Les vidéos et compte rendu du Sziget 2008 : mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche








Rage Against The Machine
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Ce soir en concert à 20 minutes de chez moi, l’un des groupes, voir LE groupe qui m’a filé la plus grande claque musicale durant mes années lycées : Rage Against The Machine. Le groupe dont le terme « fusion » correspond le mieux. Ils débarquent au festival Rock en Seine pour foutre à l’envers le parc de Saint Cloud.


Nous arrivons, tout juste pour la dernière première partie avant le tête d’affiche de la soirée. Nous avons droit à une grosse pointure : Mix Master Mike, le célèbre Dj des désormais légendaires Beastie Boys. Ce dernier a bien assuré et nous a fait de superbes mixs sans temps mort. Malgré un excellent set, Mix Master Mike a plus servi à faire patienter, qu'à chauffer une foule qui faisait déjà penser à une bombe à retardement.

On arrive à se faufiler on arrive raisonnablement près. C’est à dire bien à 30 mètres de la scène. Dans la fosse, ils ont installé un fossé de sécurité en forme de croix pour éviter les gros mouvements de foules et ainsi la fosse se retrouve divisé en quatre parties. Me voilà donc dans la deuxième partie droite devant la scène. Impossible d’avancer plus, car après on se retrouve confronté au mur du fossé. Se faufile devant nous une bande de potes assez éméchés. Au bout de 10 minutes, ne pouvant plus se retenir, l’un d’entre eux vomi ses tripes. Évidement, il faut qu’il gerbe devant nous. En tout cas, par la suite, il y avait de la place devant nous.

Les lumières de la scène s’éteignent. Les quatre membres du groupes arrivent sur la scène les mains attachées et déguisés en prisonniers de Guantanamo avec leur tenue orange et leur cagoule. Des figurants les libèrent et leur donnent leur instrument et on entend les premiers mesures de Bombtrack. A partir de cet instant, un énorme raz de marée humain s’abat sur nous, et sous la gigantesque pression, je ne peux que subir et attendre que ça se termine. D’un coup, marcher le vomi n’a plus vraiment d’importance. Je pense que ceux qui étaient collés aux barrière ont du souffrir. Tout le monde chante ou hurle en chœur les paroles. Le son du concert est vraiment excellent. Petite pause. Le temps que les musiciens enlèvent leur tenues et que une énorme étoile rouge apparaisse derrière la scène, et ils enchaînent avec Testify et c’est repartit pour un énorme mouvement de foule chantant, hurlant, bousculant, pogotant et suant. Au troisième titre ça commence à se stabiliser un peu, et je peux enfin voir la scène. Zack de la Rocha nous adresse un sourire radieux et les musiciens commencent à jouer les première note d’un Bulls on Pararade rageur qui sera suivi d’un Know Your Enemy et Bullet in your Head déclenchant des sauts destructeurs de folie dans la fosse. Bientôt les pogos deviennent plus abordables. On est moins serré et on peut danser ou bouger la tête à son aise. Ils enchaînent tous les titres phares de leur trois albums. Zack de la Rocha dégage une énergie et un charisme hors du commun. On sent que le caméraman a du mal à le suivre tellement il bouge et coure dans tous les sens. Et Tom Morello, fidèle à lui même nous a jouer ses solos qui l’ont rendu célèbre. Le groupe terminent par une grosse montée en puissance avec Freedom et un Killing in the Name éblouissant. Toutefois on pourra critiquer la diffusion de l’international de Russie pendant le rappel par respect pour ce qu’a subit récemment la Georgie. Mais malgré cette fausse note, on a eu 1h30 de concert musclé et rythmé.

