Dernière journée au Printemps de Bourges et direction le Phoenix pour le concert de clôture du festival.

Premier groupe : les très prometteurs Caravan Palace. Aucun album de sortit et déjà sur la grande scène du Printemps de Bourges. Difficile de faire les première parties devant un public à peine remis de sa gueule de bois de la veille et commençant tout juste sa digestion. Pourtant, ils sont parvenus a bien chauffer la salle. On a reconnu tous les titres se trouvant en libre écoute sur leur site Myspace. Quand on écoute Caravan Palace, ça semble si évident. On se demande pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Un mariage parfait entre du jazz et swing manouche combiné à de l'electro boosté sans virer dans le commercial et tout en gardant la classe du jazz. Django Reinhardt rencontrant les Daft Punk. La chanteuse, le violoniste et le saxophoniste/clarinettiste sautaient dans tous les sens et n'arrêtaient pas de relancer le public. Le groupe était beaucoup plus à fond que quand je les avais vu au Café de la Danse. Faut dire que c'était complet et qu'ils n'avaient rien à prouver devant un public déjà à genoux pour eux. Là, ils avaient tout à prouver et se faire un nom devant les quelques 5000 personnes les découvrant. Et vu les quelques commentaires que j'ai pu entendre après le concert, je crois qu'ils ont gagné le pari haut la main.

Puis vient le tour de Ridan. Première fois que je le vois en concert, et très surpris par l'interprétation des chansons. Sur les albums les titres sont assez calmes. Mais en concert, ils sont beaucoup plus rapides et dansant. Je n'aurais jamais cru que je mouillerai le maillot à ce concert. Ridan très engagé et très proche du public, n'hésite pas à plaisanter, à faire lever le public des tribunes et à faire sauter toute la salle. Agréablement surpris par sa prestation, ça m'a permis de redécouvrir ses chansons. Dans l'ordre : Partie de golf, 60 million d'amis, Ullyse avec le refrain repris en chœur par le public, Objectif terre, Le quotidien d'un maghrébin et Rentre chez toi.

Ce samedi soir au Printemps de Bourges, sous le chapiteau du Phoenix, programmation très hétéroclite avec du punk (Gogol Bordello et The Hives) et de l'électro (Justice et Vitalic). Pour ma part j'étais seulement intéressé par les groupes Punk.

Le groupe Blood Red Shoes commence les festivités. Un genre d'electro rock avec une guitariste au chant et un batteur également au chant. Pas trop mon genre de son, et d'un point de vue scénique y a pas grand chose à voir. La fille ne bouge pas d'un pouce. Pas vu la fin du concert, suis allé au bar, ça semblait plus intéressant.

Ovni parmi les groupes annoncés pour cette soirée Slim (quoique la chanteur était en collant vert à rayures) Gogol Bordello arrive sur scène pour, comme son nom l'indique, foutre le bordel. Et il ne fut nullement décevant. Dès la première accélération de Ultimate, tous les couples enlacés situés devant la scène ainsi que les jeunes minets avec leur Slim et leurs belles chaussures polies se sont vite fait expédier pour laisser la place aux gros furieux. Le groupe enchaine direct par le tube Not a Crime pour faire sauter toute une salle euphorique de voir enfin quelque chose qui bouge. Puis on a droit a l'endiablé Never Young suivi de 60s revolution accompagné des deux nymphettes du groupe aux chœurs. Puis on calme le jeu avec Tribal Connection, excellent reggae accompagné d'un invité rasta qui ne s'est pas présenté. Ensuite Wonderlust King, et le tube Start Wearing Purple repris en chœur par les fans. Et enfin Think Locally Fuck Globally avec les deux filles déchainées du groupe munies d'une grosse caisse et de cymbales et le chanteur faisant des percussions sur un vieux seaux à sable. Un concert court (40 minutes) mais super efficace devant un public découvrant les ravages du gipsy punk en action.

Ensuite arrive les non moins turbulents et mégalos The Hives. Une intro avec A Stroll Through Hive Manor Corridors et apparition du nom du groupe en rouge faisant hurler la foule. Enorme raz de marée dans la salle dès les premières riffs de guitares. N'ayant pas trop de temps, the Hives ont fait très vite et joués tous leurs tubes. Entre autres : You got it all ... wrong, Try it again, Hate To Say I Told You So, You Dress Up For Armageddon, Walk, Idiot Walk, l'incontournable Tick Tick Boom et fin de spectacle avec Return The Favour. Un concert chaud, sale et humide comme disent les Wampas. Un bon son garage punk à l'ancienne. Des pogos bien violents et une super ambiance. Le chanteur, petit blond à la gueule d'ange et véritable boule d'énergie, ne tient pas en place plus d'une seconde et entre deux chansons harangue une foule conquise avec des répliques comme "Vive The Hives", "The Hives est le meilleur groupe du monde" ou "The Black & White album est le meilleur album du monde". Rôle de mégalo qu'aime se donner le chanteur qui rajoute au charme de ce super groupe qu'on peut déjà considérer comme des rock stars. J'ai beau les avoir déjà vu deux fois en concert, à chaque fois on reste impressionné par l'énergie que dégage le groupe.

