Après tous ces concerts de métal, quel bonheur de se faire une petite soirée reggae. Et c’est dans la magnifique salle du Cabaret Sauvage que Danakil a choisi d’enregistrer son futur DVD Live. En arrivant, l’ombre du métal planait encore sur moi. Arrivant au parc de la Villette, je tombe sur une curieuse faune. Une horde de vieux hardos à la coupe MacGyver et à l’haleine chargée de bière se dirigent vers le Zenith. Je me fais insulter par des gars parce que je ne voulais pas prendre leurs flyers. Sympa. En fait, il se trouve que le même soir, Motorhead prenait en otage le Zenith de Paris.

Heureusement, de l’autre côté du canal se trouve un autre monde avec des indigènes d’un genre différent, voir opposé : djeuns au look débraillé, fringues usagées, dreadlocks, sacs ou bonnets aux couleurs de la Jamaïque … La salle est pleine mais on peut tout de même y circuler sans trop de difficulté. Les caméras numériques sont déjà en place, braquées sur la scène et disposées un peu partout dans la salle. J’ai compté 6 cameras dont une embarquée et une autre fixée au bout d’une perche mobile au dessus du public. La classe.

Début du premier concert de la soirée aux environs de 19h30. General Levy arrive sur la scène accompagné de son Sound system. Je ne suis pas trop fan des combinaisons Mc/Sound System, mais je dois reconnaitre qu’ils se débrouillaient bien même si je me suis vite lassé. Il n’aura pas fallu deux morceaux pour que le chanteur enflamme le dancefloor. General Levy bouge bien et sa voix cassée assure un style sympa. Musicalement, ils ont fait un peu de tout : ragga, reggae, ska, jungle, drum & bass … Le concert dura une bonne heure devant un public bien motivé qui lui, ne s’est jamais lassé.

Le concert de Danakil débuta vers les 21h. Intro classique avec début à la batterie, accompagné par la suite de la basse, puis synthé, guitare, cuivres et arrivée du chanteur qui entame les paroles du morceau Les Champs de Roses. La salle entière est déjà sous le charme. Danakil, porté par la voix magnifique de Balik joue un reggae frais et honnête dans la pure tradition jamaïquaine. Les experts définissent le style comme du nu-roots. Quoi qu’il en soit, les mélodies sont entrainantes et les paroles des refrains trottent dans la tête. Après une période plutôt tranquille histoire de se mettre dans le bain avec des titres assez planant, le chanteur lance le premier pull up du concert sur un Résistance bien boosté. Le titre sera suivi de Mon île aux paroles simples et idéalistes reprises en chœur par la foule. Devant la scène, ça s’entasse de plus en plus et la température monte. Tout le monde connait les paroles. Personne n’est ici par hasard. Ils poursuivent avec entre autres La Faille, Dialogue de Sourds et la Vie est longue avec quelques instants dub. Un petits slam des trois cuivres sur le titre les Samourais de l’Occident. Puis, un featuring avec General Levy sur l’excellent Classical Option. L’invité restera le temps de 3 morceaux où il vola presque la vedette au chanteur de Danakil tant il enflamma la piste. C’est de plus en plus tassé sur la piste. Ça se bouscule, ça saute, ça danse, ça chante. L’ambiance est à son paroxysme. Mais le chanteur retrouvera son public sur le titre Marley. Les paroles retracent une autobiographie à la première personne du célèbre rastaman. C’est mon titre préféré et visiblement je n’étais pas le seul. Ils termineront par la chanson touchante Les Vieillards. Etrangement, il n’y a pas eu de rappel. Ils ont joué 1h30 sans aucune fausse note, mais par principe ça aurait été cool un petit rappel. Sinon, très bon concert de reggae haut de gamme. Le groupe à de l’avenir devant lui.

Mon île :




Classical Option (feat. General Levy) :



Voir aussi :

C'est un peu en trainant des pieds que je vais à ce concert qui annonçait complet depuis plus d'un mois. Deux dates successives prévues au Zenith, et évidement je réserve un jour différent de ceux avec qui je devais aller. C'est donc seul que je vais à cette grosse soirée métal. Le nombre de vendeurs de place à la sauvette me fait vite comprendre que c'est même pas la peine de penser à revendre ma place.