Je n'ai ni photo, ni vidéo. Trop dangereux et trop loin de la scène. Mais, vu l'armée d'appareils que j'ai pu apercevoir sur les écrans géants, j'espère en trouver quleques unes sur le net. Après le show, dans la fosse, on avait l’impression qu’une tornade s’était abattu sur le site. Des centaines de chaussures, gobelets explosés, trousseaux de clés, sweats, casquettes et autres objets imporobables jonchent le sol. On croise des gars torse-nu et pieds nus complètement ahuri qui airent sans but dans la fosse. C’était vraiment un concert de folie. Ils ont fait exactement ce que le public attendaient d’eux : un enchaînement de tous leurs titres incontournables avec une énergie telle qu’il y a 10 ans. Désormais, quand on abordera le sujet, je serai fier de pouvoir dire : « Les Rage ? J’y étais. »

Dernière journée du festival Sziget, et elle commence par une très mauvaise nouvelle : annulation du concert de Pendulum. Bien sûr, ils préviennent le jour même, et aucun concert de remplacement n'a été prévu. Et dire que l'année dernière Mika avait été annulé et c'était Manu Chao qui l'avait remplacé... Bref, on en profite pour aller à des concerts qu'on n'avait pas prévu de voir.

Arrivé à la scène Converse, on tombe sur le groupe Yellow Spots, groupe de zombies hongrois faisant une sorte de punk rockabilly. C'est très mauvais et d'ailleurs il y a pas grand monde dans la salle. Je pense que les gens sont venus parce que le groupe est assez rigolo à voir sur scène. Ils sont tous déguisés en rockab zombie. Deux momies squattent la scène. Elles chantent pas. Elles jouent pas. Elles picolent seulement sur scène. Bref, ça va cinq minutes et après on se lasse vite. Dans la scène HammerWorld à côté on découvre le groupe Canadien 3 Inches of Blood. Trash métal chevelu à mon gout sans trop d'intérêt. Là non plus, on ne s'attarde pas longtemps ...

Arrivé sur la scène métal HammerWorld les new-yorkais Pro-Pain. C'est un groupe de Hardcore métal que j'écoutais il y a bien plus de 10 ans durant ma période hardcore et autres musiques pas toujours très accessibles. Le concert est simple et très bourrin. Pas de jeux de scène de folie, ni de dialogue avec le public. Le groupe fait son set, carré et direct. Du bon gros hardcore qui est un appel aux pogos bien violents. Je reste sur la touche sur ce coup là. Pendant, tout le concert j'ai attendu en vain. Pas un titre de Truth Hurts, le seul album que je connaissais. Je suis un peu déçu. Cela dit, c'était un bon concert de hardcore viril comme j'en avais pas vu depuis longtemps. Ça fait plaisir.



Sur la scène World, nous allons voir le groupe hongrois le plus connu en France : Besh O Drom. Mettre l'étiquette tzigane sur ce groupe, serait trop facile. Le groupe joue une fusion instrumentale de musiques balkan, tzigane, macédonienne, yiddish et orientale. Dans l'ensemble c'est assez tonique. Et le tout est arrangé au goût des musiques actuelles. Chaque musicien est impressionnant par sa maitrise et ses improvisations. Grosse prestation scénique du saxophoniste et du percussionniste qui à eux deux mettent aisément l'ambiance. Sur certains titres, une chanteuse apparait dont on entendit pratiquement jamais la voix en raison d'un mauvais réglage de son micro.



Direction la Roma Tent, pour aller voir les Parno Graszt, un autre groupe Hongrois. Le groupe ne paie pas de mine : ils sont tous habillés en chemise de même couleur et sont positionnés en face de la scène en arc de cercle. Ils ne donnent pas l'impression aux premiers abords que ça va beaucoup bouger. Mais la musique tzigane de Parno Grastz est ultra rapide et entraine très vite toute la salle dans la danse. Le groupe joue de la pure musique traditionnelle tzigane de l'Est du pays et de la Roumanie. Le groupe est composé de 9 musiciens dont 4 danseurs. Les instruments sont guitares acoustiques, contrebasse, accordéon, percussions et d'anciens pots à lait dont le musicien tape sur les orifices. Avec leur musique endiablée et leur démonstration tonique de danse traditionnelle ils ont bien mis le feu. Très bonne surprise de la soirée.