Après la tornade the Hives place à l'électro. La grosse tête d'affiche de la soirée, voir même du festival : le groupe français Justice. Autant dire tout de suite, ce n'est pas du tout mon style de musique. J'ai quand même pris le temps de regarder un peu le show de ce fameux groupe dont tout le monde parle. Ça fait penser à Daft Punk ou aux Chemical Brocthers (que j'ai vu au sziget). Un son énorme qui fait vibrer le public. Bon, après ça reste deux gars qui bougent la tête énergiquement derrière une grosse croix blanche. En tout cas, le public était très enthousiaste. Je n'ai pas vu la fin du concert et pas vu non plus Vitalic.

Ensuite, suis allé terminer la soirée au Sancerre pour voir les Beeleska, groupe de ska punk festif sautillant. Même public que hier soir à part qu'ils étaient plus nombreux et encore plus bourrés. Le son était complètement pourri et un bordel permanent devant la scène. On est pas resté longtemps. C'est dommage car le groupe assurait bien sur scène avec un chanteur bien motivé et le reste du groupe déguisé. Mais bon j'entendais rien et impossible d'aller devant. Dès que j'ai l'occasion j'irai les voir dans une vrai salle. Je leur dit à bientôt.



Je me suis permis de rajouter quelques photos du site du Printemps de Bourges.

Finalement, je me suis débarrassé de mes places de Tiken Jah Fakoly et Groundation pour le Printemps de Bourges. J'ai acheté les places un peu sur un coup de tête et me suis rendu compte que sur les cinq groupes proposés, seulement Tiken Jah Fakoly m'intéressait. Et de plus, la programmation du festival off est pour moi, dix fois plus attractive et bien sûr, moins cher puisque tout les concerts sont gratuits. Donc, places vendues en moins de deux minutes à l'entrée de la salle à des mecs louches.

Direction les rues piétonnes du vieux Bourges, devant Le Sancerre pour voir le premier concert assuré par les Fizcus groupe énervé de ska punk. Musicalement pas exceptionnel ni révolutionnaire mais groupe de scène par excellence qui a été très convaincant à faire bouger un public pas encore très chaud sous une pluie fine. Une section cuivre très présente et efficace. Le groupe saute dans tous les sens et j'ai du mal à les prendre en photos. On sent que le groupe est à l'étroit sur la petite scène du Sancerre. Le groupe fait un ska-punk matinée de reggae ou hip-hop. Efficace pour attirer l'attention des différents passants. Le groupe termine par le titre l'Empereur Tomato Ketchup qui déclenche un ultime pogo furieux et un slam du chanteur devant les passants incrédules. Les Fizcus laisse un public chaud comme la braise et déjà bien enivré.

Vient le deuxième groupe Chemempa faisant une démonstration de son ska festif. Beaucoup plus léger et plus professionnel que la précédente troupe. Chemempa a déjà un album tout récent a son actif. Au devant de la scène, le groupe est composé d'un chanteur guitariste/percussionniste, d'un trombone/clarinette et d'une flute traversière. Au second rang on retrouve batterie, guitare et basse. Devant un public complètement éméché le groupe n'avait pas trop de soucis à se faire concernant l'ambiance pour le concert. Le style de musique de Chemempa est très varié : du ska, du reggae, du funk, de la salsa, le tout restant bien énergique. Des textes drôles, un chanteur percutant par sa voix et son humour constant. Les chansons festives s'enchainent de même que les pogos qui deviennent de plus en plus incontrôlables. Il est de plus en plus difficile de rester devant la scène et bientôt les barrières de sécurité entre la scène et la fosse sont totalement défoncées et ne servent plus à rien. Les gens complètement ivres tombent comme des mouches et ça en devient comique. Le groupe termine par une excellente reprise de la Mano Negra, Madame Oscar.

Une excellente soirée un peu gâchée par la pluie et le froid, mais je reste sans aucun regret pour mon choix de revendre mes places de reggae.






