La salle de L’International située à Oberkampf proposa ce soir là le concert des rennais du P’tit BaZar. Le lieu est sympathique et convivial : bon accueil, service agréable, conso pas cher, affiches de concert partout, clientèle en majorité étudiantes dans un style alter et décontracté. Et en plus, organisation de concerts gratuits 2 à 3 fois par semaine dans la salle du sous-sol.

Le concert du P’tit BaZar était annoncé à 20h, mais se sera vers les 21h30 que celui s’entamera devant une salle raisonnablement pleine. Le p’tit BaZar se qualifie de groupe à chanson bazardeuse. Le terme « bazar » ne s’appliquera pas aux chansons qui sont claires et bien travaillées. Ni à la prestation scénique qui est sobre tout en étant bien étudiée. Mais peut-être à l’ensemble des instruments qui sont nombreux, bien qu’il n’y ai que 5 musiciens sur scène. Guitare sèche, banjo, tuba, trompette, trombone, piano, clarinette, accordéon, contrebasse, grosse caisse s'entrecroisent durant tout le concert, d'autant plus que chaque musicien prend à tour de rôle le micro. Ainsi, le Petit Bazar nous apparait clairement quand on voit ces cinq multi-instrumentalistes chanteurs sur scène. Inévitablement on pense énormément aux Ogres ou aux Têtes Raides. On passe à des instants de poésies avec des textes simples et touchants à des instants plus festif et sautillant. Le P’tit BaZar a surtout mis en avant ses nouveaux morceaux issus du prochain album. Les nouvelles chansons restent dans la lignée du premier album. Je regrette quand même qu’ils n’ont pas fait plus de morceaux de leur premier … mais bon. On ne leur en voudra pas vu que le concert était satisfaisant et surtout gratuit.




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Alors que la météo annonce un avis de tempête et que les français réalisent de l’incompétence de leur président, certains cherchent encore à garder le moral en allant voir des concerts pas chers. Après avoir payé ma conso obligatoire à 5€, j’entre dans la Flèche d’Or et constate qu’il n’y a pas grand monde en ce lundi soir pluvieux. Mais la salle se rempliera progressivement et surtout, je me rends compte que le gros des troupes se trouve dans la partie fumeur. Public plutôt jeune et branché venu en particulier pour le premier groupe, les Maniacx qui se cachent derrière le rideau de la scène.

Maniacx, c’est du rap-electro festif enrichi de cuivres au synthé, de gros riffs de guitares ou encore de bruitages empruntés aux jeux vidéo. Le groupe est composé de trois Mcs comiques, dont un aux platines et un autre au samples. Les paroles sont en anglais et le style me fait penser aux Beastie Boys,ou Puppetmastaz ou encoreInsane Clown Posse. Mais la comparaison s’arrête aux chants car le groupe part dans un show festif remplis de sketchs ou autres délires. Ainsi, après avoir chauffé la salle avec Crazy Sound With The Aliens, Maniacx et Wear My Clothes, on passe au rap-rock avec Rime’s Shot et Alcohol. L’un des chanteurs distribue du rhum-orange au public à l’aide d’un pulvérisateur. Puis, déguisement en hardos à la coupe MacGyver sur I Want a Mulet suivi de Me and my girl et les sautillants Dumber Star et Try it. Ambiance boite de nuit avec Funny guys suivi d’un featuring avec Mario Bross sur Video Games. Et enfin, final explosif à l’américaine sur Flik's fan club avec en bonus sur la scène un mec déguisé en boule à facettes et un autre en énorme en ours en peluche, tout ça sous les confettis. Un show bien délire et très sympa à voir.


Maniacx - Dumber Star + Try It :



Maniacx - Flik's fan club :



Dans un genre moins drôle, vient ensuite les mâconnais de JMPZ pour clôturer la soirée. A l’origine j’étais venu pour eux. Mais le show m’a ennuyé bien que la prestation scénique était plutôt bonne. Le groupe de fusion électro-rock-tribal-dub a perdu de son groove depuis son premier album. Pourtant, certains featuring virtuels (Sir Jean, Reuno de Lofofora, le chanteur de Spicy Box) par le biais de projections vidéo sont intéressants. Mais la mèche ne prend pas et on a l’impression que ça tourne en rond. D’ailleurs beaucoup quittèrent la salle au bout du second morceau. Je pense que le groupe a plus sa place dans un festival en fin de soirée que dans une salle parisienne.

JMPZ - Acouphene :



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Après m’être rendu compte que je ne peux plus retirer un centime avec ma carte bancaire et m’être fait vider ma fiole de vodka par le videur, je finis par rentrer au Nouveau Casino avec juste de quoi me payer le vestiaire. Pas d’alcool ce soir. Misère … La salle est pleine à craquer et j’ai juste le temps d’apercevoir le dernier morceau des québécois de Mononc’Serge & Anonymus. J’ai pas vu grand-chose de leur set, mais je peux dire que le public avait l’air très enthousiaste et en redemandait.