Pour la fin de la soirée, nous n'avons jamais trouvé un concert qui correspondait à ce qu'on cherchait. Dans la tente tzigane, le groupe de macédoine Kocani Orkestar joue une musique traditionnelle molle. Et dans la tente Arany Aszok, on trouve le groupe Kowalsky meg a Vega, les gentils rebelles de service, jouant une sorte de pop métal que je pourrais comparer à Kyo ou à Superbus. Du coup notre dernière soirée se termine assez tôt. Dommage.

Sziget 2008 - Samedi

Premier concert de cette quatrième journée : le groupe local Pannonia Allstars Ska Orchestra sur la grande scène. Le groupe joue un ska frais et vif tinté de quelques morceaux reggae. Le chanteur, beau gosse, habillé d’un élégant costume blanc et de son chapeau n’arrête pas de trottiner sur l’énorme Main Stage, tout en chantant et en invitant le public à danser. Grosse section aux cuivre et très bonne prestation du claviste. Ils terminent par un gigantesque jump-up après avoir fait mettre à croupi tout le public de la Main Stage.



Deuxième concert de la journée sur la main stage assurée par la frenchy Mademoiselle K. Rock mélancolique, parole en Français et absence de jeux de scène n’attire pas grand monde. Même les français sont absents. Je pense que la main stage était un peu grand, pour un groupe français qui ne fait même pas l'effort de parler en anglais. On ne s’attarde pas trop, c'est trop mou ... En passant devant la scène Converse on tombe sur un étrange groupe rock, dont les musiciens portent des têtes de chevaux en guise de déguisements. Le groupe s’appelle My New Zoo. Musicalement pas exceptionnel, mais au moins à le mérite d'attirer l'attention. Puis, on arrive à la scène HammerWorld juste à côté. Il y a un groupe qui joue. Celui-ci s’appelle Watch My Dying. C’est du death métal et c’est pas très innovant. On préfère attendre la fin du concert dehors au calme ...

Vient le tour des agités de Punish Yourself made in France. Beaucoup de Français. Leur punk techno sous acide fout bien le bordel dans la fosse. Le set est court mais c’est du pur concentré d’énergie et d’excentricité. Les musiciens sont déguisés en zombie et ont le corps couverts de maquillage fluorescents. Le chanteur boit la vodka à la bouteille. Il ne tient pas en place. Il saute, il crie, il monte sur la barrière de sécurité, il simule des coïts, il monte sur les échafaudages de la scène… Les gars de la sécurité doivent intervenir pour lui dire de descendre. Une danseuse, elle aussi le corps couvert de peinture fluo, arrive régulièrement sur scène et se trémousse. Une première fois habillée en pom-pom girl, ensuite avec une tenue cuir sm avec des torches en flammes, après en cow-boy avec une plaque de fer sur le ventre sur lequel elle frotte une scie électrique pour faire des étincelles, etc ... Les gars de la sécurité sont aussi bien occupés à surveiller le public que le groupe. Excellent concert, qui nous en a foutu plein la vue. Dommage pour les effets pyrotechniques que celui-ci s’est déroulé en plein jour.



Pour la suite, on décide d’aller voir le groupe Strasbourgeois Mala Suerte sur la petite scène afro-latin. Le groupe joue un ska-rock-latino assez efficace, mais à mon goût un peu trop porté sur le punk. Je pense que si ils avaient opté pour du ska-latino plus dansant, ça aurait attiré plus de monde. De plus, eux non plus n’ont pas trop fait d’effort pour parler en anglais. D’où, souvent des blancs ou absence de réponse du public. Cela dit, les gens sont quand même venus progressivement devant la scène. Le groupe est composé d’un gros balèze à la guitare et au chant collé durant tout le concert à son micro et d’une chanteuse au chant et au chœur qui bouge bien sur scène et qui fait l'animation. Ensuite, trois mecs aux cuivres ainsi que basse et batterie. Ils terminent entre autres avec une reprise punk de Por que te vas et Borrachos. Vu qu'ils avaient l'étiquette latino, je m'attendais quand même à quelques chose de plus souriant souriant ou festif. Mais bonne prestation tout de même.