En première partie, le groupe Transglobal Underground propose des sonorités orientales/indiennes avec percusions sur fond de drum & bass. Ca bouge bien. Il est impossible de ne pas penser à Asian Dub Foundation. Mais le groupe à tout de même sa propre personnalité. Un groupe convaincant ayant sa place dans la soirée et ayant bien joué son rôle de chauffeur de salle.
Watcha Clan, c'est une invitation au voyage et à l'ouverture des frontières. Ce soir, à la Maroquinerie, le groupe nous à fait voyager des pays des balkans en passant par l'Algérie et le Maroc pour arriver à l'Afrique ancestrale et revenir en Espagne avec une escale en Jamaïque. Le son de Watcha Clan n'a pas de limite et lève les frontières entre les pays. Une fusion parfaite entre les sonorités de différentes cultures à la sauce jungle.
Le groupe est composé d'une chanteuse, d'un dj multi instrumentiste, un bassite/guitariste et un chanteur guitariste présent seulement sur quelques morceaux. Mais, tout le show se concentre surtout la chanteuse du Watcha Clan. Sista Ka a une présence unique sur scène. C'est la première fois que je vois le groupe sur scène et je dois reconnaitre que je suis totalement bluffé par sa prestation scénique. La chanteuse avec son sourire généreux et son style rastafarai a un charisme impressionnant et une énergie contagieuse. A elle toute seule elle enflamme la salle. On est hypnotisé par sa danse fluide et ultra-dynamique et entraine avec elle toute une salle dans une transe surchauffée.
Les morceaux qui m'ont marqué : Tchiribim, Limu, Goumari, l'excellent Balkan Qoulou, Eli et Larshuma. Les morceaux sont beaucoup plus boostés que sur les albums. Je remarque aussi que sur les albums il y avait une voix masculine avec un fort accent marseillais et là sur scène, je n'ai pas vu de chanteur masculin correspondant à cette voix.
Un groupe unique vraiment sympathique avec une envie de partager un mélange de cultures. Un groupe indépendant que je conseille vivement à voir sur scène. Et gros big up à la chanteuse qui assure vraiment sur scène.





Une chose qui mérite vraiment le respect chez Massilia Sound System, c'est leur expérience pour chauffer une salle. Après une première partie plus que médiocre et devant un public à peine tiède, Massilia est parvenu comme à son habitude à foutre le oai partout.
Un concert en deux mi_temps. La première, destinée entièrement au dernier album Oai e Libertad. Dernier album vraiment remarquable. Largement meilleur que le précédent qui laissait vraiment à désirer et surement l'un des meilleurs et les plus aboutis du groupe. Il semblerait que le fait de laisser place un temps à leurs projets solo (Oai Star et Moussu T e lei Jovents) leur ai fait du bien d'un point de vue inspiration une fois re-réunis.
Puis une seconde période avec tous les classiques qui ont fait la réputation scénique du groupe : la distribution du Pastaga au public, Commando Fada, Interdit aux conos, Pauvre de nous, Jovent, Qu'elle est bleue, Le Oai, et la farandole sur Tuba la pipa. Comment Massilia après tant d'années continue à avoir autant de succès notamment chez les jeunes générations ? Simple : très proche du public et le reggae, c'est inter-générations.
Un concert très plaisant dans une petite salle. Les ayant déjà vu à deux reprises dans l'énorme Phoenix du Printemps de Bourges, j'apprécie le fait d'avoir de la place pour danser à mon aise tout en étant assez prêt pour savourer le spectacle et prendre son verre de pastis généreusement offert. On regrettera l'absence de Lux B, l'homme à l'Hygiaphone, qui semble n'avoir pu suivre la tournée pour des raisons médicales.


Archive-Host

Archive-Host est un service de stockage de fichiers sur un serveur sécurisé distant par internet. L'intérêt de cet hébergeur est qu'il propose une interface pour permettre la diffusion du fichier selon son type. Ainsi, on peut partager son média si c'est un mp3 ou une vidéo (wmv, mov, swf ou flv) par le biais d'un lecteur (lecture automatique ou non). Dommage qu'on ne puisse appliquer un style CSS sur les lecteurs. On peut permettre le téléchargement du fichier avec ou sans compteur. Les interfaces sont très simples et intuitives. Archive-Host propose un compte gratuit de 100 Mo sur inscription, ce qui est suffisant pour un simple blog sans prétention. Ensuite, les offres sont largement abordables pour les gros sites : 1€/mois 1Go, 2€ 5Go et 3€ 10Go. Enfin, on a la possibilité de se connecter en FTP sur le compte, mais seulement sous condition d'offre payante. Au final, un bon hébergeur gratuit illimité en temps, très pratique pour le partage de média en communauté réduite.





