les rares morceaux du Suprême seront bien fades avec un pauvre Jeff Le Nerf qui fera sans succès tout son possible pour combler l’énorme vide laissé par Joey Star. Mais le public restera indulgent devant ce set passable. Comme on dit : on fait avec ce qu'on a.
Côté organisation du festival, énorme progrès de la gestion de la file d’attente à l’entrée. Esprit très convivial. Plein de stands intéressant, volontaires et instructifs. Quelques petites scènes pour lancer les petits groupes. Par contre, soyons honnêtes : la bière servie est clairement sans alcool même si aucun bénévole n’a voulu le reconnaître. Après ça, il ne faut pas qu’ils s’étonnent que tant de gens regorgent d’idées pour rentrer des bouteilles d’alcool sur le site.
Côté organisation du festival, énorme progrès de la gestion de la file d’attente à l’entrée. Esprit très convivial. Plein de stands intéressant, volontaires et instructifs. Quelques petites scènes pour lancer les petits groupes. Par contre, soyons honnêtes : la bière servie est clairement sans alcool même si aucun bénévole n’a voulu le reconnaître. Après ça, il ne faut pas qu’ils s’étonnent que tant de gens regorgent d’idées pour rentrer des bouteilles d’alcool sur le site.
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Libellés : Dirtyphonics, Festival Solidays, Kool Shen, Moonraisers
C’est très énervant de foirer un entretient d’embauche. Surtout quand il vous fait raté plus de la moitié d’un mini-festival organisé à l’Elysée Montmartre à 30€ l’entrée. C’est con, j’aurais bien aimé voir le concert de Trapped Under Ice, mais j’arriverai seulement pour la fin du set de Born From Pain. Comme pour le Persistence Tour, les rideaux sont dressés au milieu de la salle. Celle-ci est honnêtement bien pleine et ça bouge déjà pas mal dans la fosse. Nouveau chanteur pour Born For Pain mais j’accroche toujours pas.
Lumière dans la salle. Changement de matos. On retrouve à peu près les même gars qu’au Persistence Tour avec en plus quelques métaleux et pas mal de kids.
Arrivée très attendue de Terror. Le chanteur porte un ts-shirt de Raging Bull, le film culte de boxe de Scorsese avec Robert De Niro. Ça annonce bien le style de Terror : du rentre-dedans énergique qui balaie tout. Le groupe nous livre un set dans la pure veine hardcore comme on les aime. Des montées en puissance dantesques qui, obligé m’absorbent dans le pit comme beaucoup d’autres tels des gladiateurs dans l’arène. Le groupe sait clairement mettre à profit sa puissance scénique dans des morceaux très rapides lui permettant également de donner une ampleur explosive aux nombreux breaks qui font la joie des kamikazes de la fosse. Mes quelques récentes initiations à la capoeira me seront d’ailleurs d’un grand secours pour garder ma place au centre du violent dancing. Les morceaux s’enchaînent. On reconnaîtra Push It Away, Always The Hard Way, Keep Your Mouth Shut et Overcome. Fin du set un peu brutal (si j’ose dire). On se retrouve tous ahuris dans la fosse. Le set d'une quarantaine de minutes aura été une déferlente de rage, de sueur et de violence. Terror nous a prouvé une nouvelle fois qu’ils sont l’un des meilleurs groupes de hardcore du moment aussi bien sur cd que sur scène.
La seconde tête d’affiche n’est autre que Hatebreed, le groupe de hardcore le plus populaire actuellement. Même si les puristes ont tendances à les dénigrer car le groupe est désormais plus proche du metalcore que le hardcore pur jus, la fosse est pleine et on sent la tension monter. Juste le temps d’aller se chercher une mousse au bar surpeuplé et une intro se fait entendre dans la salle. Arrivée du groupe sur scène et c’est partit pour un gros show velu avec en premier titre This is Now qui fait exploser la salle. Je m’incruste à nouveau dans le pit pour vivre à fond le concert. Le chanteur se donne à fond et semble content d’être là. Par contre côté grates, contrairement à Terror où les musiciens sautés dans tous les sens, ceux de Hatebreed sont plutôt statiques. Mais le chanteur courant dans tous les sens rattrape le jeux du scène du groupe. Le travail des lights est remarquable et souligne bien l'intensité du set. De ce que j’ai reconnus, ils ont fait entre autres : Empty Promises, To The Threshold, Defeatist, Last Breath, Before Dishonor, As Diehard As They Come et Live For This. Je quitte le pit au bout de 20 minutes. Mine de rien c’est super crevant le mosh quand on se donne à fond. D’autant qu’un poing dans la gueule ça calme bien :( Dans la fosse ça balance sévère. Les bras moulinent et les coups de pieds volent. La violence du pogo monte à chaque morceau malgré la fatigue qui se fait sentir (et oui, il faut pas oublier qu’il y avait quand même 6 groupe de hardcore). Mais le public reste acquis et reprend en choeur les refreins des diffrerents titres phares, notamment sur les deux derniers du concert : l'incontournable I Will Be Heard et Destroy Everything.