On termine par le concert de REM sur la grande scène, l’une des grosse tête d’affiche du festival Beaucoup de monde. Trop de monde. On doit bien être à 50 mètres de la scène et pourtant, j’ai l’impression qu’on est au milieu de la foule. Je constate que le groupe à l’habitude de faire des énormes concerts car ils ont rajouté un écran géant au centre de la scène en plus des deux autres de chaque côté. Et, des effets visuels de qualité sont appliqués directement sur les images prises en direct pendant le concert. C'est bien, ça compense le fait qu'on ne voit pratiquement jamais la scène dû à la trop forte affluence. En tout cas, le chanteur Michael Stipe bouge bien sur scène et on reconnait bien son timbre. On part, au bout de 25 minutes, y a trop de monde et ça en devient oppressant. Dommage ...


Premier concert de la journée assuré par Ziggi sur la grande scène, mais la fatigue cumulée au soleil de plomb, ont eu raison de ma motivation. Et donc, c’est sous un arbre à l’ombre dans l’herbe que j’écoute au loin le concert de Ziggi & The Band. J’avais juste le son, mais ça avait l’air d’être un bon concert. Ça fait penser à Patrice.

On se dirige vers la scène world pour aller voir le groupe Altan. Le groupe joue de la pure musique traditionnelle d’Irlande. On y retrouve tous les instruments classiques du folklore celtique : guitares acoustiques, violons, accordéon, bouzouki et tambourin irlandais. Leur musique simple et joyeuse a très vite attiré amateurs de musique celtique et autres curieux et bientôt le devant de la scène fut plein. Concert très agréable, plus dynamique que je ne le pensais.




Vient les anglais de Transglobal Underground avec leur mélange de musique orientale, de beat electro et de hip-hop. Sympa, mais pas très énergétique. Je m’attendais à quelque chose dans la veine de Asian Dub Foundation. De plus, le côté Raï me rebute un peu. La musique ne décolle pas et finalement c’est nous qui décollons pour aller voir ailleurs. Juste à côté se trouve la Roma Tent dans lequel un groupe français joue. Le groupe se nomme Traio Romano et fait de la pure musique tzigane insipée des grand bals tziganes. Sur scène, ils sont 4 : violon, accordéon, guitare manouche/chant, clarinette/chant. La musique est sympa mais je pense qu’il faudrait pour que ça s’enflamme encore plus une contrasse, ou une caisse pour bien rythmé les sons. Quoiqu’il en soit, leur musique a enchanté le public et ils ont terminé par la reprise de l’aire traditionnelle Balkan « Mahale » qui a enflammé la salle avec le refrain repris en chœur par le public. Le groupe en avait du mal à quitter la scène. Très bonne découverte.




Vient ensuite les très attendus La Caravane Passe, tout droit venu d’île-de-France. Souvent décrit comme les Mano Negra du Tzigane le groupe a un nouveau public à conquérir. Le groupe commence le concert avec calme et modestie. Puis ils enchaînent avec Balkanski Bal et Boukan qui vont très vite faire monter la température dans la tente. Ensuite, le public étant déjà conquis, ils enchaînent avec Salade Tomate Oignon, Makilla, Cosmpolitan, Echo Echo. Plus tard le tire Miserlou entraînenra encore une fois une grosse euphorie dans la salle suivi de Tumanle chanté en chœur par toute la salle. Pour le rappel on a droit au rap de Sacha & Mona qui fait jumpé toute la salle. En sautant, en regardant derrière moi, je vois les gens sauter jusqu’à hors de la salle. La salle était incontestablement trop petite pour le concert. Qui sait ? Peut être La Caravane Passe sur la scène world l'année prochaine ? J’ai trouvé le concert un peu en retenu. Je sais que dans leur répertoire ils ont des chansons encore plus festives. Mais bon, vu la température de la salle à la fin du concert, on leur pardonnera.