Concert de Mad Caddies au Trabendo. Groupe Californien présentant son nouvel opus. Salle pas comble due surement au fait que c'est lundi soir, mais public très motivé malgré tout. Pas trop eu le temps d'écouter leur dernier album, mais d'après ce que j'ai pu voir sur scène, ça reste dans la même veine que les deux précédents albums. Les morceaux s'enchainent rapidement alternant entre ska punk et reggae. Concert rapide et formaté. Des californiens visiblement assez pressé d'en finir.

Après avoir raté les Ogres de Barback à lors de leur dernier passage à Paris au Grand Rex, je ne pouvais que me jeter sur la billetterie quand j'ai su qu'ils faisaient à nouveau un passage dans la capitale. Et pas un, ni deux, mais trois concerts à la suite dans la mythique salle de l'Olympia Bruno Coquatrix.
Première surprise, à l'entrée on annonce que le concert va être filmé en vue de la production d'un futur DVD. Ca, c'est bon signe, ça veut dire que le groupe va mettre les petits plats dans les grands et nous sortir le grand jeu pour ce soir.
En première partie, nous retrouvons les deux frères Mouss et Hakim, présentant leur nouveaux groupes Origines Controlées. Le groupe faisant ou reprenant des aires algéro-français. Je trouve que Origines Contrôlées est beaucoup mieux que leur précédent groupe Mouss & Hakin. Ça leur correspond mieux et je les trouve plus à l'aise. En tout cas, c'est le groupe parfait pour chauffer une salle. Cette dernière est archi-pleine, et impossible de s'approcher au plus pret de la scène. Idem pour le bar à l'extérieur de la salle. Impossible de se faire servir une mousse.
Quand on voit la scène et son décor, on ne peut penser qu'au Triplettes de Belleville. Une étrange tour composée de ferraille et d'instruments surplombe la scène. Les quatre frères et sœurs arrivents sur scènes. Les deux filles attendent un heureux événement. Le concert commence, Fredo annonce un concert de 2h30 de "chansons tristes". Le groupe a une grosse présence sur scène. Malgré le fait d'être seulement quatre, on a souvent l'impression d'avoir un orchestre entier en face de nous. Les chansons s'enchainent, entrecoupées par une petite histoire racontée par Fredo pour introduire la suivante. Impossible de se rappeler de tous les titres joués, mais on y retrouve la plupart de ceux présents sur les deux derniers live et du DVD des 10 ans ainsi que ceux du nouvel album. Certaines chansons sont exclusivement jouées avec quatre guitares, ou bien quatre accordéons, quatre cuivres ou encore quatre instrument à cordes frottées. On notera aussi la participation de Mouss & Hakin sur 3-0. Les Ogres aiment aussi les nouvelles technologies avec l'enregistrement en direct d'un air et qui par la suite tourne en boucle, ce qui permet d'avoir au final un morceau composé de multiples instruments.
La scène se vide de son décor en même temps que le concert évolue. Pour le rappel, on nous projette une vidéo défendant la cause des sans papiers et enchainant sur un morceau purement électro avec vidéo expérimentale. Puis, nous avons eu droit a la présence d'un invité d'honneur : Manu Chao himself accompagné du guitariste du Radio Bemba, provoquant un joli bordel dans la fosse. Il joua trois titres pour faire la promo de son dernier album. Dommage, j'aurais préférai qu'il joue des titres des Ogres, vu que c'était leurs soirées. Mais bon, c'est quand même une jolie surprise. Les titres Salut à vous et le célèbre Salut à toi des béru fait monter encore la température de la salle de quelques degrés. Enfin, les Ogres de Barback reviennent sur une scène nue avec chacun une marionnette à leur image jouant un instrument sur le morceau Rue de Paname chanté en chœur par le public. Gros moment d'émotion.
Un concert riche en poésie et en surprises. Merci les Ogres pour cette superbe soirée.





Environ tous les deux ans, Dropkick Murphy's nous sort une nouvelle galette de punk celtic from Brooklyn New York, suivit d'une tournée mondiale. Jusqu'à présent, ils ont fait un sans faute sur les 4 derniers albums. Sur le dernier cru on perçoit un essoufflement et un début de manque d'inspiration. L'album est sans surprise. Le filon commence à s'épuiser. Toutefois, de très bonne reprises d'air traditionnel irlandais en version punk et une pèche présente sur chaque morceau.
C'est au Bataclan devant une salle affichant complet et un publique surchauffé que les fils spirituels des Pogues ont présenté leur nouvel album. Un concert brut et efficace. Du punk, du vrai. Ce fut une soirée très virile composée de bruit, de sueur, de muscles tatoués, de punks, de skins et de doc marteens, le tout arrosé de bière. J'ai les jambes et le dos couvert de bleus. Merci à tous les gars qui donnent des coups de poings et des coups de coudes à l'aveuglette.