Même si j'aurai vu que 2 groupes sur 6 mais qui sont tout de même les têtes d'affiche de la soirée, celle-ci a fait office de véritable défouloir qui fait beaucoup de bien quand on a besoin de relâcher la pression.
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Libellés : Born From Pain, Elysée Montmartre, Hatebreed, Terror, video
Par ce vendredi soir, alors que tous les hardos parisiens allés s'aglutiner au Stade de France pour allé voir l'infatigable Angus Young pour la modique somme de 72€, d'autres préfèraient payer 10€ pour 5 groupes à la Peña Festayre. Bon, j'en aurai vu que 4, le premier étant Segarroi, mais à cause de ces fichus bouchons j'ai raté le groupe du frère à Fermin Muguruza.
Happy Kollo : Groupe de punk, oï, reggae, potes de 8°6 Crew mais qui ont loin (très loin) d'avoir leur talent.
Hard Skins : Groupe de oï anglais pas mal du tout avec des titres bien rock’n roll et des refrains convaincants. Le groupe est composé de 3 membres : un batteur, un guitariste chanteur et un énorme bassiste chanteur. Une fosse survoltée qui pue la bière avec d’un côtés les skins de Parmentiers qui sont le plus souvent sur la scène accrochés au micro pour hurler les chœurs, et d’un autre côté des keupons pleins de pics et de capsules qui défoncent tout ce qui est à proximité d’eux. Musicalement, vraiment sympa même si le groupe se vante d’être le second groupe skinhead le plus connu du Royaume Unis (qui est le 1er ?). Techniquement foireux avec des micros qui fonctionnent pratiquement jamais. Un break de bien 10 minutes à dû être fait au milieu du concert. Et enfin, côté ambiance, ce concentré de skins aussi creux que juvéniles m’a donné la nausée et j’étais loin d’être le seul.
Skaville UK : A ce niveau de la soirée, on se pose sérieusement des questions. Après deux concert de skins et l’annulation des Los Tres Puntos, on a plus trop envie de s’attarder. Bien heureusement Skaville UK va dès le premier morceau alléger la soirée et faire skanker de bonheur toute la salle. On reconnaîtra le sympathique bassiste de The Selecters, le guitariste des Bad Manners ainsi que celui des The Trojans. A la batterie se trouve l’ex-batteur de Lee Scratch Perry. Sans compter sur la présence de la chanteuse ex-choriste de The Specials. Bref, une véritable dream-team de ska UK. Le groupe jongle entre ses propres compos et les tubes ska qu’ils ont jadis joués voir même composés pour certains : Skaville UK des Bad Manners, Message To You Rudy des The Specials, 007 – Shanty Town de Desmond Dekker, This is Ska des Bad Manners … Outre le micro de la chanteuse qui n’a jamais fonctionné, le son est correct et les rythmes clairement taillé pour la danse. Un concert ska two-tones de qualités dans une ambiance décontractée avec quelques passages rock voir punk à certains moments. Excellente surprise.
Betagarri : Seconde claque de la soirée que ce groupe basque qui fait son premier passage à Paris. Le groupe aura attiré beaucoup plus de monde que leurs collègues de Obrint Pas il y a quelques années dans la même salle. Peu connu en France, le groupe composé de huit musiciens tous habillés de noir, joue un répertoire ska-rock-festif chanté en espagnol ou en catalan. Le groupe très pro enchaîne les titres sans répits dans la moiteur de la salle. Ça skanke, ça saute, ça pogote. Le public semble ravi et en redemande. En tout cas, à part Sangria Gratuite, ça faisait un bout de temps que j’avais pas vu un groupe qui correspondait bien à l’esprit de la Peña Festayre. : festif sans prise de tête. Ils terminent par un medley de morceaux évoquant la révolution : les chants populaires Bandiera Rossa et Bella Cio et le cultissime Blitzkrieg Bop des Ramones. Enfin en rappel, la reprise du tube One Step Beyond des Madness finit d’achever tout le monde dans un tourbillon euphorique.