Le concert de la Caravane Passe a terminé plus tard que prévu, et il faut donc se dépêcher pour se rendre à la scène HammerWorld pour allé voir l’une des grosse pointures de la scène métal : Apocalyptica. On tombe sur une salle pleine a craquer avec des gens qui se trouvent dehors et qui poussent pour pouvoir entrer. Dans la salle, le concert a déjà commencé, mais on n’entend que la batterie. Il y a aucun son qui sort des violoncelles. Et les gens euphoriques crient comme des malades. Devant cette aberration, nous préférons partir à les laisser s’agglutiner pour peut être apercevoir un concert de mauvaise qualité. En passant devant la scène A38, on tombe sur un groupe autrichien qui se débrouille franchement bien : Parov Stelar & Band. Un mélange de electro house avec du jazz et du swing. Je crois qu’on a trouvé les Caravan Palace Hongrois. Des rythmes qui font remuer, une jolie chanteuse blonde avec un timbre magnifique, des solos de saxo de folies ont eu raison d’une salle pleine vite sous le charme.




Enfin, vient le tour de Brains dans la’A38. La salle est toujours pleine. On y retrouve le chanteur de la veille, celui de Irie Mafia. Brains est un goupe Hongrois, jouant du rock avec du drum and bass aux sonorités reggae ragga avec un chant hip-hop. Ca fait un très joli mélange. Et ça pète bien sur scène. Ils ont la classe et font un penser au Peuple de l’Herbe. J’entend autour de moi les gens chantaient les parole par cœur. Je pense que ça doitêtre un groupe très populaire en Hongrie. En tout cas, côté musique, rien à dire. C'était parfait. Et ils ont bien foutu le feu. Encore une très bonne découverte.


Sziget 2008 - Jeudi

On commence la journée avec le spectacle de Marionnettes sur l’eau du Viet-Nam. C’est un théâtre de marionnettes aquatiques qui raconte la vie des fermiers qui travaillaient toutes leur vie sur les rizières. C’est un spectacle traditionnel qui leur permettaient de se distraire et qui apportait pluie et fécondité au village. C’est mignon et gentillet.




En arrivant à la scène Converse, on tombe sur le groupe hongrois Ludditák. Ils jouent un mélange de rap et de rock sous les flows de deux chanteuses habillées style années 30 avec des perruques et un chanteur déguisé en cycliste. Groupe curieux à regarder. Mais musicalement pas mal. Par la suite, arrive sur la même scène le groupe hongrois Anselmo Crew. Leur style est difficile à définir. On peut dire qu’ils font de la musique world : salsa, reggae, hip-hop, ska, tzigane, musique orientale ou africaine. Techniquement très bon et très complet. Dommage que le set fut un peu court, dû sûrement à une programmation à la bourre.





Puis, sur la même scène arrive le groupe français les Touffes Kretiennes. La salle est pleine et il y a beaucoup de français. Le groupe est un collectif de fanfares issues de différents groupes comme Babylon Circus, Les Hurlements d’ Léo et Les Pellos. Ils font des reprises de standards toutes époques en version fanfare groovy rock. Sur scène ils sont nombreux. Presque 15 je crois. Il n’y a pas vraiment de chanteur attitré. Ils sont cinq ou six à alterner au micro. Les chanteurs n’ont pas besoin de s’embêter à parler au public en anglais ou en hongrois, vu que il n’y a pratiquement que des français dans la salle. Dans l’ensemble, c’est assez festif et débridé. On reste dans un registre disco funk. Mais quelquefois on a droit à des reprises complètement improbables comme Know your Enemy de RATM ou Guns of Brixton des Clash. Un très bon concert qui fait honneur à la France.