Le public est plutôt jeune et très enthousiaste. A noter, qu'il y a pas mal de filles. Ce qui est plutôt rare pour un concert de métal. Je croise pas mal de kids en t-shirt et bermudas malgré qu'on soit fin-Novembre. Une chose est sûre : ils savent ce qui les attendent, et se sont mis en tenue pour profiter au maximum du concert. J'aime bien cet esprit. D'habitude je suis toujours en première ligne quand il y a des gros pogos assurés. Mais là, je décide de laisser la place à la jeunesse et de profiter des tribunes pour me poser. J'arrive à me trouver une place au quatrième rang pile poil en face de la scène.

Début du premier concert à 19h30. Children Of Bodom débarque sur la scène du Zenith. Je ne connais pas ce groupe et c'est pas du tout le genre de son que j'écoute. Toutefois, ils ont eu un très bon accueil du public malgré que le son fût un peu crade. Je qualifierai leur style de métal extrême chevelu from pays du Nord-Est. La prestation scénique est assurée surtout par le chanteur guitariste qui s'amuse à retourner et balancer sa guitare. Ils ont joué 30 minutes chrono en main.

Changement des instruments et des décors en un temps record et arrivé du deuxième groupe qui est aussi la raison de ma venue ce soir : Machine Head. Un premier titre qui sonne comme un tonnerre dans la salle et qui annonce qu'on est passé à un niveau au dessus. Le son est énorme, une bonne prestation scénique, et un très gros charisme du chanteur. Celui-ci prend le temps de parler et de jouer avec le public. Il entraina le zénith dans un joli circle-pit. Dans les tribunes, beaucoup de gens ont du mal à rester assis. A noter que je devais être le seul à applaudir. Et oui, dans un concert de métal on n'applaudit pas. On lève les bras en faisant les cornes du diable et on gueule comme un demeuré. C'est ça le rock. Pas de chance, le gars devant moi est tout le temps debout pour mimer tous les instruments du groupe. Vraiment, j'ai du mal avec les concerts assis. Pour revenir au concert, ils terminèrent par un terrible Davidian apocalyptique. A propos des titres, je regrette de ne pas avoir révisé mes classiques car je n'ai reconnu que Old, Halo et Davidian. Mais excellent concert tout de même. Je pense même meilleur que celui de Slipknot.

Machine Head - Old :



Pour le dernier concert, je me mets au deuxième rang derrière un gars en béquille. Au moins, je devrais être tranquille pour la soirée. Arrive sur scène, la tête d'affiche de la soirée. Première fois que je vois Slipknot en live et y a pas à dire, Slipknot sait y faire pour les mises en scènes. Une musique d'intro se fait entendre, lever de rideau avec le batteur déguisé en arbre mort, arrivés des musiciens au compte-goutte, le chanteur arrive en dernier, on entend les premières notes de Surfacing, et top départ d'une grosse furie furieuse qui ne s'arrêtera que 1h30 plus tard. Slipknot nous livre un gros show à l'américaine avec un excellent jeu de lumière et un son honnête. J'ai du mal à définir le genre musical du groupe. Je dirai : Nu-Metal qui fleurte avec le death-métal. Le groupe donne une impression de gros bordel scénique, mais on devine bien que tous est calculé à la seconde près. En tout cas, les moyens sont impressionnants : au fond de la scène se trouve une passerelle qui permet aux musiciens de se balader et d'être juste au dessus du batteur, l'un des deux percussionnistes peut à volonté surélever sa plateforme, il dispose aussi d'un écran et de cameras numériques avec lequel il filme la foule. Sur Spit it Out, on eu droit à un très attendu Jump Da Fuck Up. A partir de là, il commence à pleuvoir au dessus de moi. Soit il y a des fuites dans le Zenith, soit c'est la condensation de la salle qui dégouline sur le public. Hum … Bref, c'est ce qui accéléra mon envie de sortir. Je m'échappe sans voir le rappel. Au final, rien à dire sur le jeu de scène qui est époustouflant, mais musicalement j'ai trouvé ça brouillon, braillard, et sans aucune mélodie. Ils me font penser un peu à des vieux groupes comme Iron Maiden ou Marcel et son orchestre qui victime de leur succès, ne sont desormais plus que l'ombre d'eux même.