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Libellés : Betagarri, Hard Skins, La Pena Festayre, Skaville UK, video
Sous une pluie battante, j’arrive au Bataclan totalement trempé et agacé par un RER qui encore une fois est en grève. Vu le défilé de rockabs et autres punk-cow-boys de luxe, aucun doute, c’est ben ici que ça se passe. Ambiance tropicale dans la salle : 35°, 90% d’humidité. Et moi qui me disait que j’allais sécher dans la salle, c’est raté. Tentative vaine d’atteindre un bar surpeuplé faute de ne pouvoir picoler devant la salle à cause de la pluie, et on attend patiemment que la première partie se termine. Me rappel plus du nom, mais c’était suédois et j’ai pas vu grand-chose de leur set. Juste qu’ils avaient tous un blouson noir.
Changement de matos en à peine 20 minutes. Je me demandais s’ils allaient nous faire le même coup que Metallica en nous balançant la pub de Guitar Hero ou Rock Band mais il n’en sera rien. La salle est pleine avec une moyenne d’âge bien supérieure à la trentaine. Arrivée de Social Distortion et de son charismatique leader Mike Ness coiffé d’un chapeau qu’il ne gardera que le temps d’une chanson. Une première moitié de set dynamique qui regorge de tubes (Another State Of Mind, Sick Boy, Mommy's Little Monster, Don't Drag Me Down, Reach For The Sky, Ring Of Fire …) et qui fera le bonheur des pogoteurs ajoutant à la moiteur de la salle. Comme beaucoup (presque 10 ans qu’ils ne sont pas venus à Paris) c’est la première fois que je vois Social D sur scène et il faut bien avouer que le chanteur a de la gueule et sait imposer son style. Puis la seconde moitié du set s’orientant sur des titres mélancoliques et sombres (Bad Luck, Sometimes I Do …) semble un peu trop longue. Les moments punks deviennent rares et on commence à s’ennuyer dans la fosse. Et ce n’est pas le premier rappel qui arrangera les choses même si celui-ci comporte quand même le fameux Prison Bound. Enfin, en ultime rappel, Story Of My Life réveilla le public et Ball And Chain clôtura la soirée.
Au final, un concert de près de 1h30, sincère, viril et mélancolique. Plus rock que punk. Un peu mou oserais-je dire mais qui reste tout de même un bon moment. A noter que le groupe à joué quelques nouveaux morceaux et a annoncé un possible retour l’année prochaine.
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Libellés : bataclan, Social Distortion, video
Pas beaucoup de monde ce soir là à la Peña Festayre (à part peut-être pour le dernier groupe). Et pourtant la programmation était de qualité. Mais il faut dire que le même soir à quelques pas d’ici, il y avait Me First & The Gimmes Gimmes au Trabendo. Deux concerts punk dans le même parc. Obligé y en a un des deux qui subit.
Rat City Riot : J’ai mis bien 1 minute pour capter que le chanteur n’était pas sur la scène mais dans le public. Set sympa. Musiciens bien dans l’esprit street punk crade et couillu. La voix du chanteur rocailleuse et puissante s’associe bien à son physique. Le lead-guitar plus maigre mais tout aussi efficace et motivé, s’amuse à faire des allers retours de la scène au fond de la salle. Un groupe ricains très en forme qui ont su mettre l’ambiance dans une salle éparpillée (même si je n’ai pas pu voir les deux précédents groupes).
Born to Lose : Groupe de street punk texan moins brutal que Rat City Riot et plus dans un style proche de Dropkick Murphy’s ou Street Dogs. Le chanteur accroché autant à sa bière qu’à son micro se placera en frontline accroupi et n’en bougera pas de tout le set. Il partagera régulièrement son micro avec un lead-guitariste qui muni de son béret ne tient pas en place une seule seconde. Set efficace dont pratiquement toute l’énergie passe dans les chœurs. Et quand le public connaît pas les chansons, ça fait un peu vide. Quoiqu’il en soit, un concert bien rock’n roll avec des mélodies accrocheuses et sincères et une setlist faisant honneur à leur excellent dernier album Sweet Misery au grand bonheur des fans :)
Skarface : Beaucoup plus de monde. Les skinheads qui boudaient la salle jusqu’à présent font leur apparition dans la fosse. Même si aux premiers abords on ne peut s’empêcher de sourire quand on voit le groupe sautiller sur scène (surtout le chanteur qui a une sacré pêche), il se révèle vite que Skarface est un groupe de scène avec un show bien rôdé. Une setlist qui fait la part belle à leur dernier album (Skarface Return, Rêve de jeunesse, Rock’n Roll is Dead, Borstal Breakout) mais qui n’oubli pas les classics qui ont fait leur popularité dans le milieu (La Poisse, Toujours Là, Stranger, Kung-fu, Jamaika Ska, Young Forever, Blue Mood, Jalousie). Bref, concert bien sympathique.
Voir aussi :
Libellés : Born To Lose, La Pena Festayre, Rat City Riot, Skarface, video
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