Ensuite, toujours sur la même scène arrive les turbulents Barcelonais-Argentin de Che Sudaka. Il y a un peu moins de monde dans la salle. Tous les français sont partis et c’est tant mieux car ça laisse plus de place pour danser. Ils arrivent sur scène tout sourire et d’entrée appel le public à bouger. Ils commencent par un petit reggae latino qui va progressivement monter en puissance et aboutir sur du gros son punk. Ils enchaînent les chansons avec une aisance déconcertant et ne laisse aucun blanc entre les titres. On ne peut s’empêcher de penser à Manu Chao. Puis ils alternent entre le ska, le reggae, le rock. Sur scène les deux chanteurs sont impressionnants par leur prestation physique. Ils courent, sautent dansent dans tous les sens et toujours en chantant. On voit que le jeu de scène est très travaillé. Rien n’est laissé au hasard et tout est calculé pour faire bouger le public. Les Barcelonais ont prouvé ce soir qu’il avait une totale maîtrise pour faire la fête et entraîné toute une salle dans la danse. Ils sont sincères et font vraiment plaisir à voir. Le set est en deux parties, chacune des parties avec une première moitié en acoustique et l’autre plus électrique. Un rappel de folie où ils font sauté toute une salle qui est depuis longtemps tout en sueur et sous le charme. A ce jour, c’est le meilleur concert que j’ai pu voir au Sziget.




Enfin, on se dirige sur la scène A38 pour allé voir le groupe hongrois Irie Mafia. La salle est pleine à craquer et pratiquement que des hongrois dans la salle. Il y fait très chaud et humide. Irie Mafia est la preuve que en Hongrie ils ont du bon son. Ils font un reggae ragga avec un soupçon de funk. Une grande maîtrise du concert et une musique de qualité. Il y a 3 chanteurs qui se complètent habilement : une fille au chant style reggae et deux mcs dans un style raggamuffin. Beaucoup de gens autour de nous connaissent les paroles (en hongrois) par cœur. Excellent concert pour terminer la soirée.



Finalement nous ne somme pas allé voir Iron Maiden. Etant donné que le supplément de 10 euros était une fausse rumeur sur le net, et qu’il fallait donc, pour rentrer sur le site payer un pass journalier de 30 euros, nous décidâmes de prendre notre mal en patience et qu’on pourrait prendre notre revanche le lendemain.

Le mercredi nous rentrons enfin sur le site. C’est sous un soleil de plomb que le groupe Anti-Flag commence les festivités sur la grande scène. On peut qualifié la musique du groupe de punk hardcore. Toutefois sur certains morceaux, on était très proche du pop punk à la blink182. Ca n’a pas empêché que des pogos se forment très vite. Au début, ils restaient raisonnables et isolé aux devant de la scène, mais très vite, suite à un gigantesque circle pit (les gars créent un grand rond et se mettent à courir dans un sens, emportant avec eux tout sur leur passage et créant un énorme tourbillon humain), les pogos sont devenus dangereux et incontrôlable. Sur scène, les 4 musiciens se débrouillent bien. Ils revendiquent à fond leur anti-fascisme et anti-nationalisme américain. Le bassiste saut dans tous les sens, et file sa basse à un des accordeurs du groupe pour allé slamer. Enfin le concert se termine avec deux titres accompagnés d’une chorale d’enfant dont on n’a jamais entendu les voix. Un concert très musclé pour commencer le festival.





Dans un style plus léger, on va voir ensuite les Flogging Molly. Avec leur punk celtique très proche de celui des Pogues, ils ne leur auront pas fallu beaucoup de temps pour enflammer l’énorme Main Stage et faire danser tout le public. Le groupe se donne à fond sur scène et les titres sont énergiques et rythmés. J’adore la voix du chanteur. Une voix avec un accent bien irlandais. Chaque chanson est accompagnée d’un instrument faisant partit de la culture irlandaise : banjo, accordéon, violon, flûte. Je trouve ça mieux que les Dropkick Murphy’s. C’est plus festif et moins bourin. Un excellent concert.