Slipknot - Before I Forget :



Slipknot - Duality :

En ce samedi soir, n’ayant pas trop le moral, je compte sur le groupe La Phaze qui passe à la Maroquinerie, pour me le remonter. L’ouverture des portes est à 19h30. J’arrive à 20h15 et trouve une salle quasi-vide. On attend un petit peu, et Dj Nevrax, l’ancien Dj du groupe arrive sur scène pour chauffer l’ambiance avec son breakbeat drum’n bass. J’en profite pour faire un petit tour dehors. Il y a un côté positif dans la loi contre le tabac dans les lieux public. Avant, on était souvent condamné à rester enfermer dans la salle et toute sortie était définitive. Maintenant, on peut sortir/rentrer librement et allé faire un petit tour à l’épicerie de nuit d’à côté pour faire le plein, et ainsi éviter les prix excessifs des consos dans la salle. Du coup, après 3/4 allers-retours à l’épicerie, mon moral s’est largement amélioré.

Au bout d’une heure, je finis par renter une dernière fois dans la salle en titubant. Le concert à commencer et la Phaze est déjà sur scène et joue Le chant des bombes. Les ayant déjà vus à plusieurs reprises sur cette tournée, je suppose que j’arrive pile poil pour la première chanson. Cette fois, la salle est pleine et déjà tout le monde danse, saute ou pogote. J’adore cette salle. Ça nous promet une très bonne soirée. Comme à leur habitude, grosse patate du groupe sur scène. Ils sont seulement trois : un chanteur énergique, au clavier sur certains morceaux, le guitariste avec ses belles lunettes kitsch et le batteur. Musicalement, on pense aux Berus et côté look, ils me font penser aux Clash. Leur mélange de punk, ragga et drum’n bass entraîne aisément toute une salle qui ne demande qu’à se lâcher et à s’amuser. Je me faufile dans la fosse pour rejoindre les pogos. L’ambiance bon-enfant fait plaisir à voir. Le chanteur est toujours survolté et ne tient pas en place. Mais comment fait-il, après tous ces concerts pour avoir toujours autant la pêche ? Ça mérite le respect. D’un point de vue setlist, de mémoire je dirai : Fièvre de l’exil, RAS (le seul titre de la soirée issu de la période PungleRoad, dommage), Devil Dance, Inside My Brain, Rude Boy, Nouveau Défi, Little Face, Miracle (première fois que je les vois jouer ce titre), La Cause, Climax. Ils ont fait aussi, le nouveau titre J’écris que l’on peut écouter sur leur MySpace. En rappel, ils jouèrent Roof on Fire. Dans la fosse, l’ambiance est surchauffée si bien que certains sont torse-nus. Je regarde dans la salle autour de moi : ça danse et ça s’agite dans tous les sens. Pour le dernier morceau, Assaut Final, le chanteur invite le public à monter sur scène. Ce qui résume bien la soirée : conviviale et sans prise de tête. Pour ce concert, il est clair que le groupe s’est fait plaisir autant que le public. Je me rappellerai surtout du sourire communicatif du chanteur que celui-ci a gardé durant toute la soirée. Merci pour ce superbe concert.


La cause + j'écris + ? :



Assaut final :



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Sidilarsen @ Nouveau casino

Arrivé à 20h30 pile devant le Nouveau Casino, je tombe sur une porte sinistrement fermée avec une file d'attente de 50m qui attend sagement devant. Première fois que je vois ça, à une heure pareille à Paris. Nos amis Toulousains de Sidilarsen, ont-ils décidé de faire vivre la salle parisienne à la provinciale (les concerts commencent quand la salle est pleine) ? Quoiqu'il en soit, le Nouveau Casino ouvre finalement ces portes. La salle est raisonnablement bien remplie, mais loin d'être pleine. On y retrouve la faune du neo-metal : les rastas côtoient les métaleux et prédominance vestimentaire en noir. Pas mal de gent féminine tout de même. Je croise Mouss de Mass Hysteria. Est-il là en tant que simple spectateur ? J'espère que non …