Le groupe suivant est Banane Metalik. Avec un nom comme celui-là, je ne savais pas trop ce qui allé arriver sur scène (des gars déguisés en banane ???) et je m’attendais au pire. Et en effet, se seront une bande de zombies psychos tout droit sortit d’un road movie de Rob Zombie qui investiront la scène. Quand on regarde la définition de Psychobilly dans wikipedia on peut lire : Le genre se caractérise par des références appuyées aux films d'horreur et d'exploitation, à la violence, à une sexualité débridée et d'autres sujets généralement considérés comme tabous, présentés avec humour et empreints d'auto-dérision. Cette phrase résume bien le concert. Musique ultra-violente, hémoglobine à gogo sur la scène, figurants mimant des scènes sado-masochistes, … Des rockab et des psychos ont débarqués dans la fosse et ont entrainés des monstrueux pogos trop grands pour la petite salle du Nouveau Casino. Le rythme est très rapide et le groupe ne laisse aucun temps mort au public qui finit par n'arriver plus à suivre.



Tagada Jones assurant la tête d'affiche de la soirée ne nous a pas déçu. Ces gars sont bons. Après le départ du second chanteur il y a deux ans, on pouvait se poser la question sur la durée de vie du groupe. Mais il n'en sera rien. Tagada Jones laisse tomber les influences hardcore et electro pour s'orienter vers du punk metal pur et dur. Le set était puissant et carré. La troupe du charismatique Niko avec sa voix inimitable a conquis sans mal la salle du Nouveau Casino avec les titres incontournables comme Je veux te voir à genoux, Pavillon Noir, Combien De Temps Encore, Manipulé, Cargo, Thérapie, Cauchemar, Ecowar et Le Feu Aux Poudres. Et les nouveaux titres comme Camisole, La Solution, Une fois de trop, D.I.Y et A force de courir sont bien accueillis par le public. En rappel, le groupe fera un petit hommage aux ainés avec Jouer avec le feu (les Shérifs) et Quelle sacré revanche (OTH). Enfin ils termineront avec un bon medley de leur vieux titres laissant une salle anéantie.





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Arrivé à 18h30 et je trouve une salle pleine à craquer. L’atmosphère y est ténébreuse, moite et alcoolisée. La plupart des gens sont habillés de cuirs, de chaines, de piercings et de piques. Non, non, je ne suis pas à une soirée parisienne SM, mais au festival Holidays In The Rain organisé à la Peña Festayre. Depuis que je fréquente cette salle, c’est la première fois que j’y vois autant de monde. Tous les keupons de Paris s’y sont donné rendez-vous. Et de la crête, il y en avait. De la belle crête rouge, bleue ou verte de bien 30 cm pour certains.

Le set de Funeral Dress a déjà commencé. Je ne sais pas pourquoi, mais à la vue du chanteur beudonnant plein de tatouages et dégoulinant de sueur, je ne peux m’empêcher de penser à la période où je bossais dans le BTP. Mais exit, les premières impressions. Funeral Dress est un groupe à crêtes plus tout jeune pratiquant un punk lourd à la limite de la oï. Etant donné que je suis arrivé au milieu du set, c’était assez chaud à se mettre devant pour voir quelque chose. Je me suis donc limité au son, et de ce que j’ai entendu, c’était pas top. Fin du show à 19h. Le groupe se fait un petit rappel pas vraiment réclamé.

C’est The Real McKenzies qui prendront le relai. Etant un grand amateur de punk celtique et même si c’est le seul groupe de la soirée qui n’avait pas l’étiquette « punk legend », j’avoue que The Real McKenzies était l’unique raison de ma venue à ce festival. Bon, il est vrai qu’ils sont loin d’être au niveau des Dropkick Murphy’s, mais au moins, ils sont marrants à voir. Ils arrivent sur scène avec pour seul habit un kilte et des rangers. Sauf l’un des guitaristes, qui du haut de ses 2m et de sa grande tignasse blonde, porte un gilet en peau de mouton en plus du kilt. La classe. De plus, le fait que ce grand vinking se trouve à côté du bassite qui lui ne doit pas dépasser le mètre 50, ajoute à l’apparence comique du groupe. Leur punk celtique est dansant et sautillant et les refrains trottent dans la tête. Les morceaux sont bien travaillés et offre la part belle à la cornemuse sur chaque morceau. Paul McKenzy, le chanteur sautille dans tous les sens et enchaine les morceaux autant que les canettes de bières. Dans la fosse, c’est du grand n’importe quoi. Les pogos sont menés par 4 ou 5 gars plus trop conscient de ce qu’ils font. Ce qui engendre un espace de sécurité entre le pogo et le reste du public et donc plein de keupons qui se rétament parce qu’il y a personne pour les rattraper. Bref, concert sympa.





Etant donné que j’avais fait le déplacement, je reste un peu, histoire de voir le groupe suivant. Les prochains sont les Rennais de Troskids qui n'ont de kids plus que le nom. Le chanteur, par son look et son style me fait penser à Renaud de Lofofora en version punk. Le public réagit bien aux morceaux et le bordel dans la fosse monte encore d’un cran. Certains morceaux sont repris en cœur par le public, comme « Gueule d’enfer » qui semble être leur tube. Ils firent une reprise des Sham 69 suivis de quelques morceaux oï. J’ai pas trop accroché mais dans l’euphorie de la salle, on est obligé de suivre. Mais je ne me sens pas le courage d’encaisser un autre groupe punk et me retire de ce repère à crêteux alcoolisés. Tant pis pour Peter & the Test Tubes Babies et One Way System qui étaient les prochains groupes annoncés.


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