On va voir ensuite le groupe russe de ska-rock Leningrad à la scène World. D’après ce que j’ai lu sur le net au sujet de ce groupe, ils représentent un peu le groupe rebelle de russie. Plein de gros mots et de déclarations trash censurés en russie. Mais cela ne nuit en rien à la popularité du groupe dans son pays. D’ailleurs, quand on est arrivé on pouvait apercevoir de nombreux drapeaux russes et ukréniens, et beaucoup de gens chantaient par chœur et avec enthousiasme les paroles en russes. Le groupe est composé de plus de quinze membres dont une grosse section de cuivres. Il y a deux chanteurs accompagnés d’une chanteuse black aux chœurs habillée très court. Dans le groupe il y a aussi un gars, qui ne chante pas, qui ne joue pas mais qui est plutôt là pour faire l’animation et foutre le bordel. Il fait pensé à François Hadji-Lazaro ou la Boule de Fort Boyard. Régulièrement durant le concert il casse violemment des chaises, ou s’explose des canettes de bière sur le crâne ou encore les ouvre avec les dents. Musicalement pas exceptionnel, malgré que certains titres sont mélangés à des aires traditionnels russes. Mais le jeu de scène vaut le détour.





Après, nous allons voir Kultur Shock à la scène Converse. C’est une fusion très subtile de chant balkan avec du métal. Musicalement, assez difficile d’accès. Je n’ai pas accroché. Je m’attendais plus à un truc gipsy Punk genre Gogol Bordello. Le groupe est composé de 6 musiciens : Chant trompette, violon, 2 guitares, basse et batterie. Bonne prestation du chanteur qui m’a fait penser dans son style et dans sa gestuelle au génie du dessin animé Aladin (en plus la plupart du temps l’éclairage était bleu). Au bout de 5 ou 6 chansons je quitte la salle, car je n’accroche vraiment pas. Puis, on va voir rapidement la frenchy Missill foutre le feu à la scène Meduza. Et enfin on va à la scène Arany Aszok voir un concert de reggae hongrois tranquille : Ladánybene 27.




Petit passage à Strasbourg, et j’en profite pour allé faire un tour au festival Lez’arts Scéniques de Selestat, beau petit village du fin fonds de l’Alsace. Une programmation à première vue assez musclée et virile. Je ne connais pas trop les groupes mais ça me semble intéressant. Les concerts se situent dans un genre de salle des fêtes, et le reste du festival (bar, stands, expos …) se trouvent autour. La faune est assez étrange. Beaucoup de punks. Ça va du punk ados en plein crise d’identité au vrai gros punk couvert de percing et de tatouages et qui a bien vécu. Pas mal de T-shirts noirs avec des têtes de morts et des noms de groupe dont je n’ai jamais entendu parlé. Un public en grande majorité masculin et pas mal d’allemands aussi. J’arrive au milieu du concert de Chapel Hill, country rock assez sombre. Je ne m’attarde pas trop...

Les Real McKenzies arrivent sur scène, portant le kilt, joyeux et décontractés en faisant des plaisanteries entre eux ou avec le public. Sur scène ils sont 6 : cornemuse, chant, 2 guitares, basse et batterie. Leur punk celtique, mélange de musique traditionnelle celtique et de punk rock déclenche les premiers pogos de la journée. Je croise dès la deuxième chanson, des gars au nez pissant le sang ou à l’œil explosé. On pense à Dropkick Murphy’s mais au bout d’un moment on a quand même un sentiment que c’est toujours la même chose. Cela dit, ça reste un groupe sympathique qui se donne à fond sur scène.

The Real McEnzies - The Night the Lights Went Out :


Pour Pigalle, je m’attendais a un concert plus tranquille où je pourrais me mettre proche de la barrière pour prendre des petites vidéos dignes de ce nom. Il n’en était rien. Beaucoup de fans étaient là, et ont crées des pogos monstrueux dès le début du concert. L’imposant François Hadji-Lazaro avec son charisme et sa troupe ont bien foutu le feu avec leurs chansons rock et punk. L’ex Garçon-Boucher change d’instrument à chaque chanson : vièle, cornemuse, accordéon, guitare, violon, banjo … Il est accompagné d’ancien garçons bouchers et autres acolytes. On passe de la chanson punk, au celtique, en passant par le ska, le reggae ou la valse. Le chanteur raconte une petite histoire avant chaque morceau pour mettre le spectateur dans l’ambiance et pour qu'il apprécie les paroles. Dans l’ensemble les chansons étaient assez calmes, mais ça n’a pas empêché le public de se déchaîner dans des pogos énormes. Ils ont joué, entre autres : La Banquise, Marie la Rouquine, Les lettres de l’autoroute, l’Eboueur, le Chaland, Sophie de Nantes, Rascal et Ronan, La Patate et Faudrait jeter les vieux, titres sortit du tiroir des Garçons Bouchers.