Coup d'envoie du concert à 21h pile. Sidilarsen débarque sur scène dans un silence soudain du public. Mais les premières sonorités de la batterie rompent ce silence qui rendait tout le monde mal à l'aise. Pendant une seconde, j'ai cru qu'il s'agissait d'une première partie quand je les ai vus débarquer tous habillés de blanc. Apparemment, ils ont mis de côté le look gothique pour un style plus soft. Le jeu de lumières combiné aux effets sonores me font penser au départ d'une attraction à sensation forte (j'étais à Eurodisney le week-end précédent). En tout cas, Sidilarsen à mis le paquet dès le début. Ils commencent avec le boostant Renverser la France. Du pur dance-metal comme ils savent bien le faire. Et hop, un slam du chanteur, histoire de se mettre dans l'ambiance. Le groupe nous envoient en pleine face un son propre et puissant, quoiqu'un peu fort. La musique avale et entraîne le public dans une trance qui ne s'arrêtera qu'à la fin du concert. Visuellement, l'époustouflante performance scénique du groupe est totalement maîtrisée. Ils combinent leurs meilleurs titres (de mémoire : A qui je nuis me pardonne, Sidistation, Cardiotronic, La Fibre, La morale de la fable, Tecknotrône, Surhomme, De temps à autre, ... ) ainsi que ceux issus du dernier album. Celui-ci d'ailleurs, à l'écoute des nouveaux titres en live, me semble très prometteur. Vers le milieu du set, le chanteur annonce un guest pour le morceau suivant. Les connaisseurs l'on reconnu avant son entrée sur scène : Mouss, le chanteur de Mass Hysteria. Ce dernier prêtera sa voix et son aisance scénique pour une formidable reprise de Breathe de Prodigy déclenchant un déferlement dans la fosse. A la fin du titre, l'invité lance un petit compliment au groupe concernant leur dernier album. Sympa. Le show durera environ plus d'1h30 avec deux rappels bien mérités.

Pendant tout le concert, je me suis posé la question à maintes reprises : mais pourquoi un groupe comme celui-là n'arrive pas à dépasser le Nouveau Casino en terme de taille ? Le groupe à tout pour réussir : une musique brute et entrainante, des rythmes « dancefloor », des mélodies et des paroles qui restent dans la tête, un jeu de scène de folie,... Vraiment, ils méritent une plus grande popularité.

Acide Occident :



Prodigy cover feat. Mouss (Mass Hysteria) :

Pendulum @ Paris

L'embêtant avec les concerts electro, c'est qu'on ne sait pas trop à quoi s'attendre et donc comment se vêtir pour la soirée (tendance boîte ou tendance concert ?). Connaissant bien l'Elysée Montmartre (le vestiaire est rarement ouvert), je décide de ne pas m'encombrer de veste ou de sac et arrive devant la salle en tenue décontractée digne d'un dimanche soir. Je suis vite rassuré quand je vois que la plupart des gens autour de moi ont adopté le même code vestimentaire : baskets, baggy, sweat capuche, casquette … et en option : bière dans la main et cigarette dans l'autre. J'aperçois tout de même quelques jeans slims, chaussures pointues ou encore débardeurs moulant. C'est assez amusant ce choc des cultures. On se croirait dans une cour de lycée. On m'aborde à plusieurs reprises pour me demander avec un air fuyant si je n'ai pas de la MD à refiler. Allez savoir pourquoi … ça doit être la casquette.

Après une fouille plus impressionnante qu'efficace (je parle en connaissances de causes), me voilà dans la salle. Le premier groupe, se nomme South Central. Il se résume à deux djs, habillés en slims et en vestes noires à capuche trop petites pour eux. Ils se contentent de bouger la tête énergiquement ou de pointer le doigt en l'air pour demander une ovation au public. Le jeu de scène le plus spectaculaire étant quand l'un des deux à mis à 90° son clavier. Très impressionnant… Musicalement, rien d'innovant. De l'électro-techno sans grand intérêt. Je me suis pas mal ennuyé durant ce set qui a duré un peu trop longtemps (1h) à mon goût.

A l'inter-concert, le devant de la scène devient vite compact. Première fois que Pendulum vient à Paris, et unique date en France. La salle est quasi pleine. Normal. J'avais été très déçu par l'annulation de leur venue au Sziget et du coup, je ne pouvais pas les rater. Entre-temps, on me demande à nouveau si je n'ai pas de la MD. Décidément, cette casquette va m'attirer des ennuis… Arrivée sur scène du groupe. On n'est pas en face d'un Djs set mais bien d'un groupe de rock complet : guitares, clavier, basse, batterie et Mc. Tous avec des looks de rockers. Derrière le groupe a été placé un mur de luminaire ajoutant à l'ambiance futuriste du concert. Pendulum, en live, c'est beaucoup plus rock. Le mélange de drum & bass, de riffs de guitares et de sons futuristes joués au synthé surprend mais est ultra-efficace. La grande majorité du public réagit bien. Je pense que beaucoup attendait du dancefloor, mais c'est du pogo qui les attendait. Et celui-ci devient de plus en plus gros et musclé au fil des morceaux. Le chanteur a l'air d'halluciner au vu de la fosse et vient à plusieurs reprises féliciter le public pour son accueil chaleureux. La température monte encore d'un cran à l'entente des notes de Voodoo People suivi d'un Blood Sugar ravageur mettant toute l'Elysée à l'envers. Les tubes s'enchainent tels que Propane Nightmares ou Granite. Grosse prestation du Mc qui fait des sauts de kangourou et qui sollicite souvent la participation du public. Il est plus là pour mettre l'ambiance que pour chanter, mais il assure bien. Je suis épuisé par les pogos et je ne sens plus mes orteils. J'en profite pour sortir mon appareil et filmer quelques scènes. Coup de chance, je tombe sur le tube Slam avec une terrible intro rock. Un rappel un peu maigre avec seulement le titre Hold Your Color.

Au final, 1h30 de concert sur-vitaminé. Dans la salle tout le monde est trempe. Pendulum prouve que le drum & bass est un rythme qui peut s'accorder facilement avec du rock, faisant fuir les puristes mais gagnant l'estime d'un autre public certainement plus nombreux et plus ouvert.


Intro + Slam :



Hold your color :

J'ai trouvé une petite vidéo supplémentaire de ce concert mémorable. Peut-être que ceux qui me connaissent me reconnaîtront dans ce tourbillon infernal.



Article lié : Concert de Biohazard au Trabendo.

Par ce mardi 4 Novembre, les américains de Biohazard préfèreront faire un concert dans la capitale de cette bonne vieille France, que d’allé voter pour leur nouveau président. Et on les remercie pour cet effort. C’est la salle du Trabendo qui les accueillera pour leur retour à Paris (le dernier concert date d’il y a 7 ans).
A 19h30 pile, la première partie commence les hostilités. Il s’agit du groupe S-Core venant de Strasbourg et pratiquant un métal brutal et violent. La salle est quasi-vide et tout le long du concert, le groupe tenta en vain de faire bouger un public indifférent, beaucoup plus garni au bar que devant la scène.
Le concert de Biohazard mis un certain temps à démarrer. En attendant le début du set, j’échange souvenirs et anecdotes de concerts avec un certain Thiery. La salle se rempli doucement, et la fosse est vite bondée. Pratiquement que des mecs et pas de kids en vue. J’ai dû boire autant de bières que de filles présentes dans la salle. Les lumières s’éteignent, et l’intro de Failed Territory se fait entendre. Biohazard arrive sur scène. Très bonne surprise : Bobby Hambel est de retour. On a donc tous les membres originaux. Ca promet d’être un bon concert tout en puissance. Et de la puissance, ils en ont donné. Ils commencèrent avec le mythique Victory, suivi de Shades of Grey et What Makes Up Tick. En fait, ils ont fait que des titres des trois premiers albums. Au grand bonheur des fans. C’est dans ces albums que sont concentrés tous les incontournables. Les pogos sont lourds et violents. On a eu droit à petit circle-pit bien physique. Vers le milieu du set, l’arrivée du KDS dans la fosse monta encore d’un cran la violence du pogo. Je me suis d’ailleurs pris une baigne dans la face et surement un coup de pied intentionnel dans le dos. Mais bon, je leurs en veux pas. Les hardcoreux sont mes amis… Le groupe sur scène se défonce bien et assure un set carré et musclé. J’ai trouvé que Billy Graziadei était trop en retrait sur le côté gauche de la scène. Je n’ai fait que l’apercevoir. C’est dommage, vu la réputation scénique qu’il a. Ils ont joués entre autres les titres les plus attendus : Hold my own, Punishment, Urban discipline, Love Denied, Wrong side of the tracks, Black & white and all over et la reprise de Bad Religion We’re only gona die. Et ils se sont fait plaisir avec des titres moins connus, mais qui m’ont fait chaud au cœur de les découvrir en version live tels que : Down for Life, Howard Beach et Five Blocks to the Subway. 1h30 de concentrés de pure énergie. Pas de rappel, mais ils m’ont bien fait plaisir et j'en ressors éreinté et complètement démoli physiquement. A noter que le chanteur a évoqué la sortie probable d’un nouvel album. A surveiller …


Down For Life :



Five Blocks to the Subway :



Love Denied :