Pigale - Les Vieux :


Vient le tour de The Reverend Horton Heat avec son mélange de punk, de rockabilly et de country. Le groupe est composé seulement de 3 membres : le chanteur guitariste, le contrebassiste et le batteur. Le groupe a fait du chemin et existe depuis plus de vingt ans. Dans la fosse, une variété de punks (rockab) que je ne connaissais pas, fait son apparition. Des gars au style vestimentaire rock’n roll tout droit sortis de Cry-Baby (film avec Johnny Deep). Coupe de cheveux rasé sur les côtés avec, soit une sorte de banane, soit les cheveux longs ramenés en arrière, et en général pas mal de tatouages. Je voulais faire un petit tour dans la fosse pour ce concert là, mais je me suis vite ravisé quand j’ai vu la violence des pogos que généraient ces gars là. Coups de poing et coups de coude étaient de rigueur. Sinon, côté scène, le concert était correct. Je ne connaissais pas du tout ce groupe. Certes, le jeux de scène était un peu statique, mais la musique était assez entraînante et une bonne maîtrise des instruments. Le chanteur fait un peu penser à Johnny Cash faisant du punk. Toutefois, le jeux de lumières rouge et obscures, le nom et le style du groupe, les chansons sombres et les gars qui se foutent sur la gueule devant la scène dégagent une atmosphère particulière que je jugerai un peu malsaine à mon goût.

The Reverend Horton Heat :



Dans un style plus léger, arrive les Toy Dolls. Ne connaissant pas grand chose du groupe, seulement qu’il existe depuis près de 30 ans, je m’attendais à une bande de vieux punks croûlant, jouant uniquement pour pouvoir payer la retraite (je pense aux Sex Pistols). Et j’ai donc était assez surpris quand j’ai vu les 3 compères arrivés en courant sur la scène avec leur lunette style futuroscope. Le groupe à la pêche sur scène. Le guitariste et le bassiste sautent et courent dans tous les sens. Ils enchaînent aussi bien les jeux de scène que les titres de punk fun et débridés. Le chanteur guitariste avec sa drôle de voix de canard, n’arrête pas de sortir des blagues débiles. On a droit au strip-tease des musiciens, une énorme bouteille de champagne gonflable jetant des confettis, un déguisement de Elvis, de diable, des reprises de Pink Panther, de Wipeout et de Oh When the Saints en version punk. 1h15 de concert à fond et sans répits. Dans la fosse, dès le début c’est l’effervescence. Les pogos sont plus abordables mais d’autant plus énormes. Il fait très chaud dans la salle. Beaucoup de monde sont torse nus et la sueur coule. Un concert à cent à l’heure.


The Toy Dolls - Wipeout (punk cover) :



Avant dernier groupe et aussi tête d’affiche de la soirée, le groupe Apocalyptica débarque sur la scène de Sélestat. Les punks sortent pour compter leurs bleus et laissent place aux gothiques qui font leur apparition et qui s’empressent de se coller à la barrière de sécurité. Le public est plus jeune et plus féminin. Le groupe décore la scène d’énormes têtes de morts en cartons. Chaque tête correspondant à l’emplacement de chaque violoncelliste. Le groupe finlandais est composé de quatre violoncellistes et d’un batteur. Je suis vraiment impressionné par le son qu’arrive à produire le groupe avec leur instrument. Ils font le même son qu’un groupe de heavy métal de métal classique. De plus, ils ont un excellent jeux de scène. De ce que j’ai vu, ils ont fait des reprises de Sepultura et Metallica. Je ne reste pas. Ce n’est pas mon genre de musique, même si la prestation du groupe etait